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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 16:12
Elle a toujours proclamé ses vérités, ses douleurs et ses colères

Un peuple crève à l'ordre bout du monde, les fusillés ont encore fonctionné. De Léo Ferré à Colette Magny,en passant par Jean Ferrat ou Bernard Lavilliers, l'amitié franco-chilienne a souvent été déclinée en chansons. tour à tour politique, poétique et même anecdotique.

Lu sur La Franco latina, un billet intitulé "Colette Magny chante El Aparecido, de Víctor Jara" d'Eduardo Olivares Palma :

Auteur, compositeur et interprète viscéralement engagée, Colette Magny a toujours proclamé ses vérités, ses douleurs et ses colères à coup de chansons, de jazz, de blues et de rock

En 1975 elle enregistre, avec Maxime Le Forestier et Mara, l’album « Chili, un peuple crève ». [1] Colette Magny y reprend trois chansons d’auteurs compositeurs chiliens : Gracias a la vida, de Violeta Parra et, de Victor Jara, que les militaires avaient déjà assassiné à Santiago, Herminda de la Victoria et El Aparecido. C’est cette dernière chanson qu’elle interprète ici avec la participation de la chanteuse Mara et l’accompagnement du contrebassiste de jazz Patrice Caratini.

[1] Chili, un peuple crève... (Maxile le Forestier / Colette Magny /Mara) . (33 tours 30 cm, Prod. APCMUR, distr. Chant du Monde, LDX-74.599).

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 12:06
Décès de Bernard Vitet

Article de Francis Marmande publié dans Le Monde :

Né à Paris, le 26 mai 1934, compositeur, trompettiste et multi-instrumentiste, Bernard Vitet est mort le 3 juillet 2013, des suites d'insuffisance respiratoire.

On peut sans difficulté dresser l'inventaire de soixante ans de musiques à travers sa carrière : discographie et rencontres. Musiques ? Oui, jazz, java, chanson, musique contemporaine, recherches électro-acoustiques, inventions dadaïstes, bruitisme... Musiques comme pensée du monde. Musiques en tout sens et dans toutes les directions. Tant, à la discrétion, Vitet ajoute un sens poétique de la liberté, dans chacun de ses sons, chacun de ses silences, chacun de ses gestes.

Capable de figurer sur quelques titres de Brigitte Bardot, comme de créer un oratorio à partir du poème de Francis Ponge, La Guêpe ; autant capable de moments de théâtre (Rideau !, avec le collectif Un Drame musical instantané), que d'un autobiographique Bric-à-Brac (avec Jac Berrocal). Ce qui ne fera plus ricaner que les malchanceux de l'invention. Bernard Vitet devrait aujourd'hui servir de repère désorienté à tant de musicien(ne)s qui tentent de "sortir de la route ordinaire".

L'imiter, ce serait immédiatement faire autre chose.

Au début des années 1950, Bernard Vitet se lance dans des études de cinéma. Voie des grands doués, des désirants qui rêvent d'apprendre sans études académiques. Or, il entend Miles Davis. Adieu caméra, travellings, panoramiques, on continuera le film par d'autres routes. Il plonge dans la musique et se met à la trompette. Prenant part à toutes les révolutions de la musique improvisée en France et en Europe, il commence par les clubs (l'orchestre de Forenbach au Tabou) et les musiciens de sa génération : Jef Gilson, André Hodeir, Yvan Jullien, Jean-Louis Chautemps, François Jeanneau, Georges Arvanitas avec qui il enregistre en 1960.

COMPAGNONS D'ARMES

Son premier album s'appelait Surprise-Partie, toute une époque. Il alterne la musique contemporaine (Parmegiani, le GRM, Groupe de recherche musicale de l'ORTF), et les très lucratifs aussi bien qu'amusants studios (Gainsbourg, Claude François, Barbara, Brigitte Bardot). On le trouve vite aux côtés des novatrices, Colette Magny, Brigitte Fontaine, Françoise Achard, Tamia.

