9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:48
De cabaret en cabaret

Lu sur le site de Jean-Marie Quiesse :

Le cabaret à chansons Le Virgule a ouvert ses portes à Caen (Calvados) en 1967 sous la direction artistique de Jean Marie Quiesse. Il a cessé officiellement de fonctionner en tant que Cabaret à chansons le 29 mai 1970. Luc Bérimont, poète et réalisateur de l'émission "La Fine Fleur de la chanson française" disait de cette expérience : Nous avons découvert Le Virgule, c'est une pépinière d'artistes, un exemple unique. Ils ont fait un travail considérable. Beaucoup des artistes de l'époque ont mené une très belle carrière [parmi lesquels Colette Magny]. De nombreux contacts ont eu lieu à l'époque avec "Les Baladins" d'Auray (puis celui de Nantes), et surtout avec l'autre cabaret caennais "La Prairie" ouvert par Jacques Lebouteiller et Serge Langeois. Serge a continué à assurer la programmation du Virgule pendant quelques temps après le départ de Jean Marie Quiesse.

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Évoquant ses débuts de chanteur, Jean-Marie Rivier précise : "Après plusieurs spectacles à Caen, au "Virgule" avec Jean-Marie Quiesse, je me suis retrouvé au cabaret "Les Baladins" à Auray pour le remplacer. Patrig Le Masson, le maître des lieux, m'a engagé pour y chanter les deux mois d'été et lorsque Patrig a ouvert le "Bâteau-Lavoir" à Nantes, il m'a demandé de faire l'ouverture. C'est là que j'ai vraiment appris mon métier et que j'ai rencontré de nombreux artistes comme Gilles Servat, Colette Magny, Roger Masson, Paul Barrrault, Jacques Serizier, Monique Morelli et bien d'autres..."

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 11:36
Nous sommes le pouvoir

A lire sur le blog de la radio belge Radio 68, l'analyse critique complète du disque Mai 68 de Colette Magny : "un disque à écouter car Magny rend compte de l'atmosphère révolutionnaire sous un angle purement humain. Elle ne se cache pas derrière des idées ou des slogans mais elle met l'individu au premier plan, sa joie et son enthousiasme, mais aussi ses frustrations et ses échecs".

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 12:56
Et ça crie, gémit, grogne et hurle

Lu sur le blog Merzbo-Derek :

Et ça crie, gémit, grogne et hurle. Et ça fait rage comme la classe ouvrière en colère s’exprimant d’une même voix. Et ça crépite tels les feux de la révolution. Et ça cherche à désosser le système… Ici on milite pour un peuple sans classes, à une époque où la presse, faut pas croire, faisait déjà le trottoir aux côtés de ceux qui détenaient le pouvoir. Faut pas faire l’idiot international, faut laisser circuler la majorité ironisait Colette Magny.

Répression aura été un album engagé comme peu l’ont alors été (ce qu’il continue d’être d’ailleurs). Répression aura été largement boudé en son temps, ne trouvant qu’un petit public par avance acquis à sa cause. Répression n’a étrangement jamais été réédité.

Sur scène Colette Magny laissait d’abord s’exprimer un trio constitué de François Tusques, Beb Guérin et Guem, avant d’entamer un tour de chant en duo avec le second, puis de proposer aux Panthères Noires de débouler. Les Panthères, sur Répression, ce sont Bernard Vitet, Juan Valoaz, François Tusques, Beb Guérin, Barre Philips et Noël McGhie. Brigitte Fontaine enregistra Comme à la radio avec l’Art Ensemble Of Chicago. Colette Magny réalisa quant à elle des disques avec certains des musiciens de free français s’étant illustrés au cours des sessions parisiennes du label BYG, mais aussi avec le Free Jazz Workshop (sur Transit), futur Workshop de Lyon.

