20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:52
Aux origines de la carrière de Graeme Allwright

Dans un article que La Croix lui consacre, Graeme Allwright revient sur ses débuts de chanteur :

"J’ai travaillé dans des mondes différents, le théâtre, le vignoble, l’apiculture. J’ai aussi été maçon, plâtrier, vitrier. Cela m’a vite fait progresser, y compris pour l’argot. À l’époque de la Contrescarpe, j’ai commencé à adapter des chansons que j’aimais. Colette Magny, qui appréciait mon travail, m’a présenté à Mouloudji, qui m’a proposé de faire un disque. Tout est parti de là. Qui a tué Davy Moore, de Bob Dylan, Jolie bouteille, de Tom Paxton, ou Jusqu’à la ceinture, de Pete Seeger, ont été parmi mes premiers succès, largement radiodiffusés."

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:33

Dans son émission "L'Atelier de la création", Irène Omélianenko s'intéressera le mercredi 12 février 2014 de 23h à minuit à "L'underground musical français post-68 et pré-punk".

Dans la présentation de cette émission, France Culture précise notamment :

"Placé entre deux mouvements musicaux médiatisés (le yéyé et le punk), la génération underground, de 1968 à 1977, est méconnue en France.

Cette musique fut celle d'une jeunesse militante qui a cru en la révolution.

N'étant pas de purs hommes d'art isolés de toute réalité, ces artistes, en mettant la main à l'organisation économique, ont su trouver une cohérence entre leurs idéaux et leurs pratiques de la musique. L'auto-production s'est donc faite naturellement pour cette génération de musiciens.

La musique underground était diverse : on y trouvait de la musique progressive mais aussi de la chanson barrée comme Brigitte Fontaine ou Albert Marcoeur , du free rock comme Red Noise et Camizole ou les prémisses de la musique électronique avec Richard Pinhas et Heldon.(...)

Ces dernières années, les éditions "Le mot et le reste" ont consacré quelques livres à ce mouvement dont l'ouvrage d'Eric Deshayes et Dominique Grimaud "L'underground musical en France".

Différents artistes de cette période interviendront dans l’émission dont François Tusques, pianiste de free jazz et accompagnateur de Colette Magny. "Transit" de Colette Magny sera également diffusée.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:52
Obsogram reprend Co opération

En concert à la Jouandière à Carquefou (44) le 07/02/2014, le duo électro nantais Obsogram a repris la chanson de Colette Magny Co opération.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 22:26

Conférences sur le Blues, le Jazz et les Musiques Actuelles / Chansons protestataires et industrie du disque - Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

"Chanson contestataire au féminin : Magny-tude et longitude"
Conférence par Michel Kemper
Il y a des colères qui soulèvent le monde, des voix qui élèvent la chanson. Colette Magny est et reste une de ces voix, une de ces colères. Tricarde du métier car indisciplinée, elle en reste une des plus belles ertés. Retour sur cette dame et celles qui, plus modestement, posent leurs mots dans les pas de la Magny.
Mardi 11 février 2014 de 18h à 20h - Conservatoire d'Amiens

Plus d'information : cliquez ici

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:31
Une femme intègre. Une femme libre

Dans son livre "Mes années Serize - La vie de Jacques Serizier" (Ed. L'Harmattan, 2013), Nathalie Solence cite Jean-François Gaël (page 109) à propos de Colette Magny :

"Pour Colette, un seul musicien, c'était formidable, parce que si t'en prenais deux, c'était le bordel. Quand il n'y en avait qu'un, il s'installait comme il pouvait derrière". Chère Colette Magny que je n'ai pas eu le bonheur de rencontrer, mais qui s'est donné la peine de m'écrire un gentil mot d'amour à la mort de Jacques (Serizier) alors qu'elle était en pleine rééducation de la main depuis plusieurs mois. Pour Jean-François (Gaël), qui l'avait accompagnée pendant trois ans, c'était une femme intègre. Pour Francesca (Solleville), une femme libre. Elle ne chantait pas dans les cabarets parce qu'elle avait été tout de suite connue. Mais elle venait écouter les autres. Présente aussi, en Mai 68, dans toutes les usines aux côtés de Francesca, Moustaki..."

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 14:02

Lu dans Presse-Océan du 10/08/2013, l'article titré "Saint-Nazaire, une ville qui respire musique" :

Jérémy Gabard termine actuellement d’écrire le premier chapitre (1850-1919) de son livre qui devrait s’intituler « 150 ans de musique à Saint-Nazaire ». Celui sur l’entre-deux guerres suivra à la rentrée et « on traitera ensuite décennie par décennie, car je pense que les années soixante et 70, etc. correspondent bien chacune à des esthétiques musicales et à des générations, où l’on peut tous se retrouver ».
Cet ouvrage à paraître fin 2014 inclura un CD, « compilation relatant le parcours sonore des artistes de Saint-Nazaire ou de ceux qui ont chanté la ville. Ils sont ainsi près d’une quinzaine à l’avoir fait : Brel et Sardou bien-sûr, mais aussi des gens peut-être moins connus comme Colette Magny ou Pia Colombo », rappelle Jérémy Gabard.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 14:06
Décès de Bernard Vitet

Article de Francis Marmande publié dans Le Monde :

Né à Paris, le 26 mai 1934, compositeur, trompettiste et multi-instrumentiste, Bernard Vitet est mort le 3 juillet 2013, des suites d'insuffisance respiratoire.

