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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 20:22

Dans l'émission "Boomerang" d'Augustin Trapenard sur France Inter du 26/11/2016, la chanteuse Olivia Ruiz témoigne :

A. T. : "Qu'est-ce que c'est une belle voix pour vous ? Une voix que vous aimez entendre ?

Olivia Ruiz : Je pense à Colette Magny, là d'un coup.

A. T. : Ah Melocoton...

Olivia Ruiz : Ben justement, pour la petite anecdote, j'ai rencontré Mélocoton. J'ai jamais rien compris à ce morceau. J'adorais le chanter, j'adorais l'écouter mais par contre je ne comprenais rien. En fait, j'ai eu la réponse à cette question qui m'a tenue pendant 10 ans. Mélocoton, c'est un petit garçon qui est le neveu de Colette Magny. Et elle s'adresse à lui dans la chanson. Et en gros, il lui demande n'importe quoi et elle lui dit : ben non, viens, prends ma main et continuons à marcher. En gros, elle est en balade dans sa rue avec son petit neveu qu'elle surnomme Mélocoton... et qui est passé me voir à Chaillot [ndr : salle de concert où Olivia Ruiz donnait le spectacle Volver].

A. T. : qu'est-ce qu'il y a dans sa voix à Colette Magny ?

Olivia Ruiz : Une chaleur et en même temps beaucoup de souffrance. Un mélange entre rugosité, brisure et en même temps chaleur enveloppante.

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Published by Pierre Prouveze - dans Témoignage
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:48
De cabaret en cabaret

Lu sur le site de Jean-Marie Quiesse :

Le cabaret à chansons Le Virgule a ouvert ses portes à Caen (Calvados) en 1967 sous la direction artistique de Jean Marie Quiesse. Il a cessé officiellement de fonctionner en tant que Cabaret à chansons le 29 mai 1970. Luc Bérimont, poète et réalisateur de l'émission "La Fine Fleur de la chanson française" disait de cette expérience : Nous avons découvert Le Virgule, c'est une pépinière d'artistes, un exemple unique. Ils ont fait un travail considérable. Beaucoup des artistes de l'époque ont mené une très belle carrière [parmi lesquels Colette Magny]. De nombreux contacts ont eu lieu à l'époque avec "Les Baladins" d'Auray (puis celui de Nantes), et surtout avec l'autre cabaret caennais "La Prairie" ouvert par Jacques Lebouteiller et Serge Langeois. Serge a continué à assurer la programmation du Virgule pendant quelques temps après le départ de Jean Marie Quiesse.

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Évoquant ses débuts de chanteur, Jean-Marie Rivier précise : "Après plusieurs spectacles à Caen, au "Virgule" avec Jean-Marie Quiesse, je me suis retrouvé au cabaret "Les Baladins" à Auray pour le remplacer. Patrig Le Masson, le maître des lieux, m'a engagé pour y chanter les deux mois d'été et lorsque Patrig a ouvert le "Bâteau-Lavoir" à Nantes, il m'a demandé de faire l'ouverture. C'est là que j'ai vraiment appris mon métier et que j'ai rencontré de nombreux artistes comme Gilles Servat, Colette Magny, Roger Masson, Paul Barrrault, Jacques Serizier, Monique Morelli et bien d'autres..."

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Published by Claude Richard - dans Témoignage
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 06:28

A écouter l'émission de Radio Galère "Mets de Résistance" avec Benoît, Anne-Claude Jeandot et le témoignage de Pierre Prouvèze : cliquez ici 

 

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Published by Pierre Prouvèze - dans Témoignage
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 15:12

Urgent-Meeting.jpgExtrait de l'article de Jean-Jacques Birgé publié sur son blog sur Mediapart :

Dans le cadre du projet Urgent Meeting mené par le Drame, il y a vingt ans, "nous avions proposé à des musiciens d'horizons extrêmement divers de venir chez nous enregistrer une pièce sur un thème proposé au choix. D'habitude, on se rencontre pour jouer. Il s'agissait de jouer pour se rencontrer. On s'installait le matin, nous les invitions à déjeuner dans un bon restaurant et nous enregistrions ensemble l'après-midi. Trente-trois répondirent à notre invitation et non des moindres : Colette Magny, Raymond Boni, Geneviève Cabannes, Didier Malherbe, Michèle Buirette, Pablo Cueco, Youenn Le Berre, Michael Riessler, Laura Seaton, Mary Wooten, Jean Quarlier, François Tusques, Dominique Fonfrède, Michel Godard, Gérard Siracusa, Yves Robert, Denis Colin, Louis Sclavis, Vinko Globokar pour un premier CD, Brigitte Fontaine, Frank Royon Le Mée, Henri Texier, Valentin Clastrier, Joëlle Léandre, Michel Musseau, Stéphane Bonnet, Jean-Louis Chautemps, György Kurtag, Didier Petit, Luc Ferrari, Hélène Sage, Carlos Zingaro, René Lussier pour le second volume intitulé Opération Blow Up. La musique avait été un prétexte pour tenter de comprendre ce que signifie d'être musicien, de composer dans l'instant et d'appréhender sous des angles différents le monde où nous évoluons".

