Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 15:37

101femmes.jpgVient de paraître un livre de Jean-Paul Damaggio aux Editions La Brochure comprenant les portraits de 101 femmes (250 pages, format 16X24, 20 euros).

Extrait de l'introduction de l'ouvrage :

Une majorité de Françaises dans ce livre ?
Inévitable pour un Français.
Une large majorité d’intellectuelles et d’artistes ?
Inévitable pour un livre s’appuyant sur les traces.
Une large majorité de bourgeoises ?
Inévitable vu le contexte des temps passés.
Une majorité de gauche ? Sans doute mais le féminisme de droite n’est pas moins précieux !
[...] Les cent une présentes ici ont seulement le mérite d’avoir donné une voix, une écriture, un cri à la vie réelle. Un mérite doublement méritoire car il s’agit de femmes. Et les absentes, les évidentes oubliées ? Loin de l’idée d’un dictionnaire qui arrête la vie, vous ne lisez dans ces pages, qu’un temps qui passe, le mien. Des individualités au croisement de ma propre individualité. Loin de toute hiérarchie ! Bien sûr, on va me reprocher telle ou telle absente incontournable et je peux donner des noms… mais n’ayant aucun lien avec le Japon, vous ne trouverez aucune japonaise… Parmi les oubliées je pense à l’Italienne Chiara Ingrao, à la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, à la Péruvienne Arredondo Sybilla, à la Française Elisabeth Badinter, pourtant en bonne place dans ma bibliothèque, à la Mexicaine Angeles Mastretta, et à la philosophe de partout Hannah Arendt. Des zones du monde sont aussi totalement négligées car je ne suis pas allé partout.
Vont-elles se reconnaître celles qui peuvent me lire ? Même si les fragments d’un puzzle, ne disent rien du puzzle, j’ai préféré les fragments. Je les espère significatifs ; en lui-même, le fragment n’autorise pas plus le mensonge que le tableau général, même s’il est un terrain favorable au mensonge par omission !
Si vous pouviez reconstituer l’ensemble, en déceler une vérité heureuse, en faire surgir un champ de coquelicots, alors j’en goûterais mieux mon silence que j’appelle de mes vœux.

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Les 101 femmes du livre :

Hypatie, Aliénor d’Aquitaine, Christine de Pisan, Jeanne d’Arc, Jeanne d’Albret, Olympe de Gouges, Marie-Jeanne Roland, Mary Wollstonecraft, Claire Lacombe, Pauline Léon, Henriette d’Angeville, Eugénie Niboyet, Manuela Sáenz,  Clémentine de Como, Flora Tristán, Aurore Dupin (G. Sand), Jeanne Deroin, María-Felicia García, Ernestine Rose, Athénaïs Mialaret, Louise Michel, Pauline Kergomard, Hubertine Auclert, Séverine, Clara Zetkin, Nellie Melba, Jeanne Chauvin, Robertine Barry, Marguerite Durand, Citoyenne Sorgue, Camille Claudel, Jeanne Bouvier, Maria Curie, Gabrielle Duchêne, Maria Montessori, Rosa Luxemburg, Alexandra Kollontaï, Judith Cladel, Madeleine Pelletier, Magdeleine Paz, Dolores Ibarruri, Tina Modotti, Martha Desrumaux, May Picqueray, Gabriela Mistral, Oum Kalthoum, Isolina Carillo, María Zambrano Alarcón, Henriette Alphen-Nizan, Simone de Beauvoir, Danielle Casanova, Rosa Parks, Dominique Rolin, Violeta Parra, Madeleine Parent, Eliane Victor, Benoîte Groult, Idea Vilariño, Rossana Rossanda, Rosario Castellanos, Colette Magny, Frédérique Hébrard, Gisèle Halimi, Simone Veil, Pauline Julien, Agnès Varda, Hebe de Bonafini, Christa Wolf, Anna Walentynowicz, Luce Irigaray, M. L. Rivara de Tuesta, Esther Chávez Cano, Francesca Solleville, Anne Zelensky, Dacia Maraini, Fatima Mernissi, Wassyla Tamzali, Ellen Jane Willis, Angela Davis, Marie-Victoire Louis, Susana Baca, Michèle Riot-Sarcey, Maria Rosa Cutrufelli, Isabelle Stengers, Latifa Ben Mansour, Pascale Froment, María Téllez Dora, Ramona, Chahla Chafiq, Nadia El Fani, Nina Pacari, Sara Beatriz Guardia, Juliette Noureddine, Talisma Nasreen, May Chidiac, , Lila Downs, Darina Al Joundi, Lori Berenson, Michela Marzano, Camilla Vallejo

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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 17:55

Critique de disque publiée sur PlanetGong le 25/12/2011 :
 

Magny-cooperation.jpgColette Magny -
Colette Magny EP

(CBS ; 1963)

 

 

    Cet EP quatre titres (ou « super 45 tours ») est le premier disque de la carrière de Colette Magny, une des rares chanteuses françaises dont la l’expressivité de la voix est comparable à celle des plus grandes chanteuses américaines. Le disque commence par un morceau très dansant, un standard du jazz dixie-land, « Basin’ Street Blues », popularisé par Louis Armstrong à la fin des années 1920. L’accompagnement musical de la version de Colette Magny est impressionnant, et laisse la part belle à l’orgue – joué par Georges Arvanitas. La chanson suivante, « Co-opération » est un exemple de la qualité de composition et d’interprétation de Magny et des musiciens qui l’accompagnent.