En jazz, il fait ses classes dans les bases américaines et au Club Saint-Germain – avec Johnny Griffin, Don Byas, Solal, Portal ou Barney Wilen. En 1964, coup d'éclat, il cofonde avec François Tusques le groupe Free Jazz, premier du genre en France. "Demain, telle est la question !" "Changement de siècle", "Forme du jazz à venir", tous les titres d'Ornette Coleman ont valeur de programme pour Bernard Vitet. Ses compagnons d'armes se nomment maintenant Anthony Braxton ou Sunny Murray. Il joue avec Shepp, Jac Berrocal, Jean Guérin ou Steve Lacy. Participe aux collectifs free d'Alan Silva, de Tusques ou de Von Schlippenbach.

Comme on ne saurait être que le contemporain de son époque, il aura eu la chance de partager la scène avec Lester Young ou Don Cherry, Chet Baker ou Jean-Luc Ponty, Django ou Eric Dolphy. Il travaille aussi pour le théâtre et le cinéma (notamment Les Cœurs verts d'Edouard Luntz, avec Chautemps et Henri Renaud, 1966). En 1972, il se présente à Châteauvallon avec le Michel Portal Unit (No, no But It May Be), et amorce une carrière de petit inventeur d'instruments ingénieux ou marrants qu'il abandonne aussi bien à la fin du concert : trompette à anche, cor multiphonique, contrebasse à tension variable, alto à sifflets, claviers de poêles à frire et pots de fleurs, horloges modales, il ravitaille Georges Aperghis en bidules sonores.

En 1976, il forme, avec Jean-Jacques Birgé et Francis Corgé (à eux deux, ils ont son âge), Un Drame musical instantané. Laboratoire inspiré, mixes de poésie, théâtre, radio, jazz, musique expérimentale, instruments traditionnels, lutherie électronique, il y a là un réservoir d'idées et de sons pour mille ans.

Birgé l'évoque sur son blog avec affection : "Le vin rouge, le tabac brun et les pétards l'auront tout de même conservé jusqu'à l'âge de 79 ans, un record si l'on songe à sa vie, réglée comme du papier à musique, mais quelle drôle de composition ! Elle pouvait souvent sembler avancer en dépit du bon sens. Cela ne le gênait pas. Il adorait les paradoxes, les contrepèteries et les équations expérimentales. De ce côté, il n'avait pas son pareil, excité par toute nouvelle expérience tout en cultivant une nostalgie empreinte d'une culture générale qui nous surprenait toujours. Sa présence à un repas faisait monter d'un cran le niveau intellectuel de toute la tablée. Fin latiniste, amateur de littérature, compositeur féru de Bach, Schönberg, Monk et Guillaume de Machaut, on sait l'importance que Miles Davis exerça sur ses jeunes années." Vivant, voilà, Bernard Vitet était vivant. Libre et vivant.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:19

Lu dans Libération (extrait de l'article de Gilles Renault) :

Au tout début de l’été 89, un festival voit le jour : à deux ou trois noms près (Elvis Costello, Noir Désir), sa programmation ressemble étrangement à une démarque du Printemps de Bourges ou des Francofolies, avec ses allures de célébration de la chanson plus (Colette Magny, Mama Bea Tekielski) ou moins (Catherine Lara, Charlélie Couture) contestataire des années 70/80. Un quart de siècle plus tard, sur l’immuable site verdoyant de la presqu’île du Malsaucy, la confusion n’est plus de mise, car les Eurockéennes de Belfort sont devenues entre-temps une référence sur le circuit estival des grands rendez-vous continentaux.

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Published by Pierre Prouveze
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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:10
En 1997

Dans l'ouvrage "Chronique de l'année 1997" (Editions Chronique - 128 pages) sont rassemblés tous les faits et moments phares de l'année 1997, les jours joyeux, les jours tristes ou les jours extraordinaires : le clonage de Dolly, le séjour de Jean-Paul II à Sarajevo, la dissolution de l'Assemblée nationale, Tony Blair nommé premier ministre, l'arrestation de Pol Pot...

Mois après mois, c'est un retour sur les événements politiques, culturels ou sportifs qui ont fait date.

