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1 juin 1990 5 01 /06 /juin /1990 11:51
Critique de disque publiée dans Télérama :

Publiées naguère en ordre dispersé, voici réunies de petites merveilles, aussi finement accompagnées qu'interprétées. Berceuses françaises par Colette Magny, qui campe notamment un effrayant Grand Lustucru signé par Botrel en 1990 ; berceuses yiddish dans la voix de Talila, russes (limpide Marina Vlady), celtes (lumineuse Brenda Wooton), noires (emballante Naomi Moody), créoles (magistrale Toto Bissainthe)... Entre les plages, on écoute des boîtes à musique égrener d'autres douceurs, on regarde le joli livret illustré par Tita Mercié. Bonsoir tout le monde !
1 CD Le Chant du Monde/Harmonia Mundi CML500312 - 55 mn



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21 octobre 1989 6 21 /10 /octobre /1989 14:15

Annonce de Philippe Boucher paru dans Le Monde du 21/10/1989 :

 

SPÉCIAL-COPAINS. 

Et même, spécialissime-copains, ou spécial-copinissimes. Colette Magny est de retour sur scène. Sous le titre Kevork ou le Délit d'errance, elle donnera vingt-huit nouvelles chansons. Elle est l'auteur des textes et la musique a été composée par Michel Précastelli et elle-même. Cinq représentations sont prévues, à 21 heures les 21, 24, 27 et 28 octobre, à 16 heures le 22, qui est un dimanche. Elles ont lieu à l'Espace Gérard-Philipe, rue Louise-Michel à Sartrouville. C'est à cinq (vraies) minutes de la gare du RER. En voiture, il faut rejoindre la RN 308 en direction de Maisons-Laffitte. Après l'entrée dans Sartrouville, il faut tourner à gauche au premier feu de signalisation, puis à droite au troisième. Avec de telles explications, il n'y a aucune excuse à ne pas aller entendre, aimer et soutenir une incomparable dame qui chante.

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30 juin 1989 5 30 /06 /juin /1989 07:53

Télérama

D'abord des remerciements : les lecteurs de Télérama ont été nombreux, après la prution de l'article "Collecte Magny", à manifester leur amitié à la chanteuse. Résultatde cette fructueuse collaboration : Kevork a vu le jour.

Vous ne serez pas déçus. C'est la grande Colette que l'on retrouve dans cette évocation de... la pintade, symbole, pour la malicieuse chanteuse, d'une intransigeante liberté. Prétexte emplumé à redessiner les thèmes qui lui sont chers, l'âpreté de l'humaine condition, à la ville et à la campagne, ici et ailleurs. Magny ne fait pasdans le flou artistique : sa pintade appelle un chat un chat, chante les avatars des moissons, la durelé de l'exil, l'agonie des forêts, La Danse des écus... Mais la voix s'adoucit pour faire lever des rêves magnifiques. Ecoutez Habite la mer...
Une voix qui n'a bien sûr rien à voir avec les émissions discordantes du volatile précité, une voix qui nous saisit de ses inflexions graves, de ses vibratos sensuels. On écoute ce disque avec la même émotion qu'en concert : sensation rare.
Il faut saluer la direction musicale de Michel Précastelli, également au piano, et qui signe quelques-unes des musiques. Le jeu sobrement jazz d'Hélène Labarrière à la contrebasse, Richard Foy à la flûte et aux saxophones, César Stroscio au bandonéon, Denis Colin à la clarinette, Philippe Nadal au violoncelle, Aldo Romano à la batterie, Jean-Paul Batailley aux percussions. Quelles vibrations ! On verra bientôt Kevork sur scène, avec une partie de l'équipe du disque, et plusieurs chansons inédites. Magny peut être fière, les souscripteurs aussi : on ignorait que la pintade savait voler, et voler si haut.

 

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1 juin 1989 4 01 /06 /juin /1989 12:56
La voix de Magny est celle du ventre

Critique parue dans La Revue du Spectacle, n° 2 de juin 1989

Sur le chemin des mots et de la chanson, il m'a été donné de croiser une nouvelle fois "Madame" Colette Magny.

Sur la scène du théâtre de la ville d'Ivry, "Madame" est venue nous apporter ses convictions, et nous "gueuler" son enthousiasme et ses passions. Pour elle...? Tout va bien... Merci !

A travers son personnage résonne le militantisme à jamais acquis.

