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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:35

Témoignage lu sur le blog Unbehagen :

 

"Visage-Village" : un de mes albums préférés de Colette qui poursuit son travail sur l'impro.
Des textes magnifiques, poétiques, qui en disent long sur elle si l'on sait écouter.

La réédition Scalen était couplée avec son interprétation d'extraits de textes d'Antonin Artaud.
C'est en 1982 pour la sortie de "Bluesy Bluesy Chansons pour Titine", qu'elle dira ces textes sur scène, accompagnée par Anne-Marie Fijal.
Je l'ai souvent vue sur scène à cette époque, dans la région bordelaise et à Avignon au Palais des Papes, grand moment lorsque mon amie sursautait tel un pois du Mexique à chaque mot.
Nous redoutions tellement qu'elle nous déniche, les paupières pailletées et dans un état de conscience éthérée. Nous nous enfoncions dans nos fauteuils et je ressens encore cette émotion particulière, ce moment de grâce, renouvelé par le talent immense de Sami Frey dans le film de Mordillat "En compagnie d'Antonin Artaud" en 1994.
Colette, tant d'amour !
Un parcours difficile pour celle qui quitta les bureaux d'une administration sclérosante pour se retrouver exposée, exposante...
Une chanteuse exceptionnelle que l'on tenta sournoisement de réduire à une chanteuse de blues, le lien était bien facile : une voix profonde + une grosse dame = chanteuse de blues.
Ils n'avaient pas tout à fait tort les bureaucrates de l'industrie musicale, mais ils se sont fourvoyés, empêtrés qu'ils étaient dans leur cliché.
Oui, Colette est une chanteuse de blues, mais de quoi parle-t-on ?
De la forme ? Oui, Colette sait magistralement interpréter les dits "standards", sauf que quand il s'agit du Strange Fruit, y a dégât sur la moquette !
Du fond ? Oui, la ségrégation est universelle, des mines de charbon aux cages à tigres.
Il y aurait tant à dire, qui me blesse à jamais.
Petite soeur d'Artaud, j'entends tes éclats de rire rauque, comme des fêlures si près des miennes que l'on pourrait s'y souder.

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 14:37

101femmes.jpgExtrait du livre de Jean-Paul Damaggio aux Editions La Brochure "Portraits de 101 femmes du monde", pages 147-150 :

Colette Magny (France, Paris, 1926-1997, Villefranche du Rouergue, France)

 

Pas question d'évoquer dans ce livre toutes les chanteuses du monde qui sont parmi nous. Je retiens ton nom suite à un fait simple. En 1980, j'ai conduit jusque chez toi, ma compagne d'alors. J'ai préféré attendre dans la voiture car, par timidité, je ne suis pas d'un naturel à rencontrer les grandes personnalités. Nous étions alors très souvent à Saint-Antonin, en conséquence, il n'était pas compliqué d'aller jusqu'à Verfeuil-sur-Seye, en Tarn-et-Garonne où tu avais élu domicile. Il s'agissait de t'inviter, à titre gratuit, pour venir chanter quelques chansons à Montauban, à l'invitation du PCF, au cours d'uns soirée en l'honneur des femmes.

L'idée de cette initiative féministe, avait fait suite à quelques comportements machos au sein du PCF si bien que ma compagne qui avait tant fait pour cette soirée refusa ensuite d'y participer. De ce soir-là, je ne me souviens que de toi, de ta voix, de ton art.

Par bonheur tu as un jour quitté ton trvail à l'OCDE (Organisation de coopréatioj et de développement économiques) comme secrétaire bilingue et traductrice pour devenir une forme de Bessie Smith, d'Ella Fitzgerald. Donc, en 1963, tu sors un premier 45 tours, deux reprises de Bessie Smith et deux compositions personnelles. Meloctoton devient un tube, le seul de ta carrière : tu passes en lever de rideau à l'Olympia avant le spectacle de Sylvie Vartan et Claude François.

