21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 12:07

Christophe-MAGNY.jpgExtrait de l'article paru sur Mondomix :

 

Christophe Magny nous a quittés le 15 avril 2013, âgé de 60 ans et un mois. Il s’est donné la mort à Saint-Louis du Sénégal, lieu de vie qu’il avait adopté en alternance avec Paris, depuis 2006.

Ce choix radical, qui laisse abasourdis sa famille et ses amis, ressemble à ceux qu’il n’a cessés de faire, tout au long de sa vie. Brillant esprit, il a toujours refusé d’emprunter les chemins tracés. Plus que toute autre chose, il chérissait son libre arbitre et son indépendance. Il vouait un amour sans limite à la musique.
Colette Magny, sa tante, l’entraîne d’abord comme guitariste dans ses tournées militantes. [cliquer ici pour lire la suite de l'article]

 

 

 

 

Colete et Christophe MAGNY - 1974 - article La MarseillaiseLire également le témoignage paru sur Ndarinfo évoquant "sa tante, Colette Magny qu’il a accompagné comme bassiste, chanteuse connue pour son anticonformisme et son militantisme et lui a sans doute transmis cette amour de la « bonne musique » quelle qu’en soit sa provenance."

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Pierre Prouveze
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:12

Urgent-Meeting.jpgExtrait de l'article de Jean-Jacques Birgé publié sur son blog sur Mediapart :

Dans le cadre du projet Urgent Meeting mené par le Drame, il y a vingt ans, "nous avions proposé à des musiciens d'horizons extrêmement divers de venir chez nous enregistrer une pièce sur un thème proposé au choix. D'habitude, on se rencontre pour jouer. Il s'agissait de jouer pour se rencontrer. On s'installait le matin, nous les invitions à déjeuner dans un bon restaurant et nous enregistrions ensemble l'après-midi. Trente-trois répondirent à notre invitation et non des moindres : Colette Magny, Raymond Boni, Geneviève Cabannes, Didier Malherbe, Michèle Buirette, Pablo Cueco, Youenn Le Berre, Michael Riessler, Laura Seaton, Mary Wooten, Jean Quarlier, François Tusques, Dominique Fonfrède, Michel Godard, Gérard Siracusa, Yves Robert, Denis Colin, Louis Sclavis, Vinko Globokar pour un premier CD, Brigitte Fontaine, Frank Royon Le Mée, Henri Texier, Valentin Clastrier, Joëlle Léandre, Michel Musseau, Stéphane Bonnet, Jean-Louis Chautemps, György Kurtag, Didier Petit, Luc Ferrari, Hélène Sage, Carlos Zingaro, René Lussier pour le second volume intitulé Opération Blow Up. La musique avait été un prétexte pour tenter de comprendre ce que signifie d'être musicien, de composer dans l'instant et d'appréhender sous des angles différents le monde où nous évoluons".

 

 

Dans un autre article posté sur son blog, évoquant Catherine Ribeiro, Jean-Jacques Birgé écrit :

 

Catherine Ribeiro était ma troisième voix, avec Brigitte Fontaine et Colette Magny. Sérieuse rockeuse en transe quand la fragile Brigitte et la solide Colette incarnaient le jazz, le free et un certain contempo qui ne trouverait jamais son nom. Tout cela n'était qu'illusion. Ces trois prêtresses marchaient toutes sur la corde raide, vocale, politique, lyrique, révolutionnaire, parfois tombaient, se relevaient toujours. Ces muses me donnèrent le courage de gueuler dans notre désert encombré. D'avoir joué avec les deux autres, j'oubliai celle qui hurlait le plus fort, de sa voix chaude de passionaria meurtrie, la plus psychédélique aussi.  [...] Colette est morte en 1997 ; il serait temps que la jeunesse la découvre. Catherine s'est fait discrète, ne retrouvant jamais la fougue de la sienne, avec ses rythmes envoûtants et les envolées électriques du cosmophone furieusement côte ouest. Seule Brigitte a survécu, renaissant de ses cendres il y a vingt ans. La persévérance garantit la persistance.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 17:07

 

 

 

 

Vidéo réalisée à l'occasion de la soirée "Hommage au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier", animée par Edwy Plenel. Deux comédiens, Aurélia Puchault et Benoît Di Marco ont réalisé des lectures d'extraits de biographies tirées du Maitron, dont celle de Colette Magny. Cette soirée à l’Hôtel de ville de Paris, le 19 décembre 2012, a été organisée à l'occasion de la sortie du NOUVEAU MAITRON TOME 8 (Lem à Mel).
Captation et montage vidéo : Jeanne Menjoulet

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 15:11

Extrait de la dépêche AFP :

 

Le guitariste américain de jazz et blues Mickey Baker est mort mardi à l'âge de 87 ans à son domicile, près de Toulouse. Mickey Baker, né en 1925 à Louisville (Kentucky), a connu le succès aux  Etats-Unis dans les années 50 comme musicien d'accompagnement (il joue dans la version originale de "Shake, Rattle and Roll" de Big Joe Turner) et comme  artiste solo, avec le tube "Love is strange", repris dans de nombreux films depuis.

Il s'installe en France dans les années 60, à la suite d'autres musiciens américains dont Memphis Slim, son ami avec qui il a joué plusieurs fois. Il a également accompagné plusieurs chanteurs français, comme Billy Bridge, Ronnie Bird, Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Colette Magny et Chantal Goya.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:02

ethiopiques2013.jpgDans le cadre des Ethiopiques de mars, le printemps des solidarités 2013 a programmé le dimanche 17 mars au Boucau (Pyrénées-Atlantiques), un après-midi hommage à Colette Magny...et les Enfants d'Ama Lurra avec Mônica Passos/guitare, chant, Beñat Achiary/ perc, chant, Philippe de Ezkurra / accordéon, chant et Julen Achiary/ perc, chant.

 

Plus d'info : cliquez ici

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 15:01

Extrait de l'article de Michel Kemper publié sur le site Nos enchanteurs :

 

Une rue Colette Magny ? C’est le Conseil de quartier Pont-de-Flandre, dans le nord du 19e arrondissement de Paris, là où se trouvaient les anciens abattoirs de la Ville, qui vient de prendre cette décision, en même temps qu’ont été rebaptisées les artères attenantes en rue Bernard-Têtu (du nom d’un médecin généraliste ayant jadis exercé ici) et rue Henri-Verneuil, le réalisateur de La vache et le prisonnier et de Week-end à Zuydcoote.

La Magny ! Un nom qui semble sortir, non du néant, mais du total oubli. Une que l’administration des Postes ne risque pas de retenir pour illustrer un timbre – pas assez consensuelle, la Magny ! – mais qu’un Conseil de quartier a retenu pour la postérité.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:56

coffretLA.jpgA l'occasion de la parution d'un coffret hommage à Louis Aragon, 30e anniversaire de sa mort, on retrouve une chanson de Colette Magny.

Un coffret de 6 disques avec des poèmes chantés par Colette Magny, Maya, Monique Morelli, Martine Sarri, Catherine Sauvage, Francesca Solleville, Annick Cisaruk, Jacques Bertin, Jacques Douai, Michel Maestro,James Ollivier, Marc Ogeret…

Plus d'info : http://www.editions-eponymes.fr/louis_aragon-hommage__p122929.html

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 20:42

Extrait du compte-rendu du Conseil de quartier Pont de Flandre :

 

Changement d’adresse à la résidence Michelet

Les noms des trois nouvelles rues ont été choisis par les habitants de la résidence dans une concertation organisée par la Mairie. Les noms plébiscités sont :
- Rue Henri Verneuil : réalisateur et scénariste de cinéma
- Rue Bernard Têtu : médecin généraliste ayant exercé dans la résidence Michelet dès sa construction
- Rue Colette Magny : chanteuse auteur-compositeur longtemps habitante de l’avenue de Flandre.

Ci-dessous le plan du quartier avec la localisation et la mise en évidence des 3 nouvelles rues (rue Henri Verneuil, rue Colette Magny, rue Bernard Têtu) et les nouvelles adresses des bâtiments :

rue-Magny.jpg

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:14

maitron.jpgLe tome 8 du Maitron (dictionnaire biographique du mouvement ouvrier / mouvement social) est annoncé pour le mois de novembre 2012.


Ce huitième volume de la 5e période – dans la série qui comportera douze tomes ; comprenant chacun un volume papier réunissant plus de 400 biographies et qui offre l’accès gratuit à la totalité du site maitron-en-ligne ; couvrira les lettres Lem à Mel.