Chacun vibre (de concert, comme il se doit!) à l'écoute des cris des femmes de mineurs en grève.

D'un univers à l'autre, nous voici devenir occitans. Par l'intermédiaire d'une bande son s'élève la voix de la voisine (bergère) rassemblant ses brebis.

"Toune beni ! beni !" (viens ici titoune). Depuis une année, cette voix s'est éteinte. Magny et la bergère amie, associent leurs cris.

Après le spectacle, émue, Colette Magny aura ces quelques mots "elle me manque, elle nous manque".

La voix de Magny est toujours et plus que jamais celle du ventre. Forte, puissante. Interprétation magnifique de "My way", de "Titine" ou du désormais légendaire "Mélocoton".

Madame Magny ne manque pas d'humour. Le rire et les commentaires sont des étapes bienvenues durant ce récital. Je vous en laisse la surprise...

Accompagnée au piano et à l'accordéon par Bernard Lubat, il serait difficile de formuler une critique. Certaines fois, deux heures de spectacle, c'est bien court.

Lubat. Magny... Magny. Lubat, l'équipe est soudée, la complicité évidente. Durant deux instants de respiration, Lubat nous a arrosé de quelques notes de son cru. Bigre...! que c'est beau !

Magny. Lubat en un piano à quatre mains s'envolent sur les airs des chansons de Marilyn Monroe.

"My heart belongs to Daddy" Monroe, Magny... c'est possible !!! De plus c'est beau !

Colette Magny se promène sur les chemins de vos soirées. Ne la négligez pas...

Venez tout simplement la saluer, l'applaudir !

Faites le, sinon elle serait capable de vous "engu...!"

Magny - fiquement vôtre !!!

Van - Gysel

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Published by Claude Richard - dans Critiques disques-spectacles
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15 février 1989 3 15 /02 /février /1989 09:25

Télérama n° 2040 - 15/02/1989

Après 25 ans de colères free-jazz et de coups de blues, Colette  Magny s'attaque à la pintade. Banquet prévu fin juin. Si tout va bien. Pour l''heure, Magny collecte.

Un soir de l'outomne dernier, Colette Magny chantait à Paris. Anne-Marie Fijal l'accompagnail en pinçant les cordes du piano. Magny jouait à ses côtés, de la guitare, ou  grommelait en triant ses partitions. Lançait  sa voix formidable sur des dissonances free, des lamentos blues, des poètes français ou des chœurs de prêlres basques. Riait, raillait, râlait, houspillait un public cajoleur et ravi. Magny, quoi, comme on l'aime depuis vingl-sept ans.
Après, on est allé lui dire merci et bonsoir beaucoup, dans sa loge. Coupant court  aux éloges, elle a suggéré : "Faudra  qu'on parle un jour de ma Pintade... " Un  jour, on l'a retrouvée chez elle, rue de  Flandre. On a mangé des petits volatiles, ce n'était pas de la pintade. Elle a ri et  parlé, écouté, questionné. On s'est rappelé ses vingt ans de dactylographie bilingue à  l'OCDE, sa démission subite pour aller chanter une semaine à la Contrescarpe. Et  puis il y a eu Melocoton, et son passage à  l'Olympia, en 63, au programme de.. Johnny et Sylvie. Et puis il y a eu..
Il y a eu toutes ces années de bataille, de colère, de doute, de désespoir, d'indignation têtue, de résistance farouche à la rési gnation. Et toujours Magny, inlassable, inclassable. Audacieuse dons ses choix  musicaux, du free jazz aux spirituals made in Magny ; inventive dans son écriture, chroniques-collages, chansons-enquêtes, sur la vie d'un OS à l'atelier de plomb de Pennaroya, de mineurs, de curés basques, témoignages sur les cages à tigres du Vietnam, travail avec les enfants d'un Institut médico-pédagogique vosgien. Magny griot de la tnbu France. Et encore Magny interprète : hommages à Marilyn Monroe et Antonin Artaud, adaptations de Bessie Smilh, Billie Holiday, Cole Porter, mises en musique de Rilke, Louise Labé, Lewis Carroll, Verlaine, Hugo, Aragon, Tzara... Et de mots d'elle, aussi. « Je suis un pachyderme de sexe féminin. Ras la trompe ! »
Le pachyderme et la pintade se sont rencontrés à l'été 69, sous le pont du Gard. La chanteuse a écouté un éleveur parler avec passion de cet animal bizarre auquel il venait de consacrer une thèse. "Certe messagère, témoin de tant d'époques troublées, son destin balloté au gré des errances humaines, son désir persistant de communiquer avec l'homme, son caractère irréductible, sa fragilité et sa revendication farouche à être libre me la rendirent aussifôl fraternelle", dit Maony, qui rêve bientôt de lui consacrer un opéra...
Et voilà. Vingt ans après, rue de Flandre, Colette Magny s'est mise au piano. Elle a commencé à chanter des choses étranges et belles. La pintade remontait le temps. Compagne d'Isis, intime des dieux grecs, native d'Afrique, peu à peu elle a pris son vol. Libre et rebelle, rescapée des bateaux négriers, émigrée, exilée, la sauvageonne devenait, au fil de la voix de Colette et des compositions de Fijal, un opéra : Kevork ou le délit d'errance, sous-iiire "Poème lyrique et grave à propos de la bestiole pintade"... Bien sûr, cet opéra, Colette Magny rêve de le graver sur disque et de le mettre sur scène. La scène, ce sera pour fin juin, au festival de Belfort. Le disque... Vous me voyez venir?
Magny n'a plus de maison de disques, et pas d'argent. Alors, elle lance une souscription pour que Kervork prenne son essor. "Pintade indomesticable", comme elle dit, mois mélodieuse, elle, la chômeuse nous propose de prendre part à son aventure. Nous, on est partants. Et vous ?
ANNE-MARIE PAQUOTTE
Kevork ou le délit d'errance, album : 80 F, cassette: 80F, compact: 120F, plus 15F de frais d'expédition. Chèques bancaires ou postaux à l'ordre de Colette Magny Promotion, à envoyer avec vos nom et adresse à S. Vadureou, 52, rue de Flandre, 75019 Paris. Si tout va bien, sortie en juin.