Ensuite tu vivras des hauts et des bas. Avec Maxime Le Forestier et sa compagne Mara, tu te bats pour le Chili en chantant trois chansons de Violetta Parra et Victor Jara. Tu seras de toutes les luttes, de toutes les insoumissions mais en même temps tu indiques :

"Comment se fait-il qu'en 67, par exemple, j'étais au courant de ce qui se passait dans les pays d'Europe de l'Est mais je ne disais rien : pourquoi ? Je me laissais emporter par le mouvement. Je ne veux plus, moins que jamais, me laisser dicter une conduite".

 

Tu as été corpulente dès ton enfance traversée par un drame. Quelque part tu as dit : "Je n'ai pas de vie privée. Ma vie privée se confond avec mon métier", une réaction fréquente chez les femmes. Cette déclaration est venue après cet aveu : petite fille de huit ans et demie, tu as été violée par ton oncle !

Une autobiographie avec Sylvie Vadureau : Colette Magny Ciitoyenne-Blues, Les Editions Mutine, 1996 :

"Je pense que la vie de tout le monde peut être intéressante, mais ça dépend comment c'est raconté. Or, je ne suis pas bonne juge de ce qui est anecdotique ou pas. Il ne faut pas tomber dans la biographie chiante. Alors, il y aura différents éléments écrits par différentes personnes, dont un passage d'analyse musicale".

 

Malgré le faible écho de tes cris et de tes écrits, tu as une postérité :

"Je suis un petit pachyderme de sexe féminin" le titre d'un spectacle de 2009 où, Odja Llorca, à la Maison de la poésie, signe de bouleversantes retrouvailles avec les frissons provoqués par tes chants, avec ton scat à fleur de peau, avec ton swing à faire pleurer de jalousie Bernard Lubat. Inclassable chère Bessie Smith, chère enragée engagée. Ce spectacle est une plongée salutaire dans l'intimité de Simone de Beauvoir qui, pour être l'auteure du Deuxième sexe, ouvrage dont on sait combien il a révolutionné le regard sur le féminisme, bousculé les idées reçues et contribué à l'émancipation de la gent féminine, n'en demeure pas moins une femme éperdument amoureuese de l'écrivain américain Nelson Algren. L'idée de croiser les lettres qu'elle lui envoie consciencieusement; des mois durant, avec des extraits du Deuxième sexe est plus que réussie.

Au même moment une chanteuse belge te croise sur Internet et explique comment elle a repris Meloctoton :

"Axelle Red : Je cherchais la Joan Baez française. C'est une chanson que l'on n'entend plus beaucoup. J'ai été surprise de m'apercevoir que personne ne l'avait reprise. J'ai été heureuse de découvrir cette femme avec cette voix de blues incroyable. Elle était quelqu'un d'engagé, du coup, je me suis beaucoup reconnue dans son personnage. C'est en cherchant sur internet que je suis tombée sur Colette Magny. Pour moi, cela a été une découverte formidable."

 

Mais revenons à toi. Ta musique n'était pas condidérée comme populaire ! Tu n'as pas cédé, tu as gardé la musique populaire des Noirs des USA ! Tu n'as pas cédé, tu as gardé Artaud comme s'il était tonfrère. Tu as un petit texte de présentation que je me permets de reprendre pour mieux te célébrer :

ANTONIN, mon frère, je t'eus connu, je t'eus tue

Momo, môme chiant, je t'ai aimé à première écoute

Je t'aime encore

Tu as craché, vomi, excrémenté pour tous les enfants du monde

Fruit préféré, tu es mon noyau de cerise

La terre, la garce, a tourné autour de toi

Je suis fière de toi, pépère,

Moi, sur le pèse-nerfs, j'ai cassé la bascule

Un demi-siècle passé à doubler de volume

par grands paquets en plus en moins

Je me suis bousculée le tempérament

Au secours, ma douceur, je me démuraille

On court dans le désert, on court dans la steppe

On est toujours au coin de la rue, misérable

D'espace en espace on pédale, toujours dans la semoule

Je t'aime, Momo, parce que tu as osé basculer dans le manque total

Rien de pire, rien de plus beau ne peut me faire exister

J'en meurs.           (CM.)

