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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:28
Un spectacle autour de l'oeuvre de Colette Magny est programmé le mardi 27 Avril 2010 à 20h30 à La Passerelle - 57 boulevard de Lamballe - Fleury les Aubrais (45400) - Tel : 0238830951

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 19:47

pachyderme"Colette Magny chantait les poètes. Elle faisait du cut-up dans l’actualité, dans la pensée, partout où l’attirait son désir forcené d’amour et d’humanité : « le premier homme serait né en Afrique/il y a quinze millions d’années/est-ce de terreur qu’en occident/nous sommes devenus tout blanc ?... »

J’ai été élevé à sa mamelle d’amour par cette femme hors du commun, avivé et instruit, formé et creusé, ébloui, je dois à présent rendre la malle de merveilles et offrir le témoin qui m’a été transmis.

Me voici devant un rêve dont la Maison de la Poésie seule pouvait permettre : rendre hommage à la grande Magny !

La grande Magny qui chantait le blues !... la Magny qui chantait les luttes… la Magny qui chantait l’amour.

De Colette Magny, chanteuse des années 70, il ne reste rien,   hormis un disque dans les bacs, une chanson célèbre, Mélocoton, et trois archives de télévision.

Cette chanteuse incomparable sillonnait le pays, chantait à Bobino, à l’Olympia, à la Fête de l’Huma, dans tous les galas de soutien imaginables, elle croisait la voix avec les contrebasses de Beb Guérin et Bare Philips, les orchestres de Texier, de Louis  Sclavis, le piano d’Anne Marie Fijal…

Magny faisait chanson de tout bois. Elle mettait au service des poètes son talent inouï de mélodiste et de chanteuse. Elle a chanté Rilke et Maïakovski, Aragon et Hugo, Olivier de Magny, Machado, Louise Labbé, Artaud, Lewis Caroll, Rimbaud… Trente chefs d’œuvre.

J’ai transmis le goût de cette musique juteuse et gouleyante à Odja Llorca. L’exigence de la chanson de haut vol. La puissance du chant qui s’égale au sens. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de rendre hommage, mais avant tout de faire vivre cette puissance de feu de la poésie armée de musique. Que notre temps se mesure à cette beauté et qu’il en jouisse. Alors, rien ne sera plus pareil."

Claude Guerre, metteur en scène et directeur de la Maison de la Poésie

Texte écrit à l'occasion du spectacle que Claude Guerre a créé : "Les poètes de Colette Magny - Je suis un petit pachyderme de sexe féminin. J'en ai gros sur le coeur. ras la trompe!" à Paris, du 4 avril au 3 mai 2009 à la Maison de la Poésie. Spectacle interprété par Odja llorca, chant et Dominique Massa, piano.


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Extraits d'articles à propos de ce spectacle :

Sur Evene.fr , extrait de l'article de Soline Pillet et Nadège Badina :
'Je suis un petit pachyderme de sexe féminin', chanson de l'honorée poétesse qui donne son nom au spectacle, permet de découvrir ou de redécouvrir un talent hors norme, dont il reste pour seules archives un disque et trois enregistrements télévisuels. Humaniste, amoureuse, contestataire, libertaire, Colette Magny chantait tous les thèmes sur tous les tons en empruntant à la beat generation la technique du cut up. Elle accouchait ainsi d'oeuvres protéiformes et saccadées.

Dans l'Humanité du 06/04/09 , extrait de l'article de Marie-José Sirach :
Colette Magny, la gueule ouverte
Colette Magny est morte en 1997 dans un village du Tarn-et-Garonne niché sur un piton où ne poussent que des cailloux. Elle avait quitté Paris, sa ville natale, son 19e arrondissement de Paris et ses pavés qu’elle avait battus, le poing levé, les poches trouées, pour s’installer dans une petite maison sans prétention mais ouverte sur une nature indomptable. Indomptable comme elle, la Magny, grande papesse de la chanson, chanteuse de blues à vous filer des frissons, vocaliste qui avait le scat à fleur de peau, le swing coulant à torrents dans ses veines. Chanteuse organique, chanteuse terrienne, inclassable ici-bas sinon quelque part, dans la stratosphère, dans la planète free. Free comme les mélodies, les orchestrations et les mots des poètes qu’elle mettait en musique et chantait comme nulle autre.