Colette Magny, une voix formidable, inclassable, inlassable.
Image : F. VERNHET/BIRMA PRESSE

 

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21 janvier 1989 6 21 /01 /janvier /1989 10:32

Extrait de l'article intitulé "Cuiller" de Philippe Boucher publié dans Le Monde du 21 janvier 1989 :

Les colloques, on ne sait plus où les loger, les livres, on ne sait plus où les caser. Mais les disques qui célèbrent la Révolution, c'est le désert.

Raison de plus pour attirer l'attention sur le premier disque que vient d'enregistrer le Trio Brentano, qui avait fait les délices d'un soir de novembre au Conseil constitutionnel (l'" Amateur " du 26 novembre 1988).

Ce trio joue Ignace Pleyel, Louis-Emmanuel Jardin, Adalbert Gyrowetz et le cher Muzio Clementi.

Hélène Delavault, quant à elle, a enregistré les chansons qui lui ont valu les déboires que l'on sait à cause de quelques imbéciles. Parmi ces chansons, ce curieux morceau, uniquement composé du nom des acteurs célèbres ou obscurs de la Révolution, et sans qu'il y manque une rime. Elle part en tournée. Ne la ratez pas.

Autre républicaine, admirable citoyenne, Colette Magny, qui, pour être de gauche comme on le fut rarement, a été totalement et constamment négligée par ses petits camarades. Elle n'est pas assez chic.

Cette voix profonde, unique, identifiable d'où qu'elle sorte et où qu'on l'entende, capable de figer sur place l'auditeur le plus désinvolte, n'a sans doute pas voulu se hisser jusqu'aux couloirs où l'on fait sa cour. Colette Magny fait donc appel à une souscription pour monter un spectacle musical intitulé " Kevork, ou le délit d'errance ". Avec sa permission, voici son adresse 52, rue de Flandre, 75019 Paris.

