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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 14:01

Extrait de l'article de Michel Kemper publié sur le site Nos enchanteurs :

Une rue Colette Magny ? C’est le Conseil de quartier Pont-de-Flandre, dans le nord du 19e arrondissement de Paris, là où se trouvaient les anciens abattoirs de la Ville, qui vient de prendre cette décision, en même temps qu’ont été rebaptisées les artères attenantes en rue Bernard-Têtu (du nom d’un médecin généraliste ayant jadis exercé ici) et rue Henri-Verneuil, le réalisateur de La vache et le prisonnier et de Week-end à Zuydcoote.

La Magny ! Un nom qui semble sortir, non du néant, mais du total oubli. Une que l’administration des Postes ne risque pas de retenir pour illustrer un timbre – pas assez consensuelle, la Magny ! – mais qu’un Conseil de quartier a retenu pour la postérité.
 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:56

coffretLA.jpgA l'occasion de la parution d'un coffret hommage à Louis Aragon, 30e anniversaire de sa mort, on retrouve une chanson de Colette Magny.

Un coffret de 6 disques avec des poèmes chantés par Colette Magny, Maya, Monique Morelli, Martine Sarri, Catherine Sauvage, Francesca Solleville, Annick Cisaruk, Jacques Bertin, Jacques Douai, Michel Maestro,James Ollivier, Marc Ogeret…

Plus d'info : http://www.editions-eponymes.fr/louis_aragon-hommage__p122929.html

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:42

Extrait du compte-rendu du Conseil de quartier Pont de Flandre :

 

Changement d’adresse à la résidence Michelet

Les noms des trois nouvelles rues ont été choisis par les habitants de la résidence dans une concertation organisée par la Mairie. Les noms plébiscités sont :
- Rue Henri Verneuil : réalisateur et scénariste de cinéma
- Rue Bernard Têtu : médecin généraliste ayant exercé dans la résidence Michelet dès sa construction
- Rue Colette Magny : chanteuse auteur-compositeur longtemps habitante de l’avenue de Flandre.

Ci-dessous le plan du quartier avec la localisation et la mise en évidence des 3 nouvelles rues (rue Henri Verneuil, rue Colette Magny, rue Bernard Têtu) et les nouvelles adresses des bâtiments :

rue-Magny.jpg

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 16:14

maitron.jpgLe tome 8 du Maitron (dictionnaire biographique du mouvement ouvrier / mouvement social) est annoncé pour le mois de novembre 2012.


Ce huitième volume de la 5e période – dans la série qui comportera douze tomes ; comprenant chacun un volume papier réunissant plus de 400 biographies et qui offre l’accès gratuit à la totalité du site maitron-en-ligne ; couvrira les lettres Lem à Mel.


Ainsi, dans ce nouveau tome seront présentées les biographies de syndicalistes comme Edmond Maire ou Léon Matarasso, de résistants comme Missak Manouchian ou Arthur London, d’hommes politiques français comme Georges Marchais, Gilles Martinet ou Pierre Mauroy, de femmes engagées comme Maria Antonietta Macciocchi ou Colette Magny, d’historiens comme Emmanuel Leroy Ladurie ou Claude Liauzu, d’écrivains tels que François Mauriac ou Jean-François Lyotard, de cinéastes comme Chris Marker…

 

Plus d'information pour commander : cliquez ici

 

 

 

 

 

 

 

MAGNY Colette, Marie, Armande, Eugénie

 

Née le 31 octobre 1926 à Paris, morte le 12 juin 1997 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) ; auteur-compositeur-interprète ; figure majeure de la chanson engagée dans les années 1960-1980.


