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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 12:07

D'après "Les cabarets de la rive gauche" de Gilles Schlesser (Ed. Archipel)

Au cabaret
Au cabaret
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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 12:11
Extrait de l'ouvrage "Renaud, Un foulard rouge, blouson de cuir, etc. Construction d'un personnage social 1975-1996" de Régis Chevandier, page 31, Ed. L'Harmattan, Paris, 2006 :


Les années 68 furent bien en France le temps de la contestation. Si la manifestation la plus marquante en furent les deux mois de mai et juin 1968, ceux-ci s'insèrent dans une temporalité plus longue, qui commence en 1965, avec la mise en ballotage du général de Gaulle par François Mitterrand. La création des Comités Viêt-Nam fut un des ingrédients de cette période, par laquelle de nombreux jeunes découvrirent le monde du militantisme, comme Renaud le fit dans son lycée. La contestation s'exprime dans la rue et par des oeuvres culturelles. Le militantisme des guitares prît une ampleur inconnue jusque là, même si le Front Populaire en posa les prémices. Colette Magny en est un exemple parmi d'autres, elle qui tenta de révolutionner la musique pour servir un discours révolutionnaire violent. Des chanteurs comme François Béranger ou Maxime Le Forestier sont sans doute plus révélateurs. Ils conservèrent les bases classiques de la musique en n'étant subversifs que par les paroles.
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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 07:21
Extrait de l'intervention de Michaela Weiss, Universität Erlangen-Nürnberg ayant pour thème "Petite histoire de la chanson française contestataire du début du 20e siècle jusqu’au présent" exposée à l'occasion de l'Université 2006 du Centre culturel de Freiburg et du Bureau de Coopération Universitaire franco-allemand ("La chanson d'hier à aujourd'hui") :

L’envie d’une génération de changer le monde s’est manifesté en mai 68 dans la révolte des étudiants. On a redécouvert «L’internationale», Léo Ferré a vécu une seconde jeunesse avec des chansons politiques poétiques libertaires, et l’après-mai a vu quelques interprètes qui ne correspondaient pas du tout à la mode passée des jeunes du yé-yé. Le chanteur du moment était Evariste, un jeune scientifique de l’université de Vincennes qui se moquait de tout et de rien. Il a été le premier chanteur ayant produit un disque sous l’autogestion du Comité révolutionnaire d’agitation culturelle. L’enthousiasme du beau mois de mai évanoui, la carrière de ce jeune intellectuel a été sans lendemain. La mode hippie à la française a été plutôt apolitique et bon enfant dans la chanson, ni Michel Fugain ni Julien Clerc qui exprimaient la soif de la liberté ne faisaient vraiment peur. Des chanteurs d’un certain âge avec une conscience politique, et qui ne chantaient pas n’importe quoi pour plaire, se sont imposés peu après: Jean-Roger Caussimon, Serge Reggiani, Georges Moustaki. Colette Magny et François Béranger étaient des auteurs-compositeurs- interprètes qui se définissaient comme chanteurs de contestation. Même ignorés ou exclus des médias, ils ont attiré un grand public par leurs spectacles. Magny a chanté Cuba, la Guerre de Vietnam, la répression des grévistes en utilisant des formes expérimentales et avantgardistes dans ses longs textes en prose sur des musiques free jazz. D’une forme plus traditionnelle, Béranger a chanté la vie quotidienne et l’actualité politique. Il a même réussi à créer avec ses rythmes entraînants quelques tubes qui font «avaler» un sujet grave par une musique irrésistiblement légère.
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Published by - dans Etudes
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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 11:42

courvoisier.jpgSortie de l'album "Sillages " de Christiane Courvoisier chez Mistiroux Productions.

 

Elle interprète notamment Melocoton de Colette Magny, sur un arrangement de Pascal Berne.

  

 

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 13:18

poesies.jpgParution d'un CD chez Gallimard (collection 40 ans de poésie) de : Tous Poètes ?

Sur ce CD, Colette Magny  interprète "Aurons-nous Point La Paix ?" (Colette Magny / Olivier de Magny)

 

Parmi les autres interprètes présents sur le CD : Michel Piccoli, André Velter, Nâzim Hikmet, Gérard Depardieu, Julie Brochen, Beñat Achiary,  Armand Gatti, Valérie Rouzeau, Serge Utgé-Royo, Philippe Leygnac,  Jacques Bonnaffé, Pablo Neruda, Elise Caron, Allen Ginsberg, Serge Essenine, Laurent Terzieff.