On peut sans difficulté dresser l'inventaire de soixante ans de musiques à travers sa carrière : discographie et rencontres. Musiques ? Oui, jazz, java, chanson, musique contemporaine, recherches électro-acoustiques, inventions dadaïstes, bruitisme... Musiques comme pensée du monde. Musiques en tout sens et dans toutes les directions. Tant, à la discrétion, Vitet ajoute un sens poétique de la liberté, dans chacun de ses sons, chacun de ses silences, chacun de ses gestes.

Capable de figurer sur quelques titres de Brigitte Bardot, comme de créer un oratorio à partir du poème de Francis Ponge, La Guêpe ; autant capable de moments de théâtre (Rideau !, avec le collectif Un Drame musical instantané), que d'un autobiographique Bric-à-Brac (avec Jac Berrocal). Ce qui ne fera plus ricaner que les malchanceux de l'invention. Bernard Vitet devrait aujourd'hui servir de repère désorienté à tant de musicien(ne)s qui tentent de "sortir de la route ordinaire".

L'imiter, ce serait immédiatement faire autre chose.

Au début des années 1950, Bernard Vitet se lance dans des études de cinéma. Voie des grands doués, des désirants qui rêvent d'apprendre sans études académiques. Or, il entend Miles Davis. Adieu caméra, travellings, panoramiques, on continuera le film par d'autres routes. Il plonge dans la musique et se met à la trompette. Prenant part à toutes les révolutions de la musique improvisée en France et en Europe, il commence par les clubs (l'orchestre de Forenbach au Tabou) et les musiciens de sa génération : Jef Gilson, André Hodeir, Yvan Jullien, Jean-Louis Chautemps, François Jeanneau, Georges Arvanitas avec qui il enregistre en 1960.

COMPAGNONS D'ARMES

Son premier album s'appelait Surprise-Partie, toute une époque. Il alterne la musique contemporaine (Parmegiani, le GRM, Groupe de recherche musicale de l'ORTF), et les très lucratifs aussi bien qu'amusants studios (Gainsbourg, Claude François, Barbara, Brigitte Bardot). On le trouve vite aux côtés des novatrices, Colette Magny, Brigitte Fontaine, Françoise Achard, Tamia.

En jazz, il fait ses classes dans les bases américaines et au Club Saint-Germain – avec Johnny Griffin, Don Byas, Solal, Portal ou Barney Wilen. En 1964, coup d'éclat, il cofonde avec François Tusques le groupe Free Jazz, premier du genre en France. "Demain, telle est la question !" "Changement de siècle", "Forme du jazz à venir", tous les titres d'Ornette Coleman ont valeur de programme pour Bernard Vitet. Ses compagnons d'armes se nomment maintenant Anthony Braxton ou Sunny Murray. Il joue avec Shepp, Jac Berrocal, Jean Guérin ou Steve Lacy. Participe aux collectifs free d'Alan Silva, de Tusques ou de Von Schlippenbach.

Comme on ne saurait être que le contemporain de son époque, il aura eu la chance de partager la scène avec Lester Young ou Don Cherry, Chet Baker ou Jean-Luc Ponty, Django ou Eric Dolphy. Il travaille aussi pour le théâtre et le cinéma (notamment Les Cœurs verts d'Edouard Luntz, avec Chautemps et Henri Renaud, 1966). En 1972, il se présente à Châteauvallon avec le Michel Portal Unit (No, no But It May Be), et amorce une carrière de petit inventeur d'instruments ingénieux ou marrants qu'il abandonne aussi bien à la fin du concert : trompette à anche, cor multiphonique, contrebasse à tension variable, alto à sifflets, claviers de poêles à frire et pots de fleurs, horloges modales, il ravitaille Georges Aperghis en bidules sonores.

En 1976, il forme, avec Jean-Jacques Birgé et Francis Corgé (à eux deux, ils ont son âge), Un Drame musical instantané. Laboratoire inspiré, mixes de poésie, théâtre, radio, jazz, musique expérimentale, instruments traditionnels, lutherie électronique, il y a là un réservoir d'idées et de sons pour mille ans.