Dans la rubrique nécrologique de juin 1997 :

En 1997
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Published by Claude Richard
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 11:51

Lu sur le blog de Jean-Jacques Birgé :

"Catherine Ribeiro était ma troisième voix, avec Brigitte Fontaine et Colette Magny. Sérieuse rockeuse en transe quand la fragile Brigitte et la solide Colette incarnaient le jazz, le free et un certain contempo qui ne trouverait jamais son nom. Tout cela n'était qu'illusion. Ces trois prêtresses marchaient toutes sur la corde raide, vocale, politique, lyrique, révolutionnaire, parfois tombaient, se relevaient toujours. Ces muses me donnèrent le courage de gueuler dans notre désert encombré".

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 10:07

Christophe-MAGNY.jpgExtrait de l'article de François Bensignor paru sur Mondomix et Rewni:

Christophe Magny nous a quittés le 15 avril 2013, âgé de 60 ans et un mois. Il s’est donné la mort à Saint-Louis du Sénégal, lieu de vie qu’il avait adopté en alternance avec Paris, depuis 2006.

Ce choix radical, qui laisse abasourdis sa famille et ses amis, ressemble à ceux qu’il n’a cessés de faire, tout au long de sa vie. Brillant esprit, il a toujours refusé d’emprunter les chemins tracés. Plus que toute autre chose, il chérissait son libre arbitre et son indépendance. Il vouait un amour sans limite à la musique.

Colette Magny, sa tante, l’entraîne d’abord comme guitariste dans ses tournées militantes. Installé à Madrid, au milieu des années 70, il accompagne le succès de Gwendal en Espagne, où le groupe breton va remplir des stades. Au sein de CBS Espagne (actuel Sony Music), il contribue à faire émerger la jeune scène rock des années 80, accompagne Frank Zappa ou les Clash en tournée, entre dans l’univers des grands du flamenco… CBS France l’accueille dans son équipe Europe à Paris. Puis il prend la direction du label Chrysalis, alors au catalogue d’Ariola. Il va développer les carrières d’Ultravox, Pat Benatar, Billy Idol, Huey Lewis, etc. Sa relation avec Sinead O’Connor sera fusionnelle. Il procède à la mise en place de Chrysalis France, label indépendant qu’il dirige jusqu’à la revente de la maison mère par ses fondateurs, en 1991. Christophe décide alors de rompre avec le show-business pour se lancer dans l’écriture.

Sa rencontre avec des hommes de médecine Navajos, invités à La Villette pour des démonstrations de peintures de sable, l’entraîne dans une quête auprès d’eux en Arizona. Il en tire un superbe récit de voyage, La Voie de la Nuit : Cérémonies de guérison des Indiens Navajos (Éditions Alphée, 2008). Journaliste, on a pu lire ses articles dans Mondomix et surtout dans le Petit Atlas des Musiques du Monde (Mondomix / Cité de la Musique, 2006) auquel il a très largement contribué. Traducteur de l’anglais au français, son travail sur La Maison au Citronnier de Sandy Tolan (Flamarion, 2011), a été particulièrement remarqué.

Christophe avait contribué activement au lancement du festival Métissons à Saint-Louis du Sénégal, où de nombreux amis le pleurent, comme ailleurs dans monde.

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Lire également le témoignage paru sur Ndarinfo évoquant "sa tante, Colette Magny qu’il a accompagné comme bassiste, chanteuse connue pour son anticonformisme et son militantisme et lui a sans doute transmis cette amour de la « bonne musique » quelle qu’en soit sa provenance."

 

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Published by Pierre Prouveze
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 15:12

Urgent-Meeting.jpgExtrait de l'article de Jean-Jacques Birgé publié sur son blog sur Mediapart :