Fille de Georges Magny (né le 7 octobre 1874 à Épineau-les-Voves, Yonne), commis-épicier, chef de rayon, contremaître (goûteur de vins et de fromages) et de Fernande Collas (née le 23 août 1891 à Montmorillon, Vienne), sensible aux pratiques artistiques (théâtre notamment), Colette Magny fut élevée à Paris (XIVe arr.) dans l’aisance jusqu’aux revers professionnels de son père. La famille s’installa trois ans à Reims, puis à Boulogne-Billancourt, son père étant directeur de la coopérative alimentaire de Renault. À la mort de Georges Magny, Fernande travailla comme caissière et commença étonnamment, et avec réussite, une carrière d’actrice de théâtre.
Secrétaire dactylo bilingue pour l’OCDE, à Paris, gênée par une obésité précoce, Colette Magny, encouragée par Claude Luther, trouva dans le jazz et dans le répertoire des chanteuses noires la possibilité de mettre en valeur une voix exceptionnelle. Elle quitta au bout de quinze ans son travail et commença à chanter en anglais dans les cabarets de la Rive Gauche, notamment au Cabaret de la Contrescarpe, en s’accompagnant à la guitare. Elle y admira Francesca Solleville chantant Merde à Vauban de Léo Ferré ; elle y rencontra François Tusques, musicien de free-jazz, un temps son complice musical.
Éveillée à la politique par la Guerre d’Algérie, notamment par un violent affrontement, survenu en 1962 devant son domicile, rue de Grenelle, entre partisans de l’Algérie française et des Algériens, elle appuya les milieux anticolonialistes.
La télévision lui donna une notoriété dans le cadre du conservatoire de Mireille et, en 1963, le succès de sa chanson Mélocoton, enregistrée chez CBS, la propulsa au hit-parade. Elle assura la première partie de Sylvie Vartan à l’Olympia. Mais, dotée d’un tempérament exigeant et fougueux, elle ne se satisfaisait pas de cette percée. Refusant de chanter à nouveau Mélocoton, comme de se spécialiser dans les standards américains, comme Saint James Infirmary, répertoire où elle excellait, elle s’orienta vers des textes poétiques français (Victor Hugo, dont une belle évocation de la classe ouvrière [Les Tuileries], Arthur Rimbaut, Max Jacob, Tristan Tzara, Rainer Maria Rilke, Louis Aragon, Antonio Machado) et des citations politiques, faisant des collages de textes (dont ceux de Jean-Paul Sartre), chantant la Révolution cubaine, tout en utilisant les sonorités du jazz. Sa maison de disques américaine, CBS (qui avait racheté son premier éditeur : Odéon), accueillit mal cette œuvre unique et remarquable. Lorsque le représentant de la maison de disque lui dit « ce Sartre est un communiste », elle lui aurait, selon son témoignage, renversé son bureau sur les jambes. Accueillie à Chant du Monde, un éditeur proche du Parti communiste où elle y connut une grande liberté pour faire une œuvre hors norme puisant dans le free-jazz et la musique classique, avec des textes très personnels. Si elle eut une audience considérable dans les milieux militants, les médias la boudèrent. Elle appartint, un temps court au Parti communiste, sans perdre son esprit critique, mais c’est dans la mouvance du mouvement critique de 1968 qu’elle se reconnut. Son Vietnam 67, bissé lors de sa première présentation au TNP, lui valut une grande popularité dans la jeunesse engagée.
Son concierge, originaire du Nord lui fit découvrir le milieu populaire des bassins miniers, expérience qui l’inspira. Elle chanta à la fête de l’Humanité, à la fête du PSU, dans les Maisons des jeunes et de la culture, dans les usines en grève… Son humour, son auto-dérision facilitèrent des coopérations artistiques diverses, par exemple avec le peintre Ernest Pignon-Ernest. Elle chanta les Femmes en lutte avec Catherine Ribéro, fut acclamée par les gauchistes au rythme de son Répression répression (1972) mais se méfia de la pression des militants et ne seclia à aucune chapelle. Avec Anne-Marie Fijal, la musique garda une place importante dans ses productions. En 1991, dans Kevork, elle évoqua les injustices et le péril écologique. Sa production fut de plus en plus créative, originale, déroutante même. La télévision lui consacra quelques émissions où elle se montra souvent provocante.
Elle avait abandonné son petit appartement de la rue des Flandres et sa 2 CV pour le Rouergue, à Verfeil-sur-Seye (Tarn-et-Garonne) où elle fonda l’association culturelle Act’2. C’est toujours vers le monde populaire que son regard se tournait. « Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! » aimait dire cette artiste engagée.
Elle a abandonné les droits de son œuvre à la Fondation de France.  