Birgé l'évoque sur son blog avec affection : "Le vin rouge, le tabac brun et les pétards l'auront tout de même conservé jusqu'à l'âge de 79 ans, un record si l'on songe à sa vie, réglée comme du papier à musique, mais quelle drôle de composition ! Elle pouvait souvent sembler avancer en dépit du bon sens. Cela ne le gênait pas. Il adorait les paradoxes, les contrepèteries et les équations expérimentales. De ce côté, il n'avait pas son pareil, excité par toute nouvelle expérience tout en cultivant une nostalgie empreinte d'une culture générale qui nous surprenait toujours. Sa présence à un repas faisait monter d'un cran le niveau intellectuel de toute la tablée. Fin latiniste, amateur de littérature, compositeur féru de Bach, Schönberg, Monk et Guillaume de Machaut, on sait l'importance que Miles Davis exerça sur ses jeunes années." Vivant, voilà, Bernard Vitet était vivant. Libre et vivant.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 11:19

Lu dans Libération (extrait de l'article de Gilles Renault) :

Au tout début de l’été 89, un festival voit le jour : à deux ou trois noms près (Elvis Costello, Noir Désir), sa programmation ressemble étrangement à une démarque du Printemps de Bourges ou des Francofolies, avec ses allures de célébration de la chanson plus (Colette Magny, Mama Bea Tekielski) ou moins (Catherine Lara, Charlélie Couture) contestataire des années 70/80. Un quart de siècle plus tard, sur l’immuable site verdoyant de la presqu’île du Malsaucy, la confusion n’est plus de mise, car les Eurockéennes de Belfort sont devenues entre-temps une référence sur le circuit estival des grands rendez-vous continentaux.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 12:07

Christophe-MAGNY.jpgExtrait de l'article paru sur Mondomix :

 

Christophe Magny nous a quittés le 15 avril 2013, âgé de 60 ans et un mois. Il s’est donné la mort à Saint-Louis du Sénégal, lieu de vie qu’il avait adopté en alternance avec Paris, depuis 2006.

Ce choix radical, qui laisse abasourdis sa famille et ses amis, ressemble à ceux qu’il n’a cessés de faire, tout au long de sa vie. Brillant esprit, il a toujours refusé d’emprunter les chemins tracés. Plus que toute autre chose, il chérissait son libre arbitre et son indépendance. Il vouait un amour sans limite à la musique.
Colette Magny, sa tante, l’entraîne d’abord comme guitariste dans ses tournées militantes. [cliquer ici pour lire la suite de l'article]

 

 

 

 

Colete et Christophe MAGNY - 1974 - article La MarseillaiseLire également le témoignage paru sur Ndarinfo évoquant "sa tante, Colette Magny qu’il a accompagné comme bassiste, chanteuse connue pour son anticonformisme et son militantisme et lui a sans doute transmis cette amour de la « bonne musique » quelle qu’en soit sa provenance."

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:12

Urgent-Meeting.jpgExtrait de l'article de Jean-Jacques Birgé publié sur son blog sur Mediapart :

Dans le cadre du projet Urgent Meeting mené par le Drame, il y a vingt ans, "nous avions proposé à des musiciens d'horizons extrêmement divers de venir chez nous enregistrer une pièce sur un thème proposé au choix. D'habitude, on se rencontre pour jouer. Il s'agissait de jouer pour se rencontrer. On s'installait le matin, nous les invitions à déjeuner dans un bon restaurant et nous enregistrions ensemble l'après-midi. Trente-trois répondirent à notre invitation et non des moindres : Colette Magny, Raymond Boni, Geneviève Cabannes, Didier Malherbe, Michèle Buirette, Pablo Cueco, Youenn Le Berre, Michael Riessler, Laura Seaton, Mary Wooten, Jean Quarlier, François Tusques, Dominique Fonfrède, Michel Godard, Gérard Siracusa, Yves Robert, Denis Colin, Louis Sclavis, Vinko Globokar pour un premier CD, Brigitte Fontaine, Frank Royon Le Mée, Henri Texier, Valentin Clastrier, Joëlle Léandre, Michel Musseau, Stéphane Bonnet, Jean-Louis Chautemps, György Kurtag, Didier Petit, Luc Ferrari, Hélène Sage, Carlos Zingaro, René Lussier pour le second volume intitulé Opération Blow Up. La musique avait été un prétexte pour tenter de comprendre ce que signifie d'être musicien, de composer dans l'instant et d'appréhender sous des angles différents le monde où nous évoluons".

 

 

Dans un autre article posté sur son blog, évoquant Catherine Ribeiro, Jean-Jacques Birgé écrit :

 

Catherine Ribeiro était ma troisième voix, avec Brigitte Fontaine et Colette Magny. Sérieuse rockeuse en transe quand la fragile Brigitte et la solide Colette incarnaient le jazz, le free et un certain contempo qui ne trouverait jamais son nom. Tout cela n'était qu'illusion. Ces trois prêtresses marchaient toutes sur la corde raide, vocale, politique, lyrique, révolutionnaire, parfois tombaient, se relevaient toujours. Ces muses me donnèrent le courage de gueuler dans notre désert encombré. D'avoir joué avec les deux autres, j'oubliai celle qui hurlait le plus fort, de sa voix chaude de passionaria meurtrie, la plus psychédélique aussi.  [...] Colette est morte en 1997 ; il serait temps que la jeunesse la découvre. Catherine s'est fait discrète, ne retrouvant jamais la fougue de la sienne, avec ses rythmes envoûtants et les envolées électriques du cosmophone furieusement côte ouest. Seule Brigitte a survécu, renaissant de ses cendres il y a vingt ans. La persévérance garantit la persistance.

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