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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 08:51

l'aventure des femmesDans "L'aventure des femmes XXe-XXIe siècle" (Ed. Nathan), Florence Montreynaud retient "Melocoton" dans la page consacrée à l'année 1962 parmi les éléments marquants dans le domaine de la culture :

 

 

 

 

 

femmes-culture-1962

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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 17:55

okamzik1-s.jpgPrenant à bras le corps le répertoire de COLETTE MAGNY, les musiciens d'OKAMŽIK donnent une nouvelle vie aux textes de cette grande dame de la chanson engagée et expérimentale, qui nous a quittés en 1997. Tour à tour inquiète, revendicative et sereine, s'appropriant à l’occasion Artaud, Jacob, Hugo, Rilke, sa poésie manifeste une tendresse déchirée où le doute rôde, où la révolte s’impose avec sa part nécessaire de violence et de transcendance. OKAMŽIK propose une plongée dans un univers hautement énergétique, en état de rébellion permanente, où les tensions trouvent leur dépassement dans l’improvisation pure.
Avec Giani Casarotto, architecte-guitariste en sonorités rares et précises, Jean-François Petitjean, chamane aux doigts vif-argent pétrissant sans relâche son saxophone alto, Michaëla Slavikova, flûtiste à la présence souple et subtilement colorée, Jean-Louis Beydon, pianiste et accompagnateur en haute montagne, cime et roc sur lequel glisse la voix de Fabienne Gay, dont le chant semble être sorti des entrailles de la terre, charriant mots et mélodies, murmures et cris, râles et soupirs.

 

Café-Théâtre Le Pois Chiche à Lausanne
vendredi 24 mars 2006 et samedi 25 mars 2006 à 21h00
30 et 25 Frs

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 13:37

peuples.jpgExtraits de "Les peuples de l'art" de Joëlle Deniot et Alain Pessin paru aux Ed. L'Harmattan 01/01/2006 :

 

A partir des années 1970, dans un temps de basculement des forces sociales vers une politisation du privé, émergent des répertoires d'auteures-compositeures-interprètes faisant entendre une verve dissidente, "extravagante" sur le destin des femmes. Claire, Gribouille, Anne Sylvestre, Catherine Ribeiro, Anna, Pia, Colette Magny, Michèle Bernard, Brigitte Fontaine, Juliette éveillent une autre poétique. Toutes sont rattachées à la mémoire longue du chanter des femmes. Pourtant, entre les notes, entre les lignes flottent de nouvelles mélancolies, des rires décalés, une insolence... Dans ce chant renouvelé du genre, nous interogeons ce qu'il capte d'images d'un peuple féminin rêvant de sonorités politiques et musicales. Mais il s'agit là - à distance du grand public, le plus souvent - d'autres figures militantes du partage solidaire, d'évocations plus lettrées à référer au prisme des peuples opprimés du monde. (pp. 150-151)

 

Cette première génération de parolières-interprètes est contemporaine de l'émergence politique du féminisme. Leur chant, sans être strictement militant, est porté par ces débats publics. Colette Magny, Anna Prucnal, Claire mettent leur insolence dans le combat. En effet, c'est plutôt l'énergie d'une émotion étranglée par le sarcasme qui guide leur pas et leur voix. Il est vrai que la mise en dérision des servitudes et des pouvoirs, la maîtrise du rire critique - après le partage des larmes - le voyage dans la géométrie de l'absurde s'inscrivent bien en rupture sacrilège des règles du genre sexué de la pratique chansonnière. (p 170)

 

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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 19:41

Paru dans Chanson Mag n°1, décembre 2005

solleville-copie-1.jpg

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1 juin 2005 3 01 /06 /juin /2005 11:27

Extrait de "La voix & le geste, une approche culturelle de la violence socio-politique", page 24, de Philippe Bourdin, Jean-Claude Caron et Mathias Bernard, Ed. Presses Universitaires Blaise Pascal, Coll. Histoires croisées :

"La chanson se fait violence quand elle est à la fois acte et traduction de la violence, comme lorsqu'elle remet en cause ses structures "traditionnelles", un travail de création qui, entre 1967 et 1975, est au coeur du projet de Colette Magny, auteur, compositeur et interprète. Proche des mouvements gauchistes dans les années 70 (elle est affiliée à la Ligue Communiste Révolutionnaire), elle développe dans son oeuvre les grandes thématiques contestataires de la période : tiers-mondismes, anti-américanisme, critique du capitalisme. Elle amalgame les formes verbalisées "classiques" (discours revendicatif, harangue...) et des choix musicaux exigeants : prenant en compte l'apport du free-jazz récemment révélé en Europe, la chanteuse ignore les règles habituelles de la chanson française (couplets, refrains, versification structurée, "confort" mélodique), pour mieux pousser sa voix et son cri aux limites de l'insoutenable, qui est aussi ce qu'elle prétend décrire, se faisant la voix des sans voix - une force militante, une colère que soulignent les illustrations de ses albums. Mais cette recherche esthétique l'éloigne largement du public populaire dont elle se veut le porte-parole."
 