La télé et Les radios l’ignoraient ?

Elle était Bessie Smith, elle était Brenda Wooton, elle était toutes ces chanteuses et bien plus encore, libre comme l’air, révoltée pour l’éternité, militante politique, engagée, enragée, défendant ses idéaux à la barbe et au nez des faiseurs de chansons. Grande gueule, les censeurs les plus zélés ne réussirent jamais à lui clouer le bec. La télé ne voulait pas d’elle ? Les radios l’ignoraient ? Qu’importe, elle chantait, partout, là où ses soeurs et ses frères de combat l’attendaient. Avec, pour tout bagage, ses chansons poèmes, ses poèmes révolution qu’elle brandissait comme une oriflamme. « Je soulève toutes les pierres pour voir qui est coincé dessous », clame-t-elle dans ce morceau d’anthologie de 1 min 22 (impassable à la radio) qui ouvre l’un de ses derniers albums, Inédits 91. Elle y convoque tous les poètes qu’elle a mis en musique, Rilke, Hugo, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, Machado. « Artiste témoin de notre temps », elle ne se contentait pas de regarder le monde depuis la rive, elle plongeait dans le bouillonnement de la vie, dénonçant la guerre du Vietnam, le sort réservé aux Noirs américains, les injustices, toutes les guerres…


Dans Théâtrorama du 06/04/2009, extrait de l'article de Bruno Deslot :

Claude Guerre réalise un rêve, rendre hommage à la grande Magny qui chantait le blues, les luttes, l'amour…

Un engagement sans concessions…

Colette Magny (1926-1997) cède à ses aspirations après quelques années de bons et loyaux services pour un organisme international. Auteur, compositeur et interprète, le personnage à la voix grave et au physique imposant incarne rapidement la singularité du chant engagé dans le paysage musical français des années 60. " Melocoton " lui fait connaître un succès populaire retentissant en 1963 et la Magny devient vite, bien malgré elle, la chef de file d'un certain blues à la française. Mais elle dérange par son franc-parler et sa propension à dénoncer les abus et les misères en abordant ses thèmes de prédilection que sont la révolution, le tiers-monde, les mouvements ouvriers, le racisme, l'écologie. Son rapport à la poésie est dense et malgré la censure, les quolibets et les critiques dont elle a été victime, Colette Magny est toujours restée fidèle à ses engagements.

Dans Yagg du 09/09/2009 , extrait de l'article d'Hélène Hazera :
Colette Magny, chanteuse inclassable qui aimait la politique, les poètes, le jazz… et les femmes.[...] Colette Magny était une lesbienne d'avant The L Word, le queer et les lipstick lesbians. Elle imposait sur scène sa corpulence non-conforme avec beaucoup d'allure. Auprès des filles, son charme était irrésistible, et très vite, elles faisaient cercle autour d'elle. Elle s'est lancée tard dans la chanson, vers 36 ans. Quand les yéyés – elle fera la première partie de Sylvie Vartan à l'Olympia – balancent leurs reprises de succès américains, elle chante le blues des années 20, le repertoire de Bessie Smith. Une petite chanson qu'elle a écrite, Melocoton, rencontre un succès populaire. En français, c'est Les Tuileries, un texte peu connu de Hugo (une, parmi d'autres, de ses grandes réussites), Louise Labé, L'Ecclésiaste (un des plus beaux textes de la Bible). Sa voix est grave, avec un vibrato typique de la fin des années 60 et du début des années 70. Elle se politise, chante l'hymne des Black Panthers, et fait des chansons-collages avec des phrases de Ho Chi Minh, Sartre, Lénine, etc. "Lorsque l'humanité sera enfin libre nous passerons de la compétition dans l'individualisme à l'individualité dans la co-opération". Il fallait oser, comme il fallait oser crier "Djoutché" en refrain d'une autre chanson politique (le "djoutché" c'est l'idéologie indigeste du camarade Kim il-sung). Avec une certaine extrême gauche, elle a dérapé dans le soutien à des régimes indéfendables. Mais musicalement, Magny, ça a toujours été parfait, une leçon; celle qui est devenue une paria du show-biz s'entoure de la crème des musiciens de free jazz en France. [...] Vers la fin de sa vie, dans le CD Kevork par exemple, un peu désillusionnée peut-être par le gauchisme, assez marginalisée par la profession, Colette Magny avait commencé à enregistrer des textes moins politisés, certains commeSphynx de nuit abordaient ses amours, magnifiques, qui feraient l'ornement d'une anthologie des grandes chansons lesbiennes. Ces chansons d'amour "à la première personne", torrides, manquent ici [dans ce spectacle] pour compléter la belle évocation de ce fantôme révolté.