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:56
Et ça crie, gémit, grogne et hurle
Et ça crie, gémit, grogne et hurle

Dans le livre "FREE FIGHT - This is our (new) thing"(Ed. Camion Blanc), Philippe Robert écrit au sujet de Guns baby guns de Colette Magny paru au Chant du Monde en 1972 :

Et ça crie, gémit, grogne et hurle. Et ça fait rage comme la classe ouvrière en colère s’exprimant d’une même voix. Et ça crépite tels les feux de la révolution. Et ça cherche à désosser le système… Ici on milite pour un peuple sans classes, à une époque où la presse, faut pas croire, faisait déjà le trottoir aux côtés de ceux qui détenaient le pouvoir. Faut pas faire l’idiot international, faut laisser circuler la majorité ironisait Colette Magny.

Répression aura été un album engagé comme peu l’ont alors été (ce qu’il continue d’être d’ailleurs). Répression aura été largement boudé en son temps, ne trouvant qu’un petit public par avance acquis à sa cause. Répression n’a étrangement jamais été réédité.

Sur scène Colette Magny laissait d’abord s’exprimer un trio constitué de François Tusques, Beb Guérin et Guem, avant d’entamer un tour de chant en duo avec le second, puis de proposer aux Panthères Noires de débouler. Les Panthères, sur Répression, ce sont Bernard Vitet, Juan Valoaz, François Tusques, Beb Guérin, Barre Philips et Noël McGhie. Brigitte Fontaine enregistra Comme à la radio avec l’Art Ensemble Of Chicago. Colette Magny réalisa quant à elle des disques avec certains des musiciens de free français s’étant illustrés au cours des sessions parisiennes du label BYG, mais aussi avec le Free Jazz Workshop (sur Transit), futur Workshop de Lyon.

L’initiation au free, Colette Magny la doit à François Tusques, Bernard Vitet et Beb Guérin. Ils lui firent écouter Albert Ayler, Frank Wright, Don Cherry, Alan Silva ou Sunny Murray, et grâce à eux, elle abandonna la traditionnelle structure couplet / refrain : elle reconnut dans le free un cri de révolte représentatif d’une période, selon elle, « génératrice d’angoisse ».

Répression met en musique, collectivement, une suite de textes-collages. A l’intérieur de la pochette sont croqués Bobby Seale, Eldridge Cleaver et Huey Newton dont les pamphlets sont plus ou moins repris sur des airs de marche obsessionnels rappelant parfois le meilleur de la première mouture du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden. Chez Colette Magny les chansons ne sont pas débitées en trois minutes, pour la radio ; au contraire sont-elles architecturées en de longues incantations progressivement gagnées par l’esprit de révolte.

Du genre :

« Babylone morose, mère de l’obscénité par tes B52, tes atrocités,

Géant tentaculaire, gendarme du monde,

Tes ballons de dollars on les crèvera,

Pieuvre en papier-monnaie, ton centre éclatera,

Tes tentacules on te les coupera.

BABYLONE U.S.A.

Les culs de la bourgeoisie twistent

Bientôt le talon de fer des classes dominantes ne sera plus que

BAVE-LAVE dans Babylone en flammes,

Babylone, fais gaffe à tes tentacules,

La démence déferle sur toi, les peuples se soulèvent,

La marée haute de la Révolution va balayer tes rivages.

Les nazis ont assassiné six millions de Juifs,

L’Amérique raciste, cinquante millions de Noirs,

Quatre siècles d’esclavage ç’en est assez.

GUNS BABY GUNS

La longue marche des indiens CHEROKEE sur la « piste des larmes »,

Dépossédés de leurs terres, massacrés,

Faisons taire les voix de la prudence :

Les cris de notre souffrance guideront nos actions,

Il y a une différence considérable entre trente millions de Noirs désarmés

Et trente millions de Noirs armés jusqu’aux dents.