 

Tu étais consciente que le chemin est loin. Tu avais noté que dans ton village du Sud-Ouest, une soirée antinucléaire c'était deux cent cinquante personnes et le moto-cross : quelque mille personnes. "Tant que cette proportion ne sera pas inversée, c'est comme ça qu'ils auront (ou qu'ils se préparent à accepter) la guerre nucléaire".

 

Un mot pour finir, sur le féminisme. Aussi inclassable que d'habitude. "Il n'y a plus actuellement qu'une catégorie de personnes pour venir m'engueler, ce sont les féministes. elles sont curieuses ; ce sont des féministes qui n'aiment pas les femmes." Pourtant tu es bien sûr une féministe et tu te réjouis des victoires sur l'avortement, la contraception, et tu célèbres leur courage.

Axelle Red se dit également féministe :

"Quand on se promène dans le monde, on s'aperçoit que l'on n'a toujours pas les mêmes droits. Même dans notre culture, quand on voit le nombre de femmes qui subissent la violence dans leur couple. Il y a encore du travail !"

 

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 16:55

Critique de disque publiée sur PlanetGong le 25/12/2011 :
 

Magny-cooperation.jpgColette Magny -
Colette Magny EP

(CBS ; 1963)

 

 

    Cet EP quatre titres (ou « super 45 tours ») est le premier disque de la carrière de Colette Magny, une des rares chanteuses françaises dont la l’expressivité de la voix est comparable à celle des plus grandes chanteuses américaines. Le disque commence par un morceau très dansant, un standard du jazz dixie-land, « Basin’ Street Blues », popularisé par Louis Armstrong à la fin des années 1920. L’accompagnement musical de la version de Colette Magny est impressionnant, et laisse la part belle à l’orgue – joué par Georges Arvanitas. La chanson suivante, « Co-opération » est un exemple de la qualité de composition et d’interprétation de Magny et des musiciens qui l’accompagnent.

    Cet EP a valu à Colette Magny un succès immédiat, en raison de « Melocoton », la chanson qui ouvre la face B. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette chanson, sa découverte sera un choc : paroles tristes et naïves, accompagnement musical dépouillé à l’extrême… La voix de la chanteuse se révèle incroyablement saisissante et poignante, et d’une beauté douloureuse qui ne peut que marquer l’auditeur pour longtemps. « Melocoton » a toujours été la chanson la plus connue de Colette Magny, au point de reléguer au second plan ses compositions plus « sérieuses » et engagées, quelques années plus tard : Magny refusa longtemps d’interpréter « Melocoton » en concert, préférant privilégier des « chansons à textes » et expliquant au public « Melocoton est mort au Viêt-Nam. »

    Pour achever cet exceptionnel EP, Colette Magny rend une interprétation parfaite de « Nobody knows when you’re down and out », qui sera repris et adapté en français quelques années plus tard par Nino Ferrer sous le titre « Le Millionnaire ». A présent que Colette Magny est quasiment tombée dans l’oubli, il est probable que la meilleure méthode pour se procurer ce 45 tours est de fouiller dans les vide-greniers, les marchés aux puces et les brocantes.

 

Liste des chansons :

Face A :
Basin’ Street Blues * (Spencer Williams)
Co-opération * (Colette Magny)

 

Face B :
Melocoton * (Colette Magny)
Nobody knows you when you’re down and out (Ida Cox)

 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 12:17

guide-tombe.jpgExtrait du livre "Guide des tombes d'hommes célèbres" de Bertrand Beyern (Ed. Cherche Midi, décembre 2011)

 

page 261 :    

tombe-livre.jpg

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 12:16

drott.jpgLu dans "Music and the elusive revolution - Cultural Politics and Political Culture in France, 1968-1981" d'Eric Drott, publié à l'Université de Californie (2011) :

 

Extrait (p87) :

Les fusions entre la chanson avec le jazz d'avant-garde se retrouvent dans la collaboration de Brigitte Fontaine avec l'Art Ensemble of Chicago dans son album de 1970 "Comme à la radio", ou dans le travail de Colette Magny avec François Tusques et d'autres musciens de free jazz français sur l'album de 1972 "Répression".