Dans Le Dauphiné libéré, extrait de l'annonce du spectacle au Pont de Claix le 20/10/09 :
"Je soulève toutes les pierres pour voir qui est coincé dessous" (Colette Magny). J'avais dix ans, j'ai vu Colette Magny au petit conservatoire de Mireille à la télévision. Je m'en souviens. Et puis, au hasard des luttes. Colette Magny chantait les poètes. La Magny chantait le blues et l'amour. Elle était Bessie Smith, Brenda Wooton et plus encore. Elle avait le scat à fleur de peau, le swing dans le sang. Chanteuse organique, terrienne, inclassable... De ces années, que reste-t-il ? Un disque dans les bacs et une chanson : Mélocoton. La chanson engagée qui faisait éclater de saines colères n'existe plus. Alors Claude Guerre a transmis à Odja Llorca le goût de cette musique juteuse, la puissance du chant et du sens.

Sur le site internet de France Inter, extrait de l'article publié le 22/04/09 :
Par sa dégaine, sa façon d’être, Colette Magny était un personnage atypique dans la chanson contemporaine. Ses colères, ses engagements et son incapacité à rentrer dans un moule aussi souple soit-il, l’ont empêchée d’avoir la carrière qu’elle aurait dû. Sa voix grave dénonçait sans relâche les injustices de tous poils et ses emportements légendaires ne s’apaisaient jamais.

 

Dans le JDD, article de Annie Chémieux , publié le 27/07/09 :

Elle demeure à jamais l'auteur, entre autres, de Melocoton, reçue en plein coeur dans les années 60. Disparue en 1997, Colette Magny, sa rage, sa révolte, sa poésie ressuscitent sur scène, le temps d'un spectacle tout en sensibilité aigue, en subtile distance, en émotion. Le travail à la chaîne, les grèves, la solidarité, la chanteuse à la voix inoubliable en avait fait la chair de ses textes, comme elle mettait la poésie -Hugo, Verlaine, Aragon - ou des compagnons d'esprit en musique. Cette chanson engagée comme il n'en existe plus fait éclater une saine colère. Odja Llorca, robe rouge révolutionnaire, se coule dans les mots et les notes, la sincérité à fleur de peau. Qu'elle chante Louise Labé, a cappella, danse, rugisse ou murmure, elle est comme une petite s?ur qui dirait les paroles de la grande Magny. L'heure, intense, passe comme un souffle.


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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 12:39

Hugo.jpgSortie chez EPM d'un CD autour de Victor Hugo, dans la collection Poètes et Chansons.

 

On retrouve notamment Jacques Douai interprétant Les Tuileries de Victor Hugo mis en musique par Colette Magny.

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 16:35

Lu dans l'édition du Mans de Ouest France du 05/03/09 :

Colette Magny était une grande dame de la chanson engagée et expérimentale. Reprenant son répertoire, les quatre artistes de la formation bordelaise Okamzik (qui signifie « dans l'instant », en tchèque) ont eu envie d'« offrir un foisonnement musical à l'image de ce que Colette Magny a exploré avec passion » et proposent, mêlant chansons et improvisations, un spectacle passionné, surprenant, « étirant l'élastique des possibles musicaux ».

Ils se produiront ce jeudi 5 et vendredi 6 mars, à l'Ecluse, où la première partie sera assurée par un onemanband, The big wireman.


OKAMZIK-Repression
envoyé par okamzik33

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Lu sur la page Internet du groupe Okamzik  :
Le spectacle a été créé le 21/08/05 en clôture du festival « Des Croches et la lune » à Verfeil-sur-Seye. Pourquoi là-bas? C. Magny a été à l'origine du festival, elle y avait une maison, elle y repose.
Colette Magny, grande dame de la chanson engagée et expérimentale. Comment résumer. C'est d'abord une voix, immense, très grave, timbrée à pleurer, qui charrie une émotion vertigineuse.
Puis un engagement absolu. Ses entêtements, ses coups de gueule, ses passions, ne suivaient aucune mode, ne supportaient aucune convention.
Elle chante ses textes engagés ou intimistes, le blues, les poèmes de L. Labé, M. Jacob, A. Artaud, V. Hugo, hurle les révoltes des peuples, chuchote ses inquiétudes de femme, scande la répression...
Tout au long de son parcours elle côtoie des musiciens d'horizons différents, du free-jazz pur à l'accompagnement virtuose classique. La liste est longue et étonnante. L'écoute de tous ses albums est une traversée exceptionnelle d'univers pouvant être radicalement différents les uns des autres. On n'en sort pas indemne.
Bon voyage.
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 19:29

Extrait de la critique cinéma parue dans Libération du 18/02/2009 :

Premier film intelligent d’influence nippone de Pascal-Alex Vincent avec Alexandre et Victor Carril, Anaïs Demoustier…

[...] C’est là une sorte de Tour de France par deux enfants, mais cent quarante ans plus tard, épuré par quelques libérations sexuelles glanées au passage. Sans doute tous les épisodes ne sont pas du même niveau et sans doute le film perd en étrangeté dès qu’il se met à ressembler à des choses que l’on connaît déjà (Presque rien de Sébastien Lifshitz). Il n’empêche qu’on veut bien lui donner la main, à ce film qui chante Melocoton de Colette Magny tout en embrassant le XXIe siècle.

PHILIPPE AZOURY

 


Bande annonce : Donne-moi la main


Le dossier de presse du film précise :

Colette Magny – Une femme engagée
Par son allure, son style, ses textes rebelles et ses engagements, Colette Magny est un personnage singulier de la chanson contemporaine. Trop souvent délaissée par les médias, elle a trouvé la notoriété, dans les années 1960, avec un répertoire souvent inspiré par le blues et surtout grâce à sa chanson à succès, Melocoton (1963).
Appuyant sa voix grave sur des textes engagés, elle s'est très souvent préoccupée des problèmes de ce monde Vietnam 67 et Kevork dénoncent les injustices, les inhumanités et le péril écologique avec poésie et mélodie, mais sans apaisement dans la force de ses textes et paroles.
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 18:57

Extrait de la lettre de la Maison du peuple de Pierre-Bénite (69) de janvier 2009 :

 

personne-magny.jpg

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 17:40

Témoignage de Tatiana Chambert publié sur Myspace :

 

Influences:
POURQUOI COLETTE MAGNY ? Depuis plusieurs années j’aime mêler théâtre et chanson, et je cherche de nouvelles formes. Et je découvre Colette MAGNY . Elle n’est pas de ma génération et pourtant… Moderne, contemporaine : une oeuvre toujours en mouvement, toujours menée “avec le coeur et les tripes”, dans une recherche constante et sans compromissions. Blues, variété, chanson engagée, humaniste, violente, surprenante, chanson-flot, parole brève... révolution de la chanson ! Un répertoire puissant, riche et varié qui permet des libertés, que l’on peut adapter à nos personnalités, à notre époque et à notre esthétique. J’ai eu le coup de foudre et suis allée à la rencontre de ses connaissances, de ses lieux, de son univers, et surtout, avec les musiciens qui sans cesse inventent, recréent, on la joue, on la chante à notre sauce.

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 12:16
Texte publié à l'occasion de la création de ce spectacle :

Colette Magny, cette “mamma du blues”, à la voix puissante et orageuse, a combattu toute sa vie, en chansons, pour dénoncer l'ordre établi, l'injustice, défendre l'écologie et rendre hommage aux causes des peuples opprimés et révoltés. Voixcri, voix-blues, voix-vérité, elle a exploré des sentiers musicaux surprenants, du free jazz au rock progressif en passant par les ballades les plus épurées.

Trop dérangeante pour les faiseurs d'émissions musicales, cette grande dame de la chanson française est restée trop longtemps dans l'ombre. Dix ans après sa disparition, la découvrir fait l'effet d'un coup de poing au coeur qui révolte, questionne et stimule.


Les multinationales déboisent
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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 08:37

Extrait de l'article de Francis Marmande publié dans Le Monde du 21 juillet 2007, sous le titre "Même morts, les musiciens restent là, Kirk, Ayler, Coltrane..." :


Entretien avec Beñat Achiary, chanteur et directeur d'Errobiko Festibala, au Pays basque

Stature de pelotari, voix, puissance, tessiture, souplesse hors du commun, tempérament de sage oriental, Beñat Achiary pratique l'improvisation vocale comme les oiseaux du village basque d'Itxassou (Pyrénées-Atlantiques) le chant. Depuis onze ans, il y anime l'Errobiko Festibala.

Achiary connaît le répertoire traditionnel, des formes les plus archaïques aux chants de fête et de repas. Son style à lui est un long dialogue avec la poésie contemporaine, une réflexion de l'oralité. Qu'il s'exprime avec les musiciens improvisateurs risque-tout (Michel Portal, Bernard Lubat, Michel Doneda), avec les flamencos sensibles (Pedro Soler) ou les poètes essentiels (Edouard Glissant) n'a rien pour étonner. [...]

Vous considérez-vous comme un chanteur de jazz ?

Si l'on s'en tient aux étiquettes, non, c'est clair. Je chante des thèmes de jazz ( Django, de John Lewis, par exemple), mais je ne me suis pas développé comme un qui viendrait du vivier du jazz. Ça ne me gêne pas. Ceux avec qui je joue non plus.

Ceux qui croient que je ne le suis pas sont victimes de leurs filtres. Je viens d'enregistrer Avril parce qu'on l'a réalisé en avril dans les Landes, en sympathie avec cette pluie douce, obstinée, sur les feuilles. Le premier mot vient d'un chant de Basse-Navarre : « En avril, les nuits sont courtes et la petite lune se fait attendre. » Il s'agit de la séparation des amoureux, le dernier échange des regards.

Quel genre de travail doit-on engager dans l'improvisation telle que vous la pratiquez ?

En connaître beaucoup pour beaucoup oublier, abolir définitivement les barrières entre l'improvisation et l'interprétation, se souvenir, au sens de cette démarche - gogoratu - qui, dans la langue basque, désigne le geste de rendre présent, re-vivre, re-naître, donc, improviser toujours.

Les chanteurs populaires, ils ne le savent pas, font face au même processus. On chante toujours pour la première fois. Tout ce travail vise à ce que le chant advienne. En réalité, Artze le poète en parle très bien, « c'est le chant qui te choisit ».

Le chant qui te choisit : dans Avril, vous l'avez pris où ?

Femmes, hommes, Noirs, Blancs, le chant m'arrive, je remonte la piste, j'écoute toutