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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 15:49

Guidés par l’œuvre de Colette Magny, poétesse chanteuse musicienne, les musiciens du trio “Imprivoisé” Marie Fraschina, voix - Anaïs Pin, violoncelle - Vincent Dumangin, contrebasse, interprètent des arrangements ciselés, sur mesure, se jouent de textes sensibles et énigmatiques, improvisatoires et incantatoires, non sans quelques détours par l’univers fantasque et foisonnant du compositeur et poète contemporain Jacques Rebotier.

Magnytude est un hommage à la fougue et à la douceur : au travers de textes de Louise Labé, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Colette Magny elle-même.
On découvre sous un jour nouveau cette compositrice influencée par les jazz les plus variés, les musiques improvisées et les sonorités contemporaines de son temps. Chansons savantes mais toujours touchantes, berceuses bretonnes qu’on dirait sorties des folk songs de Luciano Berio, chansons suaves sans fioritures, chansons engagées sans concessions…

Précisions :

Lieu : La nouvelle Galerie, 26 rue de la côte Chalonnaise, 71640 Jambles
Contact : Réservation indispensable au 06 21 31 29 24 ou lesratsdarts@orange.fr


Plus de détail : cliquez ici

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:25
Sa voix qui donnait le frisson

Lue dans Le Télégramme, la critique littéraire de Louis Gildas sur Le Rappel des jours de Denise Le Dantec, édité chez La Part Commune :

Ce n'est ni un roman, ni un journal mais une suite de souvenirs agréablement désordonnés. Un voyage dans la vie et les rencontres d'une intellectuelle discrète, originaire des Côtes-d'Armor dans une famille de résistants. Elle raconte avec des mots justes la guerre et ses drames au village de Plufur. Elle parle aussi de Mai-68 et de son amitié avec Colette Magny, cette chanteuse à la voix qui donnait le frisson. Elle évoque ses chroniques à « La Quinzaine Littéraire » et son affection pour Maurice Nadeau, les liens forts qu'elle tissa avec Robert Antelme, Dionys Mascolo, Marguerite Duras... Des rencontres inoubliables avec Samuel Beckett, Georges Perec, Paul Ricoeur, Maurice Blanchot et d'autres encore. Elle évoque son engagement contre la guerre en Algérie, sa rupture avec le Parti Communiste et Aragon qui gémissait contre la misère dans les pays de l'Est. L'histoire d'une vie exceptionnelle, celle de Denise Le Dantec, peintre et poète, auteure d'une oeuvre remarquable tant romanesque que philosophique. Louis Gildas

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Published by Pierre Prouveze
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 06:54
© Martine Franck/Magnum Photos
© Martine Franck/Magnum Photos

Deux émissions de Radio Galère (88.4 FM) à réécouter :

- celle du 24/08/2015 : cliquez ici pour y accéder

Colette Magny, cris, chants, musiques, actes de parole, sur fond de grèves ouvrières à la Rhodiaceta (Besançon). Extraits du fi,m Medvekine sur les luttes à la Rhodiaceta", chansons Répression 72, Vietnam 67, Chroniques du Nord, la Pieuvre (flamenco de la rhodiaceta), le Boa ,Jabberwoccky, La Marche,Les Militants. Interviews INA de Colette et participation de pierre Prouvèze. Insrumental F. Tusques et F. Bass.

- celle du 07/09/2015 : cliquez ici pour l'écouter

Poursuite de la cartographie politique, poétique de Colette Magny, St Nazaire et surtout les grèves de la Penaroya, fief des Rotschild et tombeau des ouvriers immigrés.Chansons : St Nazaire, homme-singe, Marche ou crève, Djoutche 72, Babylone 72, et Co-opération. Lettre à Colette Magny par jean Marc Le Bihan, extraits du film "Penaroya le double visage du trust", participation de Pierre Prouvèze, Instrumental F Tusques et F. Bass.

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Published by Annie-Claude Jeandot
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 12:01

Lu dans La Dépêche du Midi :

Le Skeleton Band se produit un peu partout en France, et en Europe, principalement en Angleterre, en Suisse et au Portugal, «pour confronter notre musique à un maximum de personnes». Tantôt décrit comme de la «folk noir», du «blues baston» ou encore du «blues métaphysique», il est certain que Le Skeleton Band mélange les genres et les influences, mêlant rock garage, folk, blues et chanson française. «On aime le blues en tout cas. C'est ça qui nous touche». nous dit Alex, chanteur et guitariste du groupe, qui cite pour l'exemple Colette Magny, chanteuse de blues des années soixante. De plus, Le Skeleton Band s'essaie à d'autres expériences musicales. Le groupe crée un ciné-concert, joue dans des spectacles de théâtre, réalise en collaboration avec le dessinateur zurichois Thomas Otto un BD-concert. «On a eu l'occasion de rencontrer pas mal de gens, qui ont formé des collectifs, et dont on aime le travail. Des auteurs, des cinéastes… Du coup on mélange nos savoir-faire».