Ainsi, dans ce nouveau tome seront présentées les biographies de syndicalistes comme Edmond Maire ou Léon Matarasso, de résistants comme Missak Manouchian ou Arthur London, d’hommes politiques français comme Georges Marchais, Gilles Martinet ou Pierre Mauroy, de femmes engagées comme Maria Antonietta Macciocchi ou Colette Magny, d’historiens comme Emmanuel Leroy Ladurie ou Claude Liauzu, d’écrivains tels que François Mauriac ou Jean-François Lyotard, de cinéastes comme Chris Marker…

 

Plus d'information pour commander : cliquez ici

 

 

 

 

 

 

 

MAGNY Colette, Marie, Armande, Eugénie

 

Née le 31 octobre 1926 à Paris, morte le 12 juin 1997 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) ; auteur-compositeur-interprète ; figure majeure de la chanson engagée dans les années 1960-1980.


Fille de Georges Magny (né le 7 octobre 1874 à Épineau-les-Voves, Yonne), commis-épicier, chef de rayon, contremaître (goûteur de vins et de fromages) et de Fernande Collas (née le 23 août 1891 à Montmorillon, Vienne), sensible aux pratiques artistiques (théâtre notamment), Colette Magny fut élevée à Paris (XIVe arr.) dans l’aisance jusqu’aux revers professionnels de son père. La famille s’installa trois ans à Reims, puis à Boulogne-Billancourt, son père étant directeur de la coopérative alimentaire de Renault. À la mort de Georges Magny, Fernande travailla comme caissière et commença étonnamment, et avec réussite, une carrière d’actrice de théâtre.
Secrétaire dactylo bilingue pour l’OCDE, à Paris, gênée par une obésité précoce, Colette Magny, encouragée par Claude Luther, trouva dans le jazz et dans le répertoire des chanteuses noires la possibilité de mettre en valeur une voix exceptionnelle. Elle quitta au bout de quinze ans son travail et commença à chanter en anglais dans les cabarets de la Rive Gauche, notamment au Cabaret de la Contrescarpe, en s’accompagnant à la guitare. Elle y admira Francesca Solleville chantant Merde à Vauban de Léo Ferré ; elle y rencontra François Tusques, musicien de free-jazz, un temps son complice musical.
Éveillée à la politique par la Guerre d’Algérie, notamment par un violent affrontement, survenu en 1962 devant son domicile, rue de Grenelle, entre partisans de l’Algérie française et des Algériens, elle appuya les milieux anticolonialistes.
La télévision lui donna une notoriété dans le cadre du conservatoire de Mireille et, en 1963, le succès de sa chanson Mélocoton, enregistrée chez CBS, la propulsa au hit-parade. Elle assura la première partie de Sylvie Vartan à l’Olympia. Mais, dotée d’un tempérament exigeant et fougueux, elle ne se satisfaisait pas de cette percée. Refusant de chanter à nouveau Mélocoton, comme de se spécialiser dans les standards américains, comme Saint James Infirmary, répertoire où elle excellait, elle s’orienta vers des textes poétiques français (Victor Hugo, dont une belle évocation de la classe ouvrière [Les Tuileries], Arthur Rimbaut, Max Jacob, Tristan Tzara, Rainer Maria Rilke, Louis Aragon, Antonio Machado) et des citations politiques, faisant des collages de textes (dont ceux de Jean-Paul Sartre), chantant la Révolution cubaine, tout en utilisant les sonorités du jazz. Sa maison de disques américaine, CBS (qui avait racheté son premier éditeur : Odéon), accueillit mal cette œuvre unique et remarquable. Lorsque le représentant de la maison de disque lui dit « ce Sartre est un communiste », elle lui aurait, selon son témoignage, renversé son bureau sur les jambes. Accueillie à Chant du Monde, un éditeur proche du Parti communiste où elle y connut une grande liberté pour faire une œuvre hors norme puisant dans le free-jazz et la musique classique, avec des textes très personnels. Si elle eut une audience considérable dans les milieux militants, les médias la boudèrent. Elle appartint, un temps court au Parti communiste, sans perdre son esprit critique, mais c’est dans la mouvance du mouvement critique de 1968 qu’elle se reconnut. Son Vietnam 67, bissé lors de sa première présentation au TNP, lui valut une grande popularité dans la jeunesse engagée.
Son concierge, originaire du Nord lui fit découvrir le milieu populaire des bassins miniers, expérience qui l’inspira. Elle chanta à la fête de l’Humanité, à la fête du PSU, dans les Maisons des jeunes et de la culture, dans les usines en grève… Son humour, son auto-dérision facilitèrent des coopérations artistiques diverses, par exemple avec le peintre Ernest Pignon-Ernest. Elle chanta les Femmes en lutte avec Catherine Ribéro, fut acclamée par les gauchistes au rythme de son Répression répression (1972) mais se méfia de la pression des militants et ne seclia à aucune chapelle. Avec Anne-Marie Fijal, la musique garda une place importante dans ses productions. En 1991, dans Kevork, elle évoqua les injustices et le péril écologique. Sa production fut de plus en plus créative, originale, déroutante même. La télévision lui consacra quelques émissions où elle se montra souvent provocante.
Elle avait abandonné son petit appartement de la rue des Flandres et sa 2 CV pour le Rouergue, à Verfeil-sur-Seye (Tarn-et-Garonne) où elle fonda l’association culturelle Act’2. C’est toujours vers le monde populaire que son regard se tournait. « Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! » aimait dire cette artiste engagée.
Elle a abandonné les droits de son œuvre à la Fondation de France.  