L’initiation au free, Colette Magny la doit à François Tusques, Bernard Vitet et Beb Guérin. Ils lui firent écouter Albert Ayler, Frank Wright, Don Cherry, Alan Silva ou Sunny Murray, et grâce à eux, elle abandonna la traditionnelle structure couplet / refrain : elle reconnut dans le free un cri de révolte représentatif d’une période, selon elle, « génératrice d’angoisse ».

Répression met en musique, collectivement, une suite de textes-collages. A l’intérieur de la pochette sont croqués Bobby Seale, Eldridge Cleaver et Huey Newton dont les pamphlets sont plus ou moins repris sur des airs de marche obsessionnels rappelant parfois le meilleur de la première mouture du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden. Chez Colette Magny les chansons ne sont pas débitées en trois minutes, pour la radio ; au contraire sont-elles architecturées en de longues incantations progressivement gagnées par l’esprit de révolte.

Du genre :

« Babylone morose, mère de l’obscénité par tes B52, tes atrocités,

Géant tentaculaire, gendarme du monde,

Tes ballons de dollars on les crèvera,

Pieuvre en papier-monnaie, ton centre éclatera,

Tes tentacules on te les coupera.

BABYLONE U.S.A.

Les culs de la bourgeoisie twistent

Bientôt le talon de fer des classes dominantes ne sera plus que

BAVE-LAVE dans Babylone en flammes,

Babylone, fais gaffe à tes tentacules,

La démence déferle sur toi, les peuples se soulèvent,

La marée haute de la Révolution va balayer tes rivages.

Les nazis ont assassiné six millions de Juifs,

L’Amérique raciste, cinquante millions de Noirs,

Quatre siècles d’esclavage ç’en est assez.

GUNS BABY GUNS

La longue marche des indiens CHEROKEE sur la « piste des larmes »,

Dépossédés de leurs terres, massacrés,

Faisons taire les voix de la prudence :

Les cris de notre souffrance guideront nos actions,

Il y a une différence considérable entre trente millions de Noirs désarmés

Et trente millions de Noirs armés jusqu’aux dents.

CHEROKEE CHEROKEE GET GUNS AND BE FREE »

Répression fut censuré par l’O.R.T.F. en un temps où Marchais et Krivine arrivaient parfois à dire des choses en direct à la télé. Colette Magny n’en eut pas l’occasion. Pas plus qu’elle n’obtint du Ministère aux Affaires Culturelles sa licence de musicienne ambulante qui lui aurait permis de chanter dans les jardins publics.

Et ça crie, gémit, grogne et hurle

Colette Magny interprète Répression (version 1983)

Babylone USA - Colette Magny

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 14:11

De la version originale mise en musique par Colette Magny, aux reprises diverses

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Colette Magny

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Yves Montand

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Bertrand Belin

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Camélia Jordana et Bertrand Belin

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Jehan

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Dédée de Marseille

Les Tuileries (Victor Hugo, Colette Magny) par Jacques Douai

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 23:14
La mort me hante

Lu dans "Elle court, elle court la nuit" de Jean-Michel Gravier (ed.Ecriture, 16/04/2014) :

"C'est à la télé que j'ai vu ces derniers temps les choses les plus belles. (...) Un après-midi, par hasard, Catherine Ribeiro est venue dire bonjour à Claude Olievenstein, invité du jeudi : Colette Magny chantait et, avec du bleu dans la voix, elle "voulait danser jusqu'à la mort". Catherine est venue l'embrasser, l'enlacer, et leurs deux voix se sont enlacées, embrassées. A travers l'écran artificiel de mon petit poste Darty, une sorte de charme est passé. Et nous aussi, on aurait voulu danser avec elles. Jusqu'à l'amour" (novembre 1979)

La mort me hante
La vie m'épouvante
Dans ces limites acceptées
Je vivrais pleinement ma vie
En douleurs attentives
En plaisirs épanouis

L'autre me fait chier
J'ai moins d'espace
Mais qu'est-ce que je ferais toute seule ?
Mais qu'est-ce que je ferais toute seule ?