 

 

Dans un autre article posté sur son blog, évoquant Catherine Ribeiro, Jean-Jacques Birgé écrit :

 

Catherine Ribeiro était ma troisième voix, avec Brigitte Fontaine et Colette Magny. Sérieuse rockeuse en transe quand la fragile Brigitte et la solide Colette incarnaient le jazz, le free et un certain contempo qui ne trouverait jamais son nom. Tout cela n'était qu'illusion. Ces trois prêtresses marchaient toutes sur la corde raide, vocale, politique, lyrique, révolutionnaire, parfois tombaient, se relevaient toujours. Ces muses me donnèrent le courage de gueuler dans notre désert encombré. D'avoir joué avec les deux autres, j'oubliai celle qui hurlait le plus fort, de sa voix chaude de passionaria meurtrie, la plus psychédélique aussi.  [...] Colette est morte en 1997 ; il serait temps que la jeunesse la découvre. Catherine s'est fait discrète, ne retrouvant jamais la fougue de la sienne, avec ses rythmes envoûtants et les envolées électriques du cosmophone furieusement côte ouest. Seule Brigitte a survécu, renaissant de ses cendres il y a vingt ans. La persévérance garantit la persistance.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:02

Billet publié sur le blog "Chanson rebelle" et intitulé "Une demande d'aide de Pierre Pouveze pour continuer son film sur Colette Magny" : 

 
Pour aller "Sur les pas de Colette Magny", il n’est pas nécessaire de l’avoir rencontrée, mais ça peut être pour la rencontrer même si ce ne sera pas forcément physiquement – pour maintenant qu’elle est décédée, quoique par sa voix enregistrée.

Mais alors pourquoi la rencontrer ?

Pour moi la première fois, en 1963, à l’écoute «en aveugle» du disque 45 Tours 4 Titres Melocoton/Basin street blue, j’eus cette réaction : «Oh fan ! la chanteuse noire américaine !» avant de découvrir son teint blanc et laiteux et son visage poupon sur la pochette du disque.

Puis, en 1975, rencontre «de visu», en concert, sur la scène du Théâtre Toursky à Marseille : elle était seule sur scène, assise, sa guitare perdue entre ses bras, enrhumée, nous dit-elle. Ce fut le coup de foudre avec sa chanson Camarade-curé, et les voix du  Chœur des Prêtres Basques Gogor arrivant du fond de la scène, en bande-son, accompagnant son refrain : «Non je ne veux d'une civilisation comme celle-là !» dans un engagement que d’aucun dise paradoxal.

Ainsi, sans le savoir, j’étais sur ses pas.

Je pourrais continuer par 1983 et Colette offrant à mon ami Maurice son disque noir Jazzy/Titine, pour lui avoir prêté une guitare pour un concert improvisé dans le petit amphithéâtre du centre Léo Lagrange Ste Elisabeth à Marseille. Concert improvisé car elle était venu à Marseille non pour chanter mais pour participer à une Commission Handicap et Culture à l’hôpital de La Timone, je crois. Dans ce disque on redécouvre sa manière de chanter le standard de Billie Holliday, Strange fruit, et son engagement du côté des noirs américains avec l’hymne des Blacks Panthers The meeting, à un moment, après 1981 et le changement politique à un moment où elle pensait revenir simplement à la belle chanson…

En 1989, Télérama nous apprendra qu’elle lance un souscription pour son disque KEVORK, et avec mes amis de Chansons de l'événement nous lui passons commande et commençons une correspondance qui ne s’achèvera qu’avec son décès.