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:48

Extrait de « Le Chant du monde : une firme discographique au service du progressisme (1945-1980) », de Michèle Alten,  publié sur ILCEA

Lorsque paraît le disque connu sous le nom de sa première chanson, « Vietnam 67 », la critique unanime, du Figaro à l’Humanité et au magazine Diapason, salue l’originalité créatrice de l’auteur-compositeur-interprète Colette Magny. Trois qualités majeures lui sont reconnues : l’inventivité de ses textes, souvent composés de collages et de citations littéraires ou philosophiques, l’audace de ses musiques, inspirées du free-jazz, et enfin la qualité de sa voix, comparable à celle des chanteuses de blues noires américaines. Là s’arrête le consensus. En effet la force contestataire du disque ne permet aucun accommodement idéologique (Magny, 1967). Les messages sont virulents et mêlent dénonciation et confiance dans la révolution. Chaque chanson possède une spécificité d’écriture textuelle et musicale qui constitue la richesse de l’album. Et à l’intérieur même de chaque chanson, plusieurs styles se marient. Le parlé-chanté, utilisé pour la proclamation des messages didactiques, se mêle souvent à des musiques aux allures de ritournelle, utilisées pour le développement argumentaire. Lorsqu’elle défend le combat des ouvriers de Saint-Nazaire, Colette Magny joue sur deux registres contrastés : l’appel à la mobilisation s’exprime par un cri tandis qu’un rythme de valse évoque les marées noires bretonnes et la vie des ouvriers du port. Le titre « Choisis ton opium » apparaît comme un clin d’œil à la musique de gospel. Le refrain, à la pulsation très marquée, contraste avec les couplets, faits d’un jeu de citations, exprimant la supériorité intellectuelle du marxisme. La chanson de dénonciation la plus noire met en scène la détresse d’une jeunesse confrontée à un monde inhumain et elle se termine par l’espoir incarné par la révolution cubaine. L’héroïsme des communistes vietnamiens est mis en scène dans une écriture musicale tendue qui culmine dans un salut au peuple combattant. Quant aux couches moyennes des pays industrialisés, elles sont invitées à rejoindre leurs alliés naturels, les exploités. Ici encore un contraste oppose l’adresse directe, martelée à l’interlocuteur et l’évocation de la prise de conscience sur une musique dansante aux effets vocalisants.

Par son mélange d’engagement idéologique et d’inventivité poétique et musicale, cet album est l’expression d’une contre-culture engagée et progressiste. Isolée sur la scène française, Colette Magny, qui enregistre sous le label Chant du Monde jusqu’en 1984, trouvera un lointain prolongement dans le travail de l’italienne Giovanna Marini. Publié également par le Chant du Monde, son groupe de femmes mêle radicalité politique et recherches vocales contemporaines (Marini, 1980). Dans sa Cantate de tous les jours, elle commente avec acidité la répression des manifestations, les migrations économiques et le fossé entre les exploités et les intellectuels. Mais à la fin des années 1970 la confiance dans l’avenir faiblit et le messianisme politique a vécu.

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