CHEROKEE CHEROKEE GET GUNS AND BE FREE »

Répression fut censuré par l’O.R.T.F. en un temps où Marchais et Krivine arrivaient parfois à dire des choses en direct à la télé. Colette Magny n’en eut pas l’occasion. Pas plus qu’elle n’obtint du Ministère aux Affaires Culturelles sa licence de musicienne ambulante qui lui aurait permis de chanter dans les jardins publics.

Et ça crie, gémit, grogne et hurle

Colette Magny interprète Répression (version 1983)

Babylone USA - Colette Magny

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:48

Extrait de « Le Chant du monde : une firme discographique au service du progressisme (1945-1980) », de Michèle Alten,  publié sur ILCEA

Lorsque paraît le disque connu sous le nom de sa première chanson, « Vietnam 67 », la critique unanime, du Figaro à l’Humanité et au magazine Diapason, salue l’originalité créatrice de l’auteur-compositeur-interprète Colette Magny. Trois qualités majeures lui sont reconnues : l’inventivité de ses textes, souvent composés de collages et de citations littéraires ou philosophiques, l’audace de ses musiques, inspirées du free-jazz, et enfin la qualité de sa voix, comparable à celle des chanteuses de blues noires américaines. Là s’arrête le consensus. En effet la force contestataire du disque ne permet aucun accommodement idéologique (Magny, 1967). Les messages sont virulents et mêlent dénonciation et confiance dans la révolution. Chaque chanson possède une spécificité d’écriture textuelle et musicale qui constitue la richesse de l’album. Et à l’intérieur même de chaque chanson, plusieurs styles se marient. Le parlé-chanté, utilisé pour la proclamation des messages didactiques, se mêle souvent à des musiques aux allures de ritournelle, utilisées pour le développement argumentaire. Lorsqu’elle défend le combat des ouvriers de Saint-Nazaire, Colette Magny joue sur deux registres contrastés : l’appel à la mobilisation s’exprime par un cri tandis qu’un rythme de valse évoque les marées noires bretonnes et la vie des ouvriers du port. Le titre « Choisis ton opium » apparaît comme un clin d’œil à la musique de gospel. Le refrain, à la pulsation très marquée, contraste avec les couplets, faits d’un jeu de citations, exprimant la supériorité intellectuelle du marxisme. La chanson de dénonciation la plus noire met en scène la détresse d’une jeunesse confrontée à un monde inhumain et elle se termine par l’espoir incarné par la révolution cubaine. L’héroïsme des communistes vietnamiens est mis en scène dans une écriture musicale tendue qui culmine dans un salut au peuple combattant. Quant aux couches moyennes des pays industrialisés, elles sont invitées à rejoindre leurs alliés naturels, les exploités. Ici encore un contraste oppose l’adresse directe, martelée à l’interlocuteur et l’évocation de la prise de conscience sur une musique dansante aux effets vocalisants.

Par son mélange d’engagement idéologique et d’inventivité poétique et musicale, cet album est l’expression d’une contre-culture engagée et progressiste. Isolée sur la scène française, Colette Magny, qui enregistre sous le label Chant du Monde jusqu’en 1984, trouvera un lointain prolongement dans le travail de l’italienne Giovanna Marini. Publié également par le Chant du Monde, son groupe de femmes mêle radicalité politique et recherches vocales contemporaines (Marini, 1980). Dans sa Cantate de tous les jours, elle commente avec acidité la répression des manifestations, les migrations économiques et le fossé entre les exploités et les intellectuels. Mais à la fin des années 1970 la confiance dans l’avenir faiblit et le messianisme politique a vécu.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:02

Billet publié sur le blog "Chanson rebelle" et intitulé "Une demande d'aide de Pierre Pouveze pour continuer son film sur Colette Magny" : 

 
Pour aller "Sur les pas de Colette Magny", il n’est pas nécessaire de l’avoir rencontrée, mais ça peut être pour la rencontrer même si ce ne sera pas forcément physiquement – pour maintenant qu’elle est décédée, quoique par sa voix enregistrée.