Pour lire l'article complet, cliquez ici

 

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Published by Pierre Prouveze
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:37
L'expérimentation musicale des seventies

Maxime Delcourt répond aux questions de Paulette Magazine au sujet de son livre "Il y a des années où l'on a envie de ne rien faire" :

Si certains de ces musiciens sont des "filles de" ou "fils de", d'autres sortent carrément de nulle part. Et notamment Colette Magny qui a passé 17 dans dans le secrétariat avant d'être mise sur le devant de la scène. Tu crois pas que certains artistes se sont retrouvés populaires un peu par hasard et qu'ils ne désiraient pas forcément être connus en tant que chanteur mais plutôt en tant que contestataire ?

En effet, on peut facilement déceler deux catégories parmi les chanteurs expérimentaux de cette décennie. Ceux qui refusaient toute notion de célébrité et étaient des fervents contestataires et revendicateurs. Comme Dominique Grange Colette Magny, et même Brigitte Fontaine qui avait refusé de poser nue en Une de "Lui" pour la simple et bonne raison qu'elle ne désire pas être reconnue pour autre chose que ses chansons. A l'inverse, il a des gens comme Christophe qui a sans cesse su se renouveler et changer d'univers sans jamais vraiment défendre telle ou telle cause. Il s'agissait d'une époque où l'audace et la créativité avaient beaucoup de succès. Du coup, même ceux qui composaient des chansons protestataires faisaient en sorte de produire quelque chose d'anticonformiste et original, par amour de l'expérimentation.

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Extrait de son livre (pages 186-187) :

Colette Magny - Répression ( Le Chant du Monde - 1972)

Répression n’est ni le début, ni la fin de Colette Magny mais son incroyable sommet, le pertinent cri marginal qui prend enfin le monde entier à témoin et lui offre un catéchisme total: des précis (l’esclavagisme, la discrimination politique et policière etc.), une esthétique free jazz et un son qui défie le conformisme grâce aux compositions et aux arrangements de François Tusques. Cette évolution illustre l’impatience chronique d’une insoumise qui, lasse de simplement aiguiller les bonnes consciences, va s’ingénier à tordre les mélodies dans tous les sens, comme elle le fera en 1975 avec le Free Jazz Workshop de Lyon sur le tout aussi exaltant Transit.
Plus qu’une révolte, Répression est un outil intellectuel et émotionnel au service du changement social. « Babylone-U.S.A. », placé en ouverture, résume l'éclectisme de ce personnage singulier de la chanson contestataire française, nichant sa voix bouillante dans un emballage sonore contemporain - arrangements tordus, rythmiques tribales, free jazz transgressif. Première pièce d’une suite de dix-neuf minutes écrite par François Tusques et intitulée « Oink-oink », « Babylone-U.S.A. », au même titre que « Cherokee», « Djoutche » et « Libérez les prisonniers politiques », reprend des fragments de discours des différents responsables du Black Panther Party. Si le clin d’œil au mouvement de Bobby Seale et Huey P. Newton est évident sur la pochette de l’album, signée Ernest Pignon-Ernest, il l’est donc tout autant dans les propos, où il est question de « faire taire les voix de la prudence », de considérer les États-Unis comme « un gouvernement de capitalistes internationaux » ou encore de l’esclavage des Noirs américains.
Au sein de ces sept morceaux, il n’y a jamais de tentative pour apprivoiser, dompter ou occidentaliser les revendications. Au contraire: tout se passe comme si les compositions de Tusques étaient d’abord des cadres libres à l’intérieur desquels Colette Magny peut exprimer toute sa rage et où fermenté une musique presque anarchique. Mais l’insoumise ne vire pas tout-expérimental pour autant, et donne corps par la suite à des compositions au minimalisme certain. À l’image de l’épique « Chronique du Nord » et de « Camarade-curé », qui achève de prouver que Répression est un best-of à lui seul. Sept morceaux, et pas un moment de creux.

