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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 16:14
L'insurrection poétique

EPM vient d'éditer dans le cadre du Printemps des poètes 2015 le CD L'insurrection poétique sur lequel on peut entendre Répression de Colette Magny.

Dans sa présentation EPM écrit :

Quand la poésie change le monde...

"La poésie peut encore sauver le monde en transformant la conscience" Lawrence Ferlinghetti
Fait de langue, la poésie est aussi, et peut-être d'abord, « une manière d'être, d'habiter, de s'habiter » comme le disait Georges Perros.
Parole levée, vent debout ou chant intérieur, elle manifeste dans la cité une objection radicale et obstinée à tout ce qui diminue l'homme, elle oppose aux vains prestiges du paraître, de l'avoir et du pouvoir, le voeu d'une vie intense et insoumise. Elle est une insurrection de la conscience contre tout ce qui enjoint, simplifie, limite et décourage. Même rebelle, son principe, disait Julien Gracq, est le « sentiment du oui ». Elle invite à prendre feu.
Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes

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Sur le blog La faute à Diderot, un billet coup de cœur de Lucien Wasselin est consacré à la critique de ce disque :

Une anthologie sonore : l’insurrection poétique

Il fut un temps où la poésie voulait changer le monde. Aujourd’hui, c’est l’économie qui mène ce dernier et la politique veut simplement accompagner les prétendues révolutions industrielles, agro-écologiques ou technologiques tandis que la poésie a quasiment disparu du catalogue des grands éditeurs. On sait ce que ça veut dire : cet accompagnement vise à "libéraliser" encore plus le monde du travail et cette disparition vise à étouffer toute voix discordante… Heureusement, de temps en temps, il nous est rappelé que la poésie n’est pas morte. C’est le cas avec ce CD, "L’Insurrection poétique", édité par EPM dans le cadre du Printemps des poètes 2015. Le choix a été fait par Bernard Ascal, un orfèvre en la matière puisqu’il met en musique et chante de nombreux poètes et qu’il dirige la collection Marc Robine (Poètes & Chansons) chez EPM. 23 plages qui nous renvoient à cette époque où les poètes prônaient "l’insurrection de la conscience contre tout ce qui enjoignait, simplifiait, limitait et décourageait" ! Du moins témoignaient-ils alors de nos espoirs et de nos luttes. Aujourd’hui, c’est le silence total sur les ondes : on n’entend plus guère Léo Ferré, Julos Beaucarne, Colette Magny ou Rosalie Dubois. Les chanteurs majoritairement, de nos jours, bercent pour mieux endormir le cher auditeur, voire l’abrutir. Rien de tel ici ; parmi ceux cités plus haut, on retrouve Colette Magny, Rosalie Dubois et Julos Beaucarne. Mais tout est à écouter. Belles voix, interprétations traversées par l’enthousiasme propre aux lendemains dont on espérait qu’ils allaient chanter, textes de poètes, chansons populaires, comédiens (comme Gérard Philippe l’inoubliable disant Liberté de Paul Éluard), interprètes oubliés des ondes (comme Jean-Roger Caussimon)… Tout est bon, tout est excellent ; le choix de Bernard Ascal est impeccable ; la preuve, c’est qu’on aimerait dix CD comme celui-là. Ascal donne même à entendre des auteurs occasionnels de chansons devenues mythiques (comme Sartre chanté par Marc et André), Le déserteur de Boris Vian interprété par Marc Robine…, il se fait même une place discrète avec deux extraits de ses précédents enregistrements (l’un de Fleuve atlantique, l’autre de Cahier du retour au pays natal) parus chez le même label.

Et, ce qui ne gâte rien, la pochette est illustrée d’après une affiche de Mai 68 ; de quoi être submergé par la nostalgie ! On est à l’opposé des soixante-huitards de salon qui encombrent les plateaux de la télé ! Mieux, on a envie de continuer le combat. Et, en plus, Jean-Pierre Siméon, le Directeur artistique du Printemps des poètes, signe une préface sur la pochette du disque, préface placée sous un exergue du poète beat Lawrence Ferlinghetti : "La poésie peut encore sauver le monde en transformant la conscience". Du travail nous attend !

Répression - Colette Magny

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 14:20

Le 8 mars 2015, France Musique affirme et revendique la place des femmes dans la création musicale et propose une journée de musiques exclusivement composées par des femmes protagonistes de leur époque.

De la musique sacrée à l'opéra contemporain, du jazz à la comédie musicale américaine : 24h de programmes à partir de minuit à suivre sur l'antenne et sur francemusique.fr.