    Cet EP a valu à Colette Magny un succès immédiat, en raison de « Melocoton », la chanson qui ouvre la face B. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette chanson, sa découverte sera un choc : paroles tristes et naïves, accompagnement musical dépouillé à l’extrême… La voix de la chanteuse se révèle incroyablement saisissante et poignante, et d’une beauté douloureuse qui ne peut que marquer l’auditeur pour longtemps. « Melocoton » a toujours été la chanson la plus connue de Colette Magny, au point de reléguer au second plan ses compositions plus « sérieuses » et engagées, quelques années plus tard : Magny refusa longtemps d’interpréter « Melocoton » en concert, préférant privilégier des « chansons à textes » et expliquant au public « Melocoton est mort au Viêt-Nam. »

    Pour achever cet exceptionnel EP, Colette Magny rend une interprétation parfaite de « Nobody knows when you’re down and out », qui sera repris et adapté en français quelques années plus tard par Nino Ferrer sous le titre « Le Millionnaire ». A présent que Colette Magny est quasiment tombée dans l’oubli, il est probable que la meilleure méthode pour se procurer ce 45 tours est de fouiller dans les vide-greniers, les marchés aux puces et les brocantes.

 

Liste des chansons :

Face A :
Basin’ Street Blues * (Spencer Williams)
Co-opération * (Colette Magny)

 

Face B :
Melocoton * (Colette Magny)
Nobody knows you when you’re down and out (Ida Cox)

 

 

Publié dans : Critiques disques/spectacles
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 14:16

drott.jpgLu dans "Music and the elusive revolution - Cultural Politics and Political Culture in France, 1968-1981" d'Eric Drott, publié à l'Université de Californie (2011) :

 

Extrait (p87) :

Les fusions entre la chanson avec le jazz d'avant-garde se retrouvent dans la collaboration de Brigitte Fontaine avec l'Art Ensemble of Chicago dans son album de 1970 "Comme à la radio", ou dans le travail de Colette Magny avec François Tusques et d'autres musciens de free jazz français sur l'album de 1972 "Répression".

 

Extrait (page 92) :

Alors que le yéyé et les variétés tendaient tous deux vers le divertissement en n'abordant que très rarement les questions politiques, la chanson, depuis les chansonniers du 19e siècle, a une longue tradition de chronique et d'analyse de l'actualité. En tant que tel, il n'est pas étonnant de trouver beaucoup de grandes figures de la chanson française d'après-guerre qui abordent, soit directement ou indirectement, les événements de mai 68. C'est le cas de Jean Ferrat ("Au printemps de quoi rêvais-tu?" et "Pauvres petits cons"), Claude Nougaro ("Paris mai"), Georges Moustaki ("Le temps de vivre"), et Colette Magny ("Nous sommes le pouvoir").

 

Extrait (page 150) :

L'année suivant la publication de "Intercommunal Music", François Tusques (avec Vitet, Guérin, Juan Valoaz, et Noël McGhie) a collaboré sur un album de Colette Magny intitulé "Répression" (1972). Alors que la deuxième face reprend deux chansons chantées par Magny, avec une composition du bassiste Barre Philipps, la première face de l'album reprend une "suite" jazz de dix neuf minutes intitulé "Oink Oink". Réminiscence de précédents albums comme "Freedom Now Suite" de Max Roach, "Oink Oink" se compose d'une série de courtes pièces écrites par Tusques sur lesquels Magny récite des fragments de discours et  d'écrits de différents responsables du Black Panther Party. Particulièrement notable est que la musique qui constitue le premier des quatre mouvements de la suite, "Babylone USA", recycle l'essentiel du "Portrait d'Erika Huggins" [composé précédemment par Tusques]. [...] La sensation de perte, de chaos du «Portrait» a disparu. Il n'y a aucune improvisation, aucun blanc émanant de la section rythmique, aucune originalité de studio, et rien comme l'effondrement qui a incité les prises répétées entendues dans «Portrait». Le refrain peut être le même, mais il est dépouillé des qualités transgressives du free jazz. Absentes aussi sont les implications programmatiques de "Intercommunal Music". L'utilisation d'un refrain influencé par le R&B dans "Oink Oink" est approprié étant donné le sujet du récitatif de Magny, cela ne sert pas le même type de fonction illustrative comme c'était le cas pour "Intercommunal Music".

Publié dans : Etudes
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 13:17

Extrait dépêche AFP du 26/09/2011 :

 

Le Conseil de Paris qui se réunit de lundi 26 à mercredi 28 septembre 2011 a à son programme quelque 900 délibérations, sur l'hébergement d'urgence, la rentrée scolaire, ou sur une taxe de balayage vieille de 140 ans que la majorité du maire Bertrand Delanoë (PS) veut réformer. [...]

Des délibérations sont également prévues sur le projet d’héliport d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), souhaité par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, mais refusé par la majorité municipale, sur la gratuite des consultations juridique et comptable pour les très petites entreprises, ou sur des nouveaux noms de rues (Colette Magny, Henri Verneuil, Alain Bashung).

 

Publié dans : Article
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 15:50

Extrait des Echos du conseil d'arrondissement parus sur dixneufinfo.com :

 

Lundi 19 septembre 2011, les élus du 19e arrondissement de Paris se sont penchés, pendant une heure, sur les 70 délibérations à l’ordre du jour. La très grande majorité concernait l’attribution de subventions à différentes associations, mais aussi l’attribution de noms aux nouvelles voies prévues résidence Edmond Michelet.

Trois délibérations concernaient l’attribution de noms de rues, dans le cadre de l’aménagement de la résidence Edmond Michelet. L’attribution des noms « rue Colette Magny », « rue Bernard Têtu », médecin ayant exercé dans la résidence, et « rue Henri Verneuil », a été adoptée par le conseil d’arrondissement. « De vrais noms de rues, qui plus est des personnalités locales, une bonne façon d’associer les habitants à l’amélioration de leur cadre de vie au quotidien », s’est félicitée Léa Filoche, conseillère chargée de la politique de la ville.

 

 


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