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24 septembre 1988 6 24 /09 /septembre /1988 09:08

Dépêche AFP du 24/09/1988 :

" Melocoton ": ce blues lui colle à la peau depuis 26 ans. Comme si Colette Magny n’avait rien fait depuis ce 14 juillet 1962, autour de minuit, ou, à la Contrescarpe, elle auditionne, en interprétant ce même jour " Viva Cuba " alors qu’au café d’en face les barbouzes de l’OAS cherchent le moindre prétexte de provocation. Blues en pleine période yé-yé, engagement politique, Colette Magny sera étiquetée chanteuse militante, gauchiste, insupportable. Dénigrée, vouée à la détestation, absente ou presque de toutes les antennes ou elle reste brimée (sauf au Pop-Club de José Artur), réputée emmerdeuse, l’ancienne dactylo bilingue de l’OCDE a sorti contre vents et marées 12 albums (notamment " Visages-Villages ", " Je veux chanter ", " Répression ", Bluesy, bluesy " ou " Chansons pour Titine " ) depuis son célèbre passage à l’Olympia en avril 1963, orchestre new-Orleans, trac panique, trois chansons américaines et bien sûr " Melocoton ", en première partie de Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Curieuse rencontre chez Bruno Coquatrix. C est aussi l’année de sa rupture avec le show-business. " Chant du Monde " l’accueille.
   Pourtant, elle prétend " ne pas avoir de message ". Quant au blues, elle est agacée quand on la catalogue " Ella Fitzgerald blanche " ou " Bessie Smith française ". Elle dit ne pas avoir les origines du blues. " Je n’ai pas la raucité des voix noires ".
   Toujours est-il que Colette Magny n’a pas attendu la récupération médiatique systématique des grandes causes humanitaires, contre l’apartheid ou pour l’Ethiopie, pour lutter- avec la force de sa voix de mezzo-contralto et ses textes remplis de colères et de cris- contre toutes les formes de répression, contre l’injustice du sort et pour la dignité de l’homme.
   Toujours aux avant-postes de la chanson, elle a chanté le Vietnam, les combats des mineurs du Nord, Mai-68, le refus des essais nucléaires dans le Pacifique, les Black Panthers (avant une traversée du désert de 1978 a 1981) mais aussi, comme elle le fera au Déjazet pour son retour sur une scène parisienne, des textes d Antonin Artaud, des poèmes chantés d Aragon, de Louise Labbé, une étude " révolutionnaire " de Chopin, une pièce pour piano en hommage à Marilyn Monroe et Billie Holiday.
   Elle a beau dire, sa voix est celle du blues. " A force de m’entendre dire que j’avais une belle voix, un jour j’ai tout lâché et j ai commencé à chanter. " Toujours à la recherche de sa propre musique, elle a puisé ses racines dans le blues, évoluant du free jazz à la musique contemporaine, tout en gardant pleinement sa personnalité. Elle a travaillé en particulier avec le Free Jazz Workshop de Lyon, Texier, Barthelemy, Vander, Caratini, Lubat et le très regretté Beb Guerin.
   Plus familière des foyers de jeunes travailleurs que des grandes salles, Magny chantera au Déjazet, associée au piano à Anne-Marie Fijal qui a composé des musiques pour Patrice Chéreau, Jean-Louis Barrault et Carolyn Carlson.
   Emmerdeuse la Colette? " Finalement, on me trouve plutôt charmante. C’est ce que m’a dit Ferré " dis donc, t’es plutôt sympa comme nana, je croyais que t’étais une panthère aux poches bourrées de pétitions ". C est ce qu’elle disait à Télérama en 1983.
   Depuis un certain mois de 81, elle a estimé qu’un gouvernement de gauche lui permettait pour un temps de mettre en jachère ses " urgences politiques ". Assagie pour autant? " la colère est là tout le temps, sinon je commencerais à mourir ". La vie de Colette Magny n’est pas en danger.

MICHEL PORCHERON

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20 septembre 1988 2 20 /09 /septembre /1988 13:08

Calendrier paru dans Le Monde du 20/09/1988 :

 

Vingt-cinq ans de chansons : Colette Magny poursuit son aventure solitaire avec générosité et passion, chantant aussi Melocoton ou empruntant un blues à Bessie Smith.

Lundi 26, Dejazet, 21 heures. Tél. : 42-74-20-50.

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30 août 1988 2 30 /08 /août /1988 06:51
Extrait de l'article de Claude Fleouter paru dans Le Monde du 30/08/1988 :

Colette Magny fera un court passage au Déjazet (le 26 septembre).
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13 avril 1987 1 13 /04 /avril /1987 13:23

Extrait de l'annonce parue dans le Monde du 13/04/1987 :

 

Nos Johnny ont aussi leurs complices : Christiane Legrand, Colette Magny et Wolf Biermann ont prêté leurs voix. C'est bien à l'image de Liselotte et Jean-Marie....

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