> 15h – 16h : Les greniers de la mémoire par Karine Le Bail
Le cri au féminin : Colette Magny, Catherine Sauvage, Catherine Ribeiro, Francesca Solleville, Anne Sylvest
re…

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 10:49

Les Nuits de France Culture - 02/03/2015

"Dans la famille coup de poing, Ferré c'est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils et moi la mère", ainsi se décrivait Colette Magny. C'est pourtant tout en douceur, tendresse et mélancolie qu'elle était apparue à l'orée des années 60 avec son seul grand succès public, "Melocoton". Une chanson qui a traversé la moitié d'un siècle et semble là pour longtemps encore.
Colette Magny chantait le blues, elle chantait sa poésie, Victor Hugo, Rimbaud, Rilke, et Aragon et aussi Guevara, Héraclite, Louise Labé, Platon et bien d'autres. Elle chantait des ballades, la révolution, le tiers-monde, les déshérités, les minorités.
"C'était une grande, elle a choisi une voie originale, à elle, un peu en dehors de la chanson française" disait d'elle Jean Ferrat.
En dehors de la chanson française, il n'est pas sûr que Colette Magny y ait été de sa volonté. On peut même dire qu'on l'y aura un peu poussée. Pas souvent bienvenue sur les radios ou à la télévision. Était-elle de trop ou simplement en trop ? Trop forte, trop grave, trop révoltée, trop en colère ? Sans doute.
Oui, trop exigeante, trop intransigeante.
En 1988, David Jisse, pour Opus, prenait des nouvelles d'une voix déjà un peu oubliée, celle de Melocoton, qui disait "si on ne me laisse pas chanter ce que je veux, je préfère me taire".

Rediffusion de l'émission Opus - Colette Magny de 1988 : cliquez ici

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:29

Une plongée dans l’underground français de 1968 à 1980 - Mercredi 11 Février 2015 à 18h
Dans le cadre des Master Classes, Zebrock met en place une conférence sur l’underground français des années 70. Une rencontre qui sera menée par l’artiste Franco Mannara dans une approche artistique et historique.

L’Underground des années 70 est une génération méconnue en France. Et pourtant cette musique fut celle d'une jeunesse militante qui s’est obstinée à faire sa révolution - notamment sur le plan symbolique - au regard des conformismes de tout poil. La conférence fera un tour d’horizon des artistes et œuvres qui ont incarnés ce phénomène : Colette Magny, Lard Free, Mahjun, Magma, Alain Kan, Areski & Brigitte Fontaine, François Tusques…

Plus d'informations : cliquez ici

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:50
Une rare émotion

Billet publié sur le blog Culturehd :

Colette Magny. Chansons pour Titine

Loin d’être une nouveauté, « Chansons pour Titine » est un album collector qui est de plus en plus difficile à trouver. Principalement édité en vinyle et plus rarement en CD, voilà une chanteuse oubliée du grand public à tort.

Colette Magny était une des rares représentante dans le répertoire blues français capable d’attaquer des légendes comme « Strange Fruit » de Nina Simone ou « Love me tender » de Presley avec une rare émotion. Un caractère bien trempé, une voix puissante et envoûtante doublée d’une pianiste hors pair, il serait cependant réducteur de limiter Colette Magny à ces deux facteurs.

Artiste engagée d’extrême gauche C.Magny dénonçait les travers de son époque avec des motifs récurants comme le racisme, la guerre au Viêtnam et la bêtise humaine au sens large. Colette Magny chantait et touchait au plus profond de votre âme.

Morte quasiment dans l’anonymat en 1997, Colette Magny laissera 10 albums dont le fameux chansons pour Titine en 1983. Le titre « Strange Fruit » emprunté à Nina Simone vaut le détour à lui tout seul avec un piano magistral et une émotion à en dresser les poils sur la tète.

Un Dimanche, si la pochette noire de cet album dépasse du bac d’un marché au puces, forcez le vendeur et acheter sans condition.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:51
Chant pour les enfants du Chili

Lu sur le blog araucaria-de-chile :

Des artistes ont proposé, en 1977, au Secours populaire de graver un disque, pour financer les cantines populaires. Le témoignage de Léon Dujardin, extraits.

« Les chanteurs -il y avait des chanteurs parmi les Chiliens- ont imaginé une autre forme de solidarité, un disque(1) pour le Chili (...). Ils étaient venus nous trouver, au Secours populaire, pour nous demander de prendre en charge la fabrication, tout. C'était Michel Piccoli et sa secrétaire qui s'occupaient de demander à chaque auteur/acteur de renoncer à leurs droits.