Mais alors pourquoi la rencontrer ?

Pour moi la première fois, en 1963, à l’écoute «en aveugle» du disque 45 Tours 4 Titres Melocoton/Basin street blue, j’eus cette réaction : «Oh fan ! la chanteuse noire américaine !» avant de découvrir son teint blanc et laiteux et son visage poupon sur la pochette du disque.

Puis, en 1975, rencontre «de visu», en concert, sur la scène du Théâtre Toursky à Marseille : elle était seule sur scène, assise, sa guitare perdue entre ses bras, enrhumée, nous dit-elle. Ce fut le coup de foudre avec sa chanson Camarade-curé, et les voix du  Chœur des Prêtres Basques Gogor arrivant du fond de la scène, en bande-son, accompagnant son refrain : «Non je ne veux d'une civilisation comme celle-là !» dans un engagement que d’aucun dise paradoxal.

Ainsi, sans le savoir, j’étais sur ses pas.

Je pourrais continuer par 1983 et Colette offrant à mon ami Maurice son disque noir Jazzy/Titine, pour lui avoir prêté une guitare pour un concert improvisé dans le petit amphithéâtre du centre Léo Lagrange Ste Elisabeth à Marseille. Concert improvisé car elle était venu à Marseille non pour chanter mais pour participer à une Commission Handicap et Culture à l’hôpital de La Timone, je crois. Dans ce disque on redécouvre sa manière de chanter le standard de Billie Holliday, Strange fruit, et son engagement du côté des noirs américains avec l’hymne des Blacks Panthers The meeting, à un moment, après 1981 et le changement politique à un moment où elle pensait revenir simplement à la belle chanson…

En 1989, Télérama nous apprendra qu’elle lance un souscription pour son disque KEVORK, et avec mes amis de Chansons de l'événement nous lui passons commande et commençons une correspondance qui ne s’achèvera qu’avec son décès.

En 1996, le 22 Novembre, nous organiserons un concert Sur les pas de Colette Magny, au théâtre du Merlan, scène nationale, avec 3 heures et demi de chanson et de musique et une communication téléphonique avec Colette qui ne pouvait être des nôtres, déjà alitée…

Aussi, réalisant un film sur Colette Magny et son œuvre, je vous propose que nous allions Sur les pas de Colette Magny, en retrouvant tous les lieux où elle a pu chanter avec tous les éléments qu’on pourrait retrouver : dates, lieux, salles,  organisateurs, affiches, articles de presse, émission radio, télé, et/ou vos propres témoignages…

 

Vous pouvez contacter Pierre à cette adresse : prouveze.pierre@neuf.fr ou en lui téléphonant au 06.03.82.92.11. Merci l'ami Pierre pour cet énorme travail de fourmi afin de réaliser un film sur Colette, hélas trop tombée dans l'oubli.

 

Gérard Gorsse, Juin 2012

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 12:49

Témoignage paru dans L'Humanité du 27/03/2012 de Jeanne Puchol, auteur de bandes dessinées :

 

On inaugure ce mardi 27 mars une place Louis-Aragon 
à la pointe ouest de l’île Saint-Louis. Comment, aucune rue de la capitale ne portait encore le nom du poète ? Ah si, il y a une allée Aragon dans le jardin des Halles. Il faut croire que la restructuration de celui-ci 
ne conservera pas les promenades dédiées aux poètes. Voici donc Aragon recasé 
à deux pas de l’immeuble qu’habitait 
le héros de son roman Aurélien.
 
Romancier, journaliste, essayiste, Aragon fut tout cela ; pour moi, il reste avant tout un poète. Inoubliable Conscrit des cent villages, insurpassable Il n’y a pas d’amour heureux. 
La bonne poésie se reconnaît 
à ce qu’on la met facilement en musique. C’est le cas de celle d’Aragon, chantée par Ferrat et Ferré, par Brassens 
et tant d’autres, au premier rang desquels l’immense Colette Magny. Réécoutez sa voix unique sur Richard II quarante : « Ma patrie est comme une barque / Qu’abandonnèrent ses haleurs »
 
Que ces vers résonnent étrangement ! Ah oui, la barque France, qui prend bien l’eau ces derniers temps, attend d’autres haleurs. Avec quelle impatience… Rêvons, non d’un grand timonier, comme ricaneront les esprits chagrins, mais d’un bel équipage 
qui tiendrait collectivement la barre… Rêvons d’une VIe République ! 
Rêvons, mais d’abord résistons, 
ce que clament les Indignés de toute 
la planète.
 