À écouter aussi:
Colette Magny (1967), Magny 68/69 (1969), Feu et Rythme (1971), Transit (1975 ), Colette Mâgny, Je veux chaanter (1979)
Également conseillé:
Francesca Solleville, Aujourd’hui les femmes (1975)

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Published by Claude Richard - dans livre
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:44
Emotion poétique de Mélocoton

Mélocoton de Colette Magny figure parmi les "souvenirs d'émotion poétique suggérés par l'écoute de compositions hétéroclites" de Mady Kissine (in page 10 de Muse à musique - poèmes) :

Les deux gosses dans un jardin
Mélocoton, un regard sombre
Une question d'enfant, demain
La mère tient son cœur à l'ombre
On ne sait pas ce qu'il contient :
L'univers, toutes les étoiles
Qui nous disent que tout va bien
Et la lune qui se dévoile
Avec une grande élégance.
Elle connaît bien les enfants,
Gardienne de leur innocence
Grand-mère du ciel, grand-maman...
"Crois-tu qu'on grandira vraiment ?
Donne-moi la clé de ta porte,
Un jour je reviendrai, avant
Avant que la folie m'emporte."
Une boule d'or infinie
Dans le grand lit vert du ruisseau
Scintille avec les reflets gris
Des arbres berçant leurs oiseaux.

Pour se procurer le recueil de Mady Kissine, dont ce poème est extrait, cliquez ici. Et pour découvrir son volume 2, contenant d'autres chansons et poèmes inspirés par la musique sous différentes étiquettes, cliquez ici

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Published by Claude Richard - dans Autour de l'oeuvre
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:56
Il y a des années où l'on a envie de ne rien faire

Vient de paraître le livre (288 pages, 21 €) de Maxime Delcourt "Il y a des années où l'on a envie de ne rien faire - 1964-1981 Chansons expérimentales" chez les éditions Le mot et le reste.

Les années 1960 voient apparaître en France une scène artistique engagée dont les acteurs partagent le même désir d’expérimentation. En parallèle du succès grandissant de la scène yé-yé et de Salut les Copains, le label indépendant Saravah, fer de lance de cette nouvelle génération d’artistes, accueille certains de ses principaux représentants et contribue à leur exposition. Brigitte Fontaine, Areski Belkacem ou encore Jacques Higelin, expérimentateurs parmi d’autres, n’hésitent pas à mêler les différentes formes d’art, à jouer avec la langue et éclater les formes musicales établies. Bercés par l’esprit de révolte qui se propage dans le monde entier, ces artistes voient leur horizon s’agrandir avec l’arrivée de nombreux musiciens américains issus du jazz qui viendront chercher en France une liberté à laquelle ils aspirent encore. Maxime Delcourt revient sur l’évolution de cette scène, ses composantes et son impact avant d’en tirer soixante disques représentatifs et incontournables, de Colette Magny à Léo Ferré & Zoo en passant par Serge Gainsbourg, Nino Ferrer, Jac Berrocal et Dahsiell Hedayat.

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Extrait (pages 32 à 34):


Colette Magny ouvre dès 1963 une brèche qui devait réveiller bon nombre de musiciennes. La chanteuse, qui vient de tourner le dos à dix-sept années de secrétariat, connaît un rapide succès avec "Melocoton". Figurant sur son premier album, Les Tuileries, sorti sur CBS en 1964 et sur lequel on retrouve des textes de Rimbaud, Aragon ou Victor Hugo, ce titre se mue rapidement en hymne politique, de même que le 45-tours « Le mal de vivre » publié l’année suivante et orné d’un portrait de Fidel Castro. À partir de 1967, pour son premier album éponyme sur Le Chant du Monde, Colette Magny se fait nettement plus tranchante, que ce soit dans l’inventivité de ses textes où elle mixe ses propres mots à des références littéraires et philosophiques, dans l'intransigeance des mélodies, clairement sous inspiration free jazz, ou dans la qualité de sa voix, qui soutient sans rougir la comparaison avec celles d’Ella Fitzgerald ou de Bessie Smith.
Au sujet de cet album, le magazine Diapason est alors plus qu’élogieux, considérant Colette Magny comme une artiste "en avance sur tout le monde en ce qui concerne la recherche musicale, la création d’un climat sonore... Elle est vraiment, à l’heure actuelle, la chanteuse qui va la plus loin dans le domaine de la recherche et de la qualité." Difficile de modérer un tel enthousiasme: indéniablement singulier, le parlé-chanté de Colette Magny semble néanmoins hautement influencé par l’interprétation des chanteuses noires américaines, mais aussi par la technique du cut-up mise au point par William S. Burroughs. Dès 1966, Colette Magny chante l'anti-impérialisme (« Vietnam 67 », « Un Juif à la mer, un Palestinien au napalm 1977 »), mène des enquêtes ouvrières qu’elle transforme en documents sonores (« Chronique du Nord », « Gens de la moyenne »), s’accompagne de deux contrebassistes, Barre Phillips et Beb Guérin, et de l’orchestre de Diego Masson, enregistre un 33-tours avec le Free Jazz Workshop de Lyon (Transit), collabore avec le compositeur et metteur en scène Michel Puig ou André Almuro, un musicien contemporain avec qui elle enregistre l’album « Avec » poème chez Les
Disques Mouloudji.