Je suis allé voir l'agence qui protège les auteurs, acteurs et interprètes pour qu'eux aussi renoncent à leurs droits. Ce qu'ils ont accepté. C'est Barclay qui l'a fabriqué (le disque) et nous a pris le minimum : le disque nous revenait à 4 francs et était vendu 40. Ca faisait beaucoup. Cela permettait d'envoyer de l'argent pour les cantines du Chili. Ce qui les a fait vivre, je crois, pendant plus d'un an (...). Au point que Maxime Le Forestier, qui démarrait à l'époque, avait été très surpris du nombre de disques qu'on avait vendus. Il m'a dit : jamais je n'en ai vendus autant (fin 1978, un million de repas ont été offerts - en mai, le comité EDF-GDF, à lui seul, a vendu de quoi en financer 24 000. » NDLR

(1) Le disque sorti le 20 décembre 1977, comptait avec les chansons de Georges Brassens, Julien Clerc, Jean Ferrat, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Colette Magny, Yves Montand, Mouloudji, Georges Moustaki, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Anne Sylvestre.

Dans le disque du SPF pour les enfants du Chili, Colette Magny y chante L'écolier soldat

Chant pour les enfants du Chili

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 18:48

Pour le Blog de Superfly Records, Jacques Denis a demandé à Jean-Jacques Birgé son Top 5 des années 70 autour du jazz, etc. des années 70 en France :

Michel Magne "Carillon dans l’eau bouillante"
J'avais 7 ans en 1959 lorsque j'ai découvert Musique Tachiste de Michel Magne, compositeur de musiques de films inventif qui avait demandé à Sempé d'illustrer chaque pièce sur le livret inséré dans la pochette. Ce vinyle marque peut-être le début de ma vocation, un mix entre bruits, électronique et orchestre évoquant chaque fois une histoire.

Catherine Ribeiro "Âme debout"
En 1971 Brigitte Fontaine, Colette Magny et Catherine Ribeiro étaient nos mères de l'invention (Mothers of Invention dans le texte). Dans ce disque je suis également touché par la présence de mon ami disparu Claude Thiébaut qui joue du percuphone, un instrument créé par Patrice Moullet. J'ai toujours joué d'instruments auxquels personne d'autre n'avait recours.

Jacques Thollot "Cécile"
Mort récemment, Jacques Thollot n'est pas seulement un grand batteur, c'était aussi un compositeur très original. J'adore la culture encyclopédique qu'il insuffle à son travail. En France le jazz ne veut rien dire parce qu'il ne swingue pas (it don't mean a thing 'cause it ain't got that swing, référence à un morceau de Duke Ellington sur des paroles de Irving Mills), mais quoi que ce soit de vivant et d'inventif, en relation avec l'improvisation et les traditions européennes, peut être appelé du jazz !

Colette Magny "Répression"
Un de mes tubes favoris de 1971. Années d'or pour la révolution, dans tous les sens imaginables. J'ai eu la chance d'enregistrer et jouer avec Colette il y a vingt ans. Son humour était épatant et sur scène elle possédait un naturel que j'essaie d'adopter autant que possible. Ici Beb Guérin et Barre Phillips étaient tous deux à la contrebas
se.

Ilhan Mimaroglu "Tract: A Composition Of Agitprop Music For Electromagnetic Tape Part II"
Une longue pièce pour terminer ce Top 5 de mes jeunes débuts. Même année. Partiellement composée et enregistrée à l'American Center, boulevard Raspail à Paris, un endroit où nous avions l'habitude de nous rendre sans savoir ce qui s'y passait. Jazzmen, rockers, poètes faisaient continuellement des performances. Un Drame Musical Instantané y donna son premier concert. Bakounine, Brecht, Marx, etc. figurent dans le miroir parfait de cette époque.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 19:11

Contrairement à ce que dit le chroniqueur de SUN, le son unique, Nantes n'est pas le seule ville possédant une rue Colette Magny, il y a aussi une rue Colette Magny à Paris 19e...

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 09:38
Chloé Lacan / Colette Magny

Un article de Ouest-France, rend compte d'un concert de Chloé Lacan le 15 novembre à Redon. La chanteuse y précise : « J'écris la plupart des textes et des musiques. Ce soir, il n'y en avait que trois qui n'étaient pas de moi dont les hommages à Nina Simone et à Colette Magny ».
L'article détaille ainsi que "à la fin du spectacle Chloé Lacan et ses musiciens ont rendu hommage à Colette Magny en chantant « Rock me more and more »."

A écouter en cliquant ici

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 21:19

En tout cas, Colette Magny fait son entrée sur le site http://célébrités.fr

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