 

Extrait (page 92) :

Alors que le yéyé et les variétés tendaient tous deux vers le divertissement en n'abordant que très rarement les questions politiques, la chanson, depuis les chansonniers du 19e siècle, a une longue tradition de chronique et d'analyse de l'actualité. En tant que tel, il n'est pas étonnant de trouver beaucoup de grandes figures de la chanson française d'après-guerre qui abordent, soit directement ou indirectement, les événements de mai 68. C'est le cas de Jean Ferrat ("Au printemps de quoi rêvais-tu?" et "Pauvres petits cons"), Claude Nougaro ("Paris mai"), Georges Moustaki ("Le temps de vivre"), et Colette Magny ("Nous sommes le pouvoir").

 

Extrait (page 150) :

L'année suivant la publication de "Intercommunal Music", François Tusques (avec Vitet, Guérin, Juan Valoaz, et Noël McGhie) a collaboré sur un album de Colette Magny intitulé "Répression" (1972). Alors que la deuxième face reprend deux chansons chantées par Magny, avec une composition du bassiste Barre Philipps, la première face de l'album reprend une "suite" jazz de dix neuf minutes intitulé "Oink Oink". Réminiscence de précédents albums comme "Freedom Now Suite" de Max Roach, "Oink Oink" se compose d'une série de courtes pièces écrites par Tusques sur lesquels Magny récite des fragments de discours et  d'écrits de différents responsables du Black Panther Party. Particulièrement notable est que la musique qui constitue le premier des quatre mouvements de la suite, "Babylone USA", recycle l'essentiel du "Portrait d'Erika Huggins" [composé précédemment par Tusques]. [...] La sensation de perte, de chaos du «Portrait» a disparu. Il n'y a aucune improvisation, aucun blanc émanant de la section rythmique, aucune originalité de studio, et rien comme l'effondrement qui a incité les prises répétées entendues dans «Portrait». Le refrain peut être le même, mais il est dépouillé des qualités transgressives du free jazz. Absentes aussi sont les implications programmatiques de "Intercommunal Music". L'utilisation d'un refrain influencé par le R&B dans "Oink Oink" est approprié étant donné le sujet du récitatif de Magny, cela ne sert pas le même type de fonction illustrative comme c'était le cas pour "Intercommunal Music".

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Published by - dans Etudes
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:17

Extrait dépêche AFP du 26/09/2011 :

 

Le Conseil de Paris qui se réunit de lundi 26 à mercredi 28 septembre 2011 a à son programme quelque 900 délibérations, sur l'hébergement d'urgence, la rentrée scolaire, ou sur une taxe de balayage vieille de 140 ans que la majorité du maire Bertrand Delanoë (PS) veut réformer. [...]

Des délibérations sont également prévues sur le projet d’héliport d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), souhaité par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, mais refusé par la majorité municipale, sur la gratuite des consultations juridique et comptable pour les très petites entreprises, ou sur des nouveaux noms de rues (Colette Magny, Henri Verneuil, Alain Bashung).

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 13:50

Extrait des Echos du conseil d'arrondissement parus sur dixneufinfo.com :

 

Lundi 19 septembre 2011, les élus du 19e arrondissement de Paris se sont penchés, pendant une heure, sur les 70 délibérations à l’ordre du jour. La très grande majorité concernait l’attribution de subventions à différentes associations, mais aussi l’attribution de noms aux nouvelles voies prévues résidence Edmond Michelet.