En 1996, le 22 Novembre, nous organiserons un concert Sur les pas de Colette Magny, au théâtre du Merlan, scène nationale, avec 3 heures et demi de chanson et de musique et une communication téléphonique avec Colette qui ne pouvait être des nôtres, déjà alitée…

Aussi, réalisant un film sur Colette Magny et son œuvre, je vous propose que nous allions Sur les pas de Colette Magny, en retrouvant tous les lieux où elle a pu chanter avec tous les éléments qu’on pourrait retrouver : dates, lieux, salles,  organisateurs, affiches, articles de presse, émission radio, télé, et/ou vos propres témoignages…

 

Vous pouvez contacter Pierre à cette adresse : prouveze.pierre@neuf.fr ou en lui téléphonant au 06.03.82.92.11. Merci l'ami Pierre pour cet énorme travail de fourmi afin de réaliser un film sur Colette, hélas trop tombée dans l'oubli.

 

Gérard Gorsse, Juin 2012

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 12:49

Témoignage paru dans L'Humanité du 27/03/2012 de Jeanne Puchol, auteur de bandes dessinées :

 

On inaugure ce mardi 27 mars une place Louis-Aragon 
à la pointe ouest de l’île Saint-Louis. Comment, aucune rue de la capitale ne portait encore le nom du poète ? Ah si, il y a une allée Aragon dans le jardin des Halles. Il faut croire que la restructuration de celui-ci 
ne conservera pas les promenades dédiées aux poètes. Voici donc Aragon recasé 
à deux pas de l’immeuble qu’habitait 
le héros de son roman Aurélien.
 
Romancier, journaliste, essayiste, Aragon fut tout cela ; pour moi, il reste avant tout un poète. Inoubliable Conscrit des cent villages, insurpassable Il n’y a pas d’amour heureux. 
La bonne poésie se reconnaît 
à ce qu’on la met facilement en musique. C’est le cas de celle d’Aragon, chantée par Ferrat et Ferré, par Brassens 
et tant d’autres, au premier rang desquels l’immense Colette Magny. Réécoutez sa voix unique sur Richard II quarante : « Ma patrie est comme une barque / Qu’abandonnèrent ses haleurs »
 
Que ces vers résonnent étrangement ! Ah oui, la barque France, qui prend bien l’eau ces derniers temps, attend d’autres haleurs. Avec quelle impatience… Rêvons, non d’un grand timonier, comme ricaneront les esprits chagrins, mais d’un bel équipage 
qui tiendrait collectivement la barre… Rêvons d’une VIe République ! 
Rêvons, mais d’abord résistons, 
ce que clament les Indignés de toute 
la planète.
 
Résistant s’il en fut, chantre 
de la résistance, Aragon prétendait qu’il chantait « pour passer le temps ». Aimable modestie. Aragon a donné 
son nom à d’innombrables rues, 
aux bâtiments les plus variés, 
il a maintenant une place à Paris. 
Il est question qu’une voie soit dédiée 
à Colette Magny. On lui doit bien ça. 
Je la laisse conclure, désabusée 
et clairvoyante : « Qu’est-ce qu’il 
ne faut pas faire pour se faire comprendre / 
Fallait que je vous dise tout ça / Maintenant laissez-moi travailler. »

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:35

Témoignage lu sur le blog Unbehagen :

 

"Visage-Village" : un de mes albums préférés de Colette qui poursuit son travail sur l'impro.
Des textes magnifiques, poétiques, qui en disent long sur elle si l'on sait écouter.

La réédition Scalen était couplée avec son interprétation d'extraits de textes d'Antonin Artaud.
C'est en 1982 pour la sortie de "Bluesy Bluesy Chansons pour Titine", qu'elle dira ces textes sur scène, accompagnée par Anne-Marie Fijal.
Je l'ai souvent vue sur scène à cette époque, dans la région bordelaise et à Avignon au Palais des Papes, grand moment lorsque mon amie sursautait tel un pois du Mexique à chaque mot.
Nous redoutions tellement qu'elle nous déniche, les paupières pailletées et dans un état de conscience éthérée. Nous nous enfoncions dans nos fauteuils et je ressens encore cette émotion particulière, ce moment de grâce, renouvelé par le talent immense de Sami Frey dans le film de Mordillat "En compagnie d'Antonin Artaud" en 1994.
Colette, tant d'amour !
Un parcours difficile pour celle qui quitta les bureaux d'une administration sclérosante pour se retrouver exposée, exposante...
Une chanteuse exceptionnelle que l'on tenta sournoisement de réduire à une chanteuse de blues, le lien était bien facile : une voix profonde + une grosse dame = chanteuse de blues.
Ils n'avaient pas tout à fait tort les bureaucrates de l'industrie musicale, mais ils se sont fourvoyés, empêtrés qu'ils étaient dans leur cliché.
Oui, Colette est une chanteuse de blues, mais de quoi parle-t-on ?
De la forme ? Oui, Colette sait magistralement interpréter les dits "standards", sauf que quand il s'agit du Strange Fruit, y a dégât sur la moquette !
Du fond ? Oui, la ségrégation est universelle, des mines de charbon aux cages à tigres.
Il y aurait tant à dire, qui me blesse à jamais.
Petite soeur d'Artaud, j'entends tes éclats de rire rauque, comme des fêlures si près des miennes que l'on pourrait s'y souder.