Outre la chanson, le free jazz est lui aussi hautement redevable à l’œuvre de Colette Magny. C’est elle qui permet à François Tusques d’enregistrer Free jazz dans les studios de Mouloudji,
c’est elle qui participe au spectacle Qui a tué Albert Ayler? avec François Tusques, c’est elle aussi qui joue avec le quartet Franck Wright, Alan Silva, Bobby Few et Mohamed Ali à Avignon en 1972. Mais le plus intéressant, c’est qu’il y a un avant et un après Mai 68 chez Colette Magny, symbolisé par l’album 68/69. Disque charnière, ce dernier annonce une politisation plus forte de la part de la chanteuse, de tous les combats dans les années soixante-dix. Qu’elle s’affiche en concerts, en festivals, dans les usines ou dans les meetings, Colette Magny en impose. Son militantisme rageur, s’il en agace certains, n’en reste pas moins un excellent moyen de rassembler une immense foule. En témoignent les six représentations à la Maison de la Culture de Grenoble en 1972 où Colette Magny, accompagnée de François Tusques, fait salle comble tous les soirs.

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Published by Pierre Prouveze - Claude Richard
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:42
Le cercle d'une poétesse retrouvée

Sur le blog Semaphores.info, un billet est consacré à Colette Magny.

"Le nom de Colette Magny ne dira peut-être pas grand chose à qui n’a pas connu Mai 68 et les années 70. Ceux ou celles-là pourront toujours combler leur lacune et découvrir sa voix si particulière en surfant sur la toile, ses chansons, comme ses cris, y sont nombreux. " cliquez ici pour lire la suite

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Published by Claude Richard
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 13:23

Le Journal de Saône-et-Loire (tout comme le site Info Chalon) annonce le prochain concert de Luxtucru orchestra (groupe composé de Florence Pavie, Hélène Fouchères, Alice Waring, Marie Fraschina, Jean Gaudy et Pierre Corbi) le 16 mai 2015 (21h à l'Arrosoir à Châlon-sur-Saône) en précisant une reprise de Colette Magny :

"[...] Le Luxtucru orchestra revient avec son nouveau projet Le Train du ciel. Pour cette création, qui sera dévoilée ce jour sous la cave, les six du Luxtucru invitent à un voyage ferroviaire mais aussi musical. Les étapes empruntent aussi bien à Kurt Weil, avec Le Train du ciel ou Youkali, qu’à Colette Magny, avec 900 hundred miles blues. Au fil des arrêts, les voyageurs seront sous le charme du standard de Gershwing, Summertime, ou encore d’une danse empruntée à Lully [...]".

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Published by Pierre Prouveze
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 07:29

Extrait de l'article de La Croix intitulé "Au Printemps de Bourges, clap de fin pour Daniel Colling" :

Un festival de « consécrations »

1977 : cette année-là, le festival recevait des « historiques » de la chanson francophone, Charles Trenet, Serge Reggiani, les Frères Jacques, Julos Beaucarne, Leny Escudero, Colette Magny. Quelques « marginaux » aussi, à l’époque, connus seulement d’un public averti et ayant peu voix au chapitre à la radio : Dick Annegarn, François Béranger, Bernard Lavilliers, Jacques Higelin, Yvan Dautin, Jacques Bertin…

Trente-neuf ans plus tard, Bourges reste un lieu du couronnement des géants (Gréco, mais aussi Dick Annegarn, présent en 2015). Il s’est toutefois imposé depuis longtemps comme le festival de « révélation » et de « consécration » pour une jeune génération d’artistes qui a beaucoup tourné sur des petits circuits et se retrouve ici devant des parterres où se mêlent un public payant riche et curieux et des professionnels venus ici, plus qu’ailleurs, chercher la pépite, le diamant brut, la perle rare.

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Published by Pierre Prouveze
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