Résistant s’il en fut, chantre 
de la résistance, Aragon prétendait qu’il chantait « pour passer le temps ». Aimable modestie. Aragon a donné 
son nom à d’innombrables rues, 
aux bâtiments les plus variés, 
il a maintenant une place à Paris. 
Il est question qu’une voie soit dédiée 
à Colette Magny. On lui doit bien ça. 
Je la laisse conclure, désabusée 
et clairvoyante : « Qu’est-ce qu’il 
ne faut pas faire pour se faire comprendre / 
Fallait que je vous dise tout ça / Maintenant laissez-moi travailler. »

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 17:15

Au centre Pompidou, à Paris, dans le cadre du Festival international de films documentaires, projection de "Colette Magny à Saint-Nazaire" de Marcel Trillat (12 minutes) le vendredi 30 mars 2012 à 18h45 au Cinéma 2

 

Combattants # 6
Le fonds audiovisuel Slon / Iskra
Cycle : Cinéma du réel 2012

En présence de Inger Servolin, Bruno Muel et Catherine Roudé

« Ceci n'est pas une séance de cinéma. Ce ne sont pas des films que nous allons voir. Depuis sa création en 1968 Slon/Iskra produit et distribue des films militants.
Au coeur de sa pratique, une interrogation sur la place du film dans les luttes, la popularisation des conflits par le cinéma et son propre rôle dans la diffusion internationale des films. Parfois anonymes, fragmentées, oubliées mais néanmoins conservées, ces bandes tirées des archives de la société de production réactivent des pratiques propres au cinéma militant de l'après 1968. » (Catherine Roudé)
"This is not a film screening. What we will see are not films. Since its creation in 1968 Slon/Iskra produces and distributes militant films. Central to its practice is a questioning on the place of film in struggles, on bringing conflict into the public eye through cinema and on its own role in international film distribution. Sometimes anonymous, fragmented, forgotten, but nonetheless conserved, these footages from the production company's archives revive the practices of post-1968 militant cinema." (Catherine Roudé)

- ON VOUS PARLE N°7 : ON VOUS PARLE DES DOM 20', 1971, France
- SLON 70 Slon 3', 1970', France
- KIRUNA Inger Servolin, René Vauti er 4', 1970, Suède
- COLETTE MAGNY À SAINT-NAZAIRE Marcel Trillat 12', France
- LE CALIGULA DES TROPIQUES 11', Haïti
- MONTRÉAL VIÊT-NAM 5', Canada
- CAMP BRIGADISTE MAPUTO 4', Mozambique
- CHANTS ANGOLA 4', Angola

Programmation suivie d'un débat

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 11:26

Lu sur Paris.fr :

 

Longtemps restées dans l'ombre, les femmes sont à leur tour mises à l'honneur. Leur nom fleurit enfin les rues, édifices, places... parisiennes. Depuis 2001, ce sont 24 femmes remarquables qui ont leur nom gravé et affiché au regard des passants. Leurs actions héroïques ou leurs talents ne seront pas oubliés.

 

Parmi elles :

 

Colette Magny

A donné son nom à la voie prévue dans le cadre de l’aménagement de la résidence Edmond Michelet et destinée à devenir publique, commençant  au n° 3 ter rue de Cambrai et finissant au n° 88 rue Curial (19e).

Colette Magny,(1926/1997), est une chanteuse et auteur-compositeur-interprète française. Appuyant sa voix grave sur des textes engagés, elle s'est très souvent préoccupée des problèmes de ce monde. Elle dénonce les injustices, les inhumanités et le péril écologique.

 

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