J'aurais tant aimé danser
Jusqu'à la fin de mes jours
J'aurais tant aimé danser
Jusqu'à la fin de mes jours
J'aurais tant aimé danser
Jusqu'à la fin de mes jours

à ce sujet Catherine Ribeiro écrit : 'Colette souviens-toi... Nous avons dansé ensemble... Une fois à l'Olympia, une autre fois, un après-midi sur Antenne 2... Nous avons fait "un tabac"... C'était au temps où nous avions bien des audaces et du courage aussi. J'espère que tu m'entends... Je t'embrasse tendrement. Catherine."

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 23:34
à Colette Magny

Page 93 de "Amours debout... Amours couchées", poésies de Maurice Fanon, textes réunis par Yannick Mathias (Ed. L'Harmattan, 04/2014)

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:52
Aux origines de la carrière de Graeme Allwright

Dans un article que La Croix lui consacre, Graeme Allwright revient sur ses débuts de chanteur :

"J’ai travaillé dans des mondes différents, le théâtre, le vignoble, l’apiculture. J’ai aussi été maçon, plâtrier, vitrier. Cela m’a vite fait progresser, y compris pour l’argot. À l’époque de la Contrescarpe, j’ai commencé à adapter des chansons que j’aimais. Colette Magny, qui appréciait mon travail, m’a présenté à Mouloudji, qui m’a proposé de faire un disque. Tout est parti de là. Qui a tué Davy Moore, de Bob Dylan, Jolie bouteille, de Tom Paxton, ou Jusqu’à la ceinture, de Pete Seeger, ont été parmi mes premiers succès, largement radiodiffusés."

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:33

Dans son émission "L'Atelier de la création", Irène Omélianenko s'intéressera le mercredi 12 février 2014 de 23h à minuit à "L'underground musical français post-68 et pré-punk".

Dans la présentation de cette émission, France Culture précise notamment :

"Placé entre deux mouvements musicaux médiatisés (le yéyé et le punk), la génération underground, de 1968 à 1977, est méconnue en France.

Cette musique fut celle d'une jeunesse militante qui a cru en la révolution.

N'étant pas de purs hommes d'art isolés de toute réalité, ces artistes, en mettant la main à l'organisation économique, ont su trouver une cohérence entre leurs idéaux et leurs pratiques de la musique. L'auto-production s'est donc faite naturellement pour cette génération de musiciens.

La musique underground était diverse : on y trouvait de la musique progressive mais aussi de la chanson barrée comme Brigitte Fontaine ou Albert Marcoeur , du free rock comme Red Noise et Camizole ou les prémisses de la musique électronique avec Richard Pinhas et Heldon.(...)

Ces dernières années, les éditions "Le mot et le reste" ont consacré quelques livres à ce mouvement dont l'ouvrage d'Eric Deshayes et Dominique Grimaud "L'underground musical en France".

Différents artistes de cette période interviendront dans l’émission dont François Tusques, pianiste de free jazz et accompagnateur de Colette Magny. "Transit" de Colette Magny sera également diffusée.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:52
Obsogram reprend Co opération

En concert à la Jouandière à Carquefou (44) le 07/02/2014, le duo électro nantais Obsogram a repris la chanson de Colette Magny Co opération.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 22:26

Conférences sur le Blues, le Jazz et les Musiques Actuelles / Chansons protestataires et industrie du disque - Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

"Chanson contestataire au féminin : Magny-tude et longitude"
Conférence par Michel Kemper
Il y a des colères qui soulèvent le monde, des voix qui élèvent la chanson. Colette Magny est et reste une de ces voix, une de ces colères. Tricarde du métier car indisciplinée, elle en reste une des plus belles ertés. Retour sur cette dame et celles qui, plus modestement, posent leurs mots dans les pas de la Magny.
Mardi 11 février 2014 de 18h à 20h - Conservatoire d'Amiens

Plus d'information : cliquez ici

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