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 07:49

Youcef-Tatem.JPGExtrait de l'article intitulé "Youcef Tatem : une vie de cinéma populaire et engagé" paru dans l'Humanité du 13/08/2010 :

 

Avec son verbe fluide et sa mémoire parfaite des noms et des années, Youcef pointe l’incontournable été 1967. Alors animateur à La Chapelle-en-Vercors avec Vagneron, Youcef y fait la connaissance d’un certain Pol Cèbe, qui vient y passer quelques jours avec ses enfants. «Cèbe était un mec très sérieux. Il m’a plus parlé de cinéma que de la grève qu’ils avaient menée à Besançon.» Youcef prend connaissance de la grève historique des ouvriers de la Rhodiaceta, menée en décembre 1967 à Besançon, dont Pol Cèbe, syndicaliste de la CGT et responsable de la bibliothèque de l’usine, est un des leaders. Une grève filmée par le cinéaste Chris Marker dans À bientôt, j’espère (1967).
C’est le début d’une forte amitié et d’une longue collaboration autour du cinéma militant et des groupes Medvedkine. «Les choses étaient simples. Je me suis retrouvé à aller à Besançon et à Clermoulin, où Cèbe s’occupait du centre de culture et de loisirs des usines Peugeot de Sochaux. Je rencontre aussi René Berchoud, fondateur avec Cèbe, dans un faubourg ouvrier de Besançon, du centre culturel populaire de Palente Orchamps.» Un vrai repaire d’agit-prop.
En juin 1968, âgé de vingt-deux ans, Youcef adhère au Parti communiste. Et rencontre ainsi des syndicalistes de la CGT à Noisy, comme Jean Thuizat et Jacky Sarrabeyrouse. Il se retrouve à donner des cours d’alphabétisation aux travailleurs algériens dans des hangars près de la mairie. À cette époque, le cinéma commence à prendre de plus en plus de place dans sa vie. Le ciné-club de Noisy est sur le point de fermer. Qu’à cela ne tienne. Il décide avec les cégétistes de le reprendre. Il s’appellera le 16/24. «C’est Jacky qui a trouvé le nom : 16 millimètres et 24 secondes/image.» La programmation allait de Jean Renoir à Pierre Prévert, en passant par Claude Autant-Lara et Bernard Paul. Dans ce relais militant de la première heure, Youcef diffuse aussi les films du groupe Medvedkine, les films militants cubains et les ciné-tracts faits à Besançon. «On avait près de 400 adhérents. La culture, c’était un enjeu énorme. C’est par là qu’on touchait les gens et qu’on les amenait à parler politique.» Youcef fait partie de cette «mayonnaise». «On se lie d’amitié, d’un coup de bagnole on va à Clermoulin. On rencontre Colette Magny, Francesca Solleville, Suzanne, syndicaliste et personnage principal du film Classe de lutte.» Jusqu’à participer lui-même à Week-end à Sochaux (1971) où il joue un ouvrier marocain. «Je reçois un coup de téléphone de Cèbe, qui m’explique que les ouvriers marocains ont peur de tourner une scène et d’apparaître à l’écran. Il me demande de venir avec quelques copains pour les remplacer. J’avais dit aux copains : allez, on va à la campagne pour faire du cinéma…»

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:32

"Il y avait des gens formidables au Chant du Monde, comme Madame Loreilhe, qui aimait beaucoup Colette Magny, et Philippe Gavardin, le directeur" Francesca Solleville

Paru dans le magazine Je Chante ! n°4

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 12:22
Dans le film de Marie Audigier, réalisé dans le cadre de l’exposition «La Bande son de mai 68», présentée par la mairie du 18e à Paris, Georges Moustaki témoigne :

" Les chansons les plus marquantes de cette époque ont été écrites et chantées par Colette Magny, qui était d'abord une merveilleuse chanteuse, un bel esprit et un bon compositeur qui a fait les chansons les plus intenses par rapport à ce qui se passait en Mai 68".

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