Dans le cadre du projet Urgent Meeting mené par le Drame, il y a vingt ans, "nous avions proposé à des musiciens d'horizons extrêmement divers de venir chez nous enregistrer une pièce sur un thème proposé au choix. D'habitude, on se rencontre pour jouer. Il s'agissait de jouer pour se rencontrer. On s'installait le matin, nous les invitions à déjeuner dans un bon restaurant et nous enregistrions ensemble l'après-midi. Trente-trois répondirent à notre invitation et non des moindres : Colette Magny, Raymond Boni, Geneviève Cabannes, Didier Malherbe, Michèle Buirette, Pablo Cueco, Youenn Le Berre, Michael Riessler, Laura Seaton, Mary Wooten, Jean Quarlier, François Tusques, Dominique Fonfrède, Michel Godard, Gérard Siracusa, Yves Robert, Denis Colin, Louis Sclavis, Vinko Globokar pour un premier CD, Brigitte Fontaine, Frank Royon Le Mée, Henri Texier, Valentin Clastrier, Joëlle Léandre, Michel Musseau, Stéphane Bonnet, Jean-Louis Chautemps, György Kurtag, Didier Petit, Luc Ferrari, Hélène Sage, Carlos Zingaro, René Lussier pour le second volume intitulé Opération Blow Up. La musique avait été un prétexte pour tenter de comprendre ce que signifie d'être musicien, de composer dans l'instant et d'appréhender sous des angles différents le monde où nous évoluons".

 

 

Dans un autre article posté sur son blog, évoquant Catherine Ribeiro, Jean-Jacques Birgé écrit :

 

Catherine Ribeiro était ma troisième voix, avec Brigitte Fontaine et Colette Magny. Sérieuse rockeuse en transe quand la fragile Brigitte et la solide Colette incarnaient le jazz, le free et un certain contempo qui ne trouverait jamais son nom. Tout cela n'était qu'illusion. Ces trois prêtresses marchaient toutes sur la corde raide, vocale, politique, lyrique, révolutionnaire, parfois tombaient, se relevaient toujours. Ces muses me donnèrent le courage de gueuler dans notre désert encombré. D'avoir joué avec les deux autres, j'oubliai celle qui hurlait le plus fort, de sa voix chaude de passionaria meurtrie, la plus psychédélique aussi.  [...] Colette est morte en 1997 ; il serait temps que la jeunesse la découvre. Catherine s'est fait discrète, ne retrouvant jamais la fougue de la sienne, avec ses rythmes envoûtants et les envolées électriques du cosmophone furieusement côte ouest. Seule Brigitte a survécu, renaissant de ses cendres il y a vingt ans. La persévérance garantit la persistance.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:07

 

 

 

 

Vidéo réalisée à l'occasion de la soirée "Hommage au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier", animée par Edwy Plenel. Deux comédiens, Aurélia Puchault et Benoît Di Marco ont réalisé des lectures d'extraits de biographies tirées du Maitron, dont celle de Colette Magny. Cette soirée à l’Hôtel de ville de Paris, le 19 décembre 2012, a été organisée à l'occasion de la sortie du NOUVEAU MAITRON TOME 8 (Lem à Mel).
Captation et montage vidéo : Jeanne Menjoulet

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 14:11

Extrait de la dépêche AFP :

 

Le guitariste américain de jazz et blues Mickey Baker est mort mardi à l'âge de 87 ans à son domicile, près de Toulouse. Mickey Baker, né en 1925 à Louisville (Kentucky), a connu le succès aux  Etats-Unis dans les années 50 comme musicien d'accompagnement (il joue dans la version originale de "Shake, Rattle and Roll" de Big Joe Turner) et comme  artiste solo, avec le tube "Love is strange", repris dans de nombreux films depuis.

Il s'installe en France dans les années 60, à la suite d'autres musiciens américains dont Memphis Slim, son ami avec qui il a joué plusieurs fois. Il a également accompagné plusieurs chanteurs français, comme Billy Bridge, Ronnie Bird, Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Colette Magny et Chantal Goya.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 18:02

ethiopiques2013.jpgDans le cadre des Ethiopiques de mars, le printemps des solidarités 2013 a programmé le dimanche 17 mars au Boucau (Pyrénées-Atlantiques), un après-midi hommage à Colette Magny...et les Enfants d'Ama Lurra avec Mônica Passos/guitare, chant, Beñat Achiary/ perc, chant, Philippe de Ezkurra / accordéon, chant et Julen Achiary/ perc, chant.

 

Plus d'info : cliquez ici

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