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 08:51

l'aventure des femmesDans "L'aventure des femmes XXe-XXIe siècle" (Ed. Nathan), Florence Montreynaud retient "Melocoton" dans la page consacrée à l'année 1962 parmi les éléments marquants dans le domaine de la culture :

 

 

 

 

 

femmes-culture-1962

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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 17:55

okamzik1-s.jpgPrenant à bras le corps le répertoire de COLETTE MAGNY, les musiciens d'OKAMŽIK donnent une nouvelle vie aux textes de cette grande dame de la chanson engagée et expérimentale, qui nous a quittés en 1997. Tour à tour inquiète, revendicative et sereine, s'appropriant à l’occasion Artaud, Jacob, Hugo, Rilke, sa poésie manifeste une tendresse déchirée où le doute rôde, où la révolte s’impose avec sa part nécessaire de violence et de transcendance. OKAMŽIK propose une plongée dans un univers hautement énergétique, en état de rébellion permanente, où les tensions trouvent leur dépassement dans l’improvisation pure.
Avec Giani Casarotto, architecte-guitariste en sonorités rares et précises, Jean-François Petitjean, chamane aux doigts vif-argent pétrissant sans relâche son saxophone alto, Michaëla Slavikova, flûtiste à la présence souple et subtilement colorée, Jean-Louis Beydon, pianiste et accompagnateur en haute montagne, cime et roc sur lequel glisse la voix de Fabienne Gay, dont le chant semble être sorti des entrailles de la terre, charriant mots et mélodies, murmures et cris, râles et soupirs.

 

Café-Théâtre Le Pois Chiche à Lausanne
vendredi 24 mars 2006 et samedi 25 mars 2006 à 21h00
30 et 25 Frs

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 13:37

peuples.jpgExtraits de "Les peuples de l'art" de Joëlle Deniot et Alain Pessin paru aux Ed. L'Harmattan 01/01/2006 :

 

A partir des années 1970, dans un temps de basculement des forces sociales vers une politisation du privé, émergent des répertoires d'auteures-compositeures-interprètes faisant entendre une verve dissidente, "extravagante" sur le destin des femmes. Claire, Gribouille, Anne Sylvestre, Catherine Ribeiro, Anna, Pia, Colette Magny, Michèle Bernard, Brigitte Fontaine, Juliette éveillent une autre poétique. Toutes sont rattachées à la mémoire longue du chanter des femmes. Pourtant, entre les notes, entre les lignes flottent de nouvelles mélancolies, des rires décalés, une insolence... Dans ce chant renouvelé du genre, nous interogeons ce qu'il capte d'images d'un peuple féminin rêvant de sonorités politiques et musicales. Mais il s'agit là - à distance du grand public, le plus souvent - d'autres figures militantes du partage solidaire, d'évocations plus lettrées à référer au prisme des peuples opprimés du monde. (pp. 150-151)

 

Cette première génération de parolières-interprètes est contemporaine de l'émergence politique du féminisme. Leur chant, sans être strictement militant, est porté par ces débats publics. Colette Magny, Anna Prucnal, Claire mettent leur insolence dans le combat. En effet, c'est plutôt l'énergie d'une émotion étranglée par le sarcasme qui guide leur pas et leur voix. Il est vrai que la mise en dérision des servitudes et des pouvoirs, la maîtrise du rire critique - après le partage des larmes - le voyage dans la géométrie de l'absurde s'inscrivent bien en rupture sacrilège des règles du genre sexué de la pratique chansonnière. (p 170)

 

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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 19:41

Paru dans Chanson Mag n°1, décembre 2005

solleville-copie-1.jpg

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1 juin 2005 3 01 /06 /juin /2005 11:27

Extrait de "La voix & le geste, une approche culturelle de la violence socio-politique", page 24, de Philippe Bourdin, Jean-Claude Caron et Mathias Bernard, Ed. Presses Universitaires Blaise Pascal, Coll. Histoires croisées :

"La chanson se fait violence quand elle est à la fois acte et traduction de la violence, comme lorsqu'elle remet en cause ses structures "traditionnelles", un travail de création qui, entre 1967 et 1975, est au coeur du projet de Colette Magny, auteur, compositeur et interprète. Proche des mouvements gauchistes dans les années 70 (elle est affiliée à la Ligue Communiste Révolutionnaire), elle développe dans son oeuvre les grandes thématiques contestataires de la période : tiers-mondismes, anti-américanisme, critique du capitalisme. Elle amalgame les formes verbalisées "classiques" (discours revendicatif, harangue...) et des choix musicaux exigeants : prenant en compte l'apport du free-jazz récemment révélé en Europe, la chanteuse ignore les règles habituelles de la chanson française (couplets, refrains, versification structurée, "confort" mélodique), pour mieux pousser sa voix et son cri aux limites de l'insoutenable, qui est aussi ce qu'elle prétend décrire, se faisant la voix des sans voix - une force militante, une colère que soulignent les illustrations de ses albums. Mais cette recherche esthétique l'éloigne largement du public populaire dont elle se veut le porte-parole."
 

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