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5 mai 2005 4 05 /05 /mai /2005 07:38

Extrait de l'article d'Annick Peigne-Giuly paru dans Libération du 05/05/2005 intitulé "Chant de bataille" à l'occasion de la publication du livre "Les guerriers nus" de Jean-Marie Lamblard :


«La contrée où prospèrent les Matugénos forme un delta. Majuscule, sa pointe en amont se perd dans la vallée du Rhône là où naît le grand vent. Vaste pays celant entre le compas de ses jambes la mystérieuse Crau, c'est le centre du monde. Il s'épaule à l'Alpe, pose sa tête contre le Ventoux, coudoie l'Ibérie et tient dans ses doigts l'eau amère et l'eau fertile, le Vaccarès et l'étang du Martègue. Ce grand corps a les pieds dans la mer, un crabe appelé Massalia lui ronge le talon gauche.»

C'est dans ce même triangle matriciel où se situe son livre qu'a grandi Jean-Marie Lamblard. Là qu'a monté la pâte dont il est fait. Entre un père boulanger et une mère qui emmenait les enfants écouter les Choralies au théâtre antique de Vaison. Ce lointain descendant des Matugénos y reviendra, après la guerre d'Algérie, se faisant éleveur de pintades pour nourrir la famille. Avant d'en faire la matière de ses livres. Le "Vautour, mythes et réalités" en 2001, "L'Oiseau nègre, l'aventure des pintades dionysiaques" en 2003, et enfin ces "Guerriers nus", consacré aux Celtes méditerranéens qui se soulevèrent, en 405 avant Jésus-Christ, contre la Marseille antique, fondée par des Grecs partis d'Orient : trois ouvrages qui doivent autant à la recherche scientifique et historique qu'à l'âme romanesque, souvent épique, de Jean-Marie Lamblard.

Depuis la boulange de sa prime enfance, il a vécu plusieurs vies qui se sont empilées comme pour un millefeuille et c'est ce même goût que l'on retrouve dans ses livres tant il superpose avec gourmandise tout ce qu'il lui a été donné à voir et à sentir. Les pouvoirs étranges de "l'oiseau nègre", les vertus oraculaires de sa terre, le puissant métissage celto-grec des Provençaux. Son éducation s'est faite dans la ferme du grand-père, auprès de l'instituteur communiste du village, avec la bibliothèque d'un pasteur de la Mitidja, puis les pintades, le théâtre de Jean Vilar en Avignon, celui du Living Theater... Le fils du boulanger finira par soutenir une thèse d'ethno-zoologie en 1979 à la Sorbonne. Son amie, la chanteuse Colette Magny, en fera un spectacle, "Kevork ou le délit d'errance".

[...]

 

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23 septembre 2004 4 23 /09 /septembre /2004 14:16
Extrait du mémoire (p. 54 et 55) de DESS soutenu par Patricia Berne-Milesi sur le Jazz vocal d'expression francophone (Université Lumière Lyon 2, sept 2004) :

"Il est des voix qui vous foutent le frisson. Il suffit qu'elles s'élèvent, nues, sans apprêt, pour qu'une démangeaison vienne titiller votre épine dorsale. Avec celle de Colette Magny, les mots les plus simples devenaient exaltants. L'ordinaire était insolite, fascinant, magique. Depuis le 12 juin dernier, cette voix s'est tue. Elle nous manque déjà". (Marc Legras, Mag Chorus, Web). Avec un premier titre qui la propulse à l'avant scène "Melocoton" en 1963, (réédition en 1997 par Le Chant du Monde, Harmonia Mundi), Colette Magny, découverte par Mireille, nous offre là un blues français magnifique, interprété dans la plus pure tradition des "hollers". [Plus tard], Colette Magny revient à ces premières amours-là, même si elle y interprète des standards américains "Colette Magny Blues" (1983). Elle leur donne une intensité, une "vérité" des plus troublantes. Fidèle à elle-même, Colette Magny ne chante pas le blues, elle est le blues. Aussi, et très rapidement, elle s'écarte de la scène du grand public pour rester en adéquation profonde avec ses convictions et surtout, avec l'idée qu'elle se fait d'une véritable expression du "Blues" dans le cadre culturel d'un monde en pleine mutation. Epaulée par "Harmonia Mundi" et "Chant du monde", qui soutiendront jusqu'au bout sa carrière de contestataire avec des albums en français tels que "Vietnam" en 67, "Magny 68/69", "Feu et rythme" en 1970, "Répression" en 1972, elle vit sa création artistique comme un état d'urgence. Colette Magny disparaît rapidement de la scène du "show biz". Elle chante essentiellement dans le cadre de "meetings" ou de soirées à connotation politique. A sa mort en [1997], elle laisse une discographie riche à l'issue d'une carrière pourtant difficile, soutenue par une petite poignée d'intellectuels, de fans et de musiciens tels que Claude Barthélémy et Maurice Vander. Sa discographie s'étend de [1963 à 1991], elle comprend aussi des albums comme "Colette Magny, je veux chaanter" en 1979, disque très particulier, réalisé avec des enfants inadaptés, d'un institut médico-pédagogique à qui elle donne la parole. Colette Magny fut, très certainement, dans l'esprit et dans le coeur, la plus authentique des chanteuses de blues française. Animée par une véritable révolte sociale, elle crie l'injustice à la manière d'une Bessy Smith. Sous cette lumière-là, de chanteuse engagée, elle fut plus proche du mouvement social du jazz que bien des artistes enfermés dans le swing et la carrure. Cette rupture avec le swing et la légèreté vaut pourtant à Colette Magny un désamour de la part d'un grand public en mal d'identification, et qui ne se trouve rapidement, plus aucun point commun avec une chanteuse qui défend des causes politiques ne le concernant pas. "Colette Magny a été une chanteuse non seulement boudée par les médias, mais encore carrément censurée du temps des gouvernements de droite, tant son engagement politique a fait des vagues dans le monde aseptisé de la chanson sous contrôle". Elle reste dans les mémoires, comme une chanteuse pour intellectuels.

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22 septembre 2004 3 22 /09 /septembre /2004 13:49

ML.jpgDans Le Monde libertaire n°1367 (16-22 sept. 2004), Jean-Pierre Garnier publie une critique du livre de Larry Portis, "La Canaille, histoire sociale de la chanson française" (Ed. CNT-RP). Il écrit notamment (extraits) :

 

 

 

canaille.jpgLes lacunes de l’ouvrage relatives aux chanteurs rétifs à toute vision critique de la société sont compréhensibles. Ne constituent-ils pas l’écrasante majorité ? Il en va autrement lorsqu’elles concernent des artistes au talent reconnu dont le nom a été, d’une façon ou d’une autre, à un moment ou à un autre, et même, pour certains ou certaines, tout au long de leur carrière, associé à la contestation en chansons.

Sans prétendre ici en dresser une liste complète, et encore moins la commenter, on ne peut, quand même, manquer d’évoquer le souvenir de chanteuses qui, telles Catherine Sauvage, et plus encore, Germaine Monteiro et Pia Colombo, ont su, dans la grande tradition « réaliste », mettre leurs voix incomparables au service d’un regard dénué d’indulgence sur les iniquités du monde. On pourrait aussi citer Francesca Solleville que les anarchistes venus l’écouter, lors des récitals gratuits qu’elle donnait - c’est le cas de le dire ! - à la Mutualité, n’ont certainement pas oubliée. Italiennes ou hispaniques, les racines de ces trois dernières chanteuses ne sont d’ailleurs pas étrangères au lyrisme qu’elle ont insufflé dans leurs dénonciations ou dans l’expression de leurs espérances. D’autres, absentes elles aussi du livre, ont pris la relève dans les années 70, comme Catherine Ribeiro et Colette Magny, chanteuse fortement inspirée par blues et surtout le gospel, dont la voix puissante s’est fait entendre pour soutenir les travailleurs ou les femmes en lutte.

Côté hommes, on aurait aimé que les noms de Marc Ogeret et de Lenny Escudero ne fussent pas passés sous silence, et que celui de Francis Lemarque ne soit pas mentionné sans plus de précisions. Habitué, lui aussi, des galas libertaires, l’un de ses tubes Quand un soldat s’en va-t’en guerre... n’a pas peu contribué à populariser l’antimilitarisme en France ! Enfin, on aurait pu s’attendre à ce que que Jean Ferrat, simplement « croisé » par Dominique Grange au Cheval d’or, ait droit à plus d’égards : quelles que soient les réserves politiques que peut inspirer son inféodation prolongée au PCF, il faudrait être bien sectaire pour ne pas admettre que son œuvre aussi bien que son influence se situent à un autre niveau que celles de Noir Désir, Manu Chao et autres Zebda.

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1 septembre 2004 3 01 /09 /septembre /2004 10:58

Extrait d'un article d'Agnès Pellerin sur le chanteur Luís Cília paru dans la revue Latitudes n°21 de septembre 2004 :


En 1964, à Paris, le disque Portugal-Angola : Chants de lutte (édité chez Chants du monde) est le premier à dénoncer la guerre coloniale. Son auteur, Luís Cília, jeune portugais réfugié en France, y interprète des poèmes pacifistes et subversifs qui sont autant d’incitations à la désertion [...]. Rapidement, ses compositions qui donnent voix à ceux dont la liberté d’expression reste brimée au Portugal, la sensibilité de sa voix, son ironie acerbe, son intense production discographique situent cet admirateur et ami de Georges Brassens et Léo Ferré à l’avantgarde de l’engagement politique et de l’innovation musicale.
A partir des années 1960 et jusqu’à la Révolution des OEillets, en 1974, de nombreux portugais fuient à l’étranger, pour ne pas partir faire la guerre en Afrique (Angola, Mozambique, Guinée Bissau). Luís Cília, jeune étudiant fiché par la PIDE (police politique de la dictature) suite à des actions universitaires, est d’autant plus réfractaire à cette guerre qu’il est lui-même né en Angola, en 1943, et qu’après avoir rejoint Lisbonne à l’âge de 16 ans, il fréquente la Casa dos Estudantes do Império, foyer actif de résistance à la dictature où vivent de nombreux étudiants africains.
En 1964, dès ses 21 ans, il quitte son pays muni de son passeport, en voiture, en compagnie d’un médecin capitaine appelé à embarquer le jour suivant pour le Mozambique et qui, lui, doit passer les deux frontières -espagnole et française- a salto (à pied, clandestinement).
Peu après son arrivée à Paris le 1er avril, il rencontre chez Câmara Pires, leader angolais du MPLA (Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola), Colette Magny (1), une chanteuse contestataire avec laquelle il construit une solide amitié qui jouera un grand rôle dans son parcours. C’est par son intermédiaire qu’il rencontre l’éditeur de son premier disque et aussi un musicien espagnol emblématique de la lutte anti-franquiste, Paco Ibañez, compagnon de ses futurs concerts.
[...]
En mai 1968, Luís Cília, qui habite alors au Châtelet, est tous les soirs au quartier latin, au coeur des événements. Il fait équipe avec Colette Magny et Paco Ibañez et va chanter “un peu partout, dans les usines occupées.” Cet événement reste pour lui une “expérience inoubliable de liberté totale”. Cette liberté, Cília la défendra toujours, contre tout sectarisme.


(1) Colette Magny, auteur notamment des Gens de la moyenne, fut souvent censurée par l’ORTF.

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20 mars 2004 6 20 /03 /mars /2004 09:27

piena-voce.jpgExtrait du livre "A piena voce" de Marc Legras et Francesca Solleville (Ed. Christian Pirot, Collection chanson plus, biographie, 240 p) :

 

Colette Magny, secrétaire bilingue à l'OCDE, venait m'écouter place de la Contrescarpe et elle m'a confié plus tard que, m'ayant aperçue avec mon mari et mon chien, elle pensait ne jamais pouvoir me parler tellement j'étais à ses yeux dans une catégorie résolument bourgeoise !
J'ai, dès notre rencontre, inscrit Les Tuileries (Victor Hugo-Colette Magny) à mon répertoire. Elle habitait rue de Flandres, à l'autre bout de Paris, et nous sommes devenues amies. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi généreux. Mélocoton, devenu un succès alors qu'elle passait en première partie de Sylvie Vartan à l'Olympia, elle s'est retrouvée lancée comme la «blues woman française» et sa maison de disques exigeait qu'elle n'enregistre que du blues en français. C'était mal la connaître... Malgré de très belles ventes, elle a envoyé promener tout le monde alors que tout était prêt pour en faire une grande vedette. Il lui aurait suffi de dire «oui»... Son refus est pour moi, exemplaire. Il lui a permis d'orienter en toute liberté un répertoire extraordinaire. Quelques années plus tard, en 1968, nous avons participé aux mêmes piquets de grève. Plus personne n'avait d'essence mais les ouvriers en grève en trouvaient pour que nous puissions nous rendre dans ma R16 d'une usine à l'autre. Un jour, sur une aire d'autoroute où nous mangions un morceau, nous avons entendu à la radio Maurice Fanon annoncer qu'il quittait le métier pour redevenir professeur parce que la révolution était en marche ! Qu'est ce qu'on a pu rigoler! Colette a lâché : «Je le prends au mot. Alors ça... il va m'entendre au retour!» Ma voiture ayant un petit problème de direction, je lui disais qu'elle «tirait à droite». «Je te remercie de me le faire remarquer» répondait-elle stoïque. Elle était «la grosse dame de la chanson», moi, «la petite», et nous partagions souvent les mêmes scènes. Un jour, époustouflée, je l'ai entendue interpréter le Jabberwoky de Lewis Carol devant les ouvriers de la Rhodia Ceta. Il n'y a rien à comprendre dans le Jabberwoky et c'était admirable. Je n'ai guère chanté d'elle que Les Tuileries. La reprise qu'en a faite Bernard Lavilliers prouve que le poème d'Hugo qu'elle a mis en musique subit sans dommage l'épreuve du temps.

 

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