Trois délibérations concernaient l’attribution de noms de rues, dans le cadre de l’aménagement de la résidence Edmond Michelet. L’attribution des noms « rue Colette Magny », « rue Bernard Têtu », médecin ayant exercé dans la résidence, et « rue Henri Verneuil », a été adoptée par le conseil d’arrondissement. « De vrais noms de rues, qui plus est des personnalités locales, une bonne façon d’associer les habitants à l’amélioration de leur cadre de vie au quotidien », s’est félicitée Léa Filoche, conseillère chargée de la politique de la ville.

 

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:54

40_ans.pngÀ l'occasion de l'anniversaire des médiathèques (16-20 novembre), les Médiathèques La Roche-sur-Yon Agglomération proposera une exposition présentée lors de cette semaine de festivités de sleevefaces.

 

Qu'est-ce q'une Sleeveface ?
Littéralement « tête de pochette », une sleeveface est la photo d'une personne prise avec une pochette de 33 tours sur laquelle est reproduite une partie du corps humain, de sorte que les deux s'intègrent parfaitement. L'idée est de créer l'illusion parfaite et ne faire qu'un avec le disque.

 

Chacun est invité à laissez parler sa créativité en dépoussiérant ses vieux vinyles et en faisant parvenir ses meilleurs clichés. Plus de 100 Sleevefaces sont déjà en ligne.


Par ailleurs, il est proposé de parcourir les différentes "Sleeveface" et de vote pour celle préférée en précisant son choix par courrier électronique à l'adresse suivante : mediatheque.musique@larochesuryonagglomeration.fr

 

Ci-dessous nos préférées  !

 

 

 

sleeveface-colette_magny_1.jpg

 

sleeveface-colette_magny_2.jpg

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:37

Publié sur le site de "Nos enchanteurs..." de Michel Kemper  :

 

Aubercail va vivre dans quelques jours, quelques heures, son 5e festival chanson. Ça se nomme « Les Mots dits » et c’est vrai que les artistes qui défileront sur scène, sans être les maudits de la profession (sauf à considérer que beaucoup le sont), n’ont pas leur rond de serviette dans les grands médias et ne tutoient ni Nagui ni Drucker. C’est l’un des mérites de cet exemplaire festival que d’exister, sans concession aucune à une mode, un pet de l’esprit, un trait du moment. Ici ce n’est pas le tiroir-caisse qui prédomine, qui décide une programmation, loin s’en faut ; c’est l’émotion qui est maîtresse. Qui vous touche, vous bouscule, vous culbute, vous affole, vous tourneboule. « Aubercail accueille les mots et souhaite redonner ses lettres de noblesse à la chanson » lit-on au fronton de ce digne et beau festival. Cette année, le point d’orgue en sera un hommage à la grande Colette Magny. Quelle idée, vraiment, que se rappeler cette dame si indisciplinée, si rebelle, sciemment écartée de toutes télés, de toutes radios, qu’une profession toute entière n’a pas su dompter, qui n’en a fait qu’à sa tête, qu’à son chant, qu’à ses colères et ses indignations sans jamais sacrifier aux modes… Tiens, un peu comme ces Bacchus et Solleville, Leprest et Le Bihan, Morel et Pitiot, eux et leurs confrères, tous au programme de cette année. Comme si le chant de la Magny renaissait…

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:30
Au festival Aubercail : la compagnie Etincelles présente Pena Konga

Inspiré par des chansons de Colette Magny, mis en scène par Samia Ramdani, Pena Konga est interprété par des comédiens amateurs de la Compagnie Etincelles.

"En 1972, à l'usine Pennaroya de Gerland, des travailleurs immigrés, essentiellement maghrébins, se mettent en grève pendant 33 jours. Colette Magny soutient cette lutte et enregistre, avec les ouvriers de l'usine, des chansons la relatant. Nous nous en inspirons pour raconter la colère des ouvriers face à l'injustice de leurs conditions de vie et de travail, ainsi que la résistance et la solidarité qui se manifestèrent lors de cette grève".

Avec : Ilyas Aouichi Benrabah, Donya Boukaiba, Lobna Charni, Youssef El Maniari, Sabrina Ouali, Cherif Rebaï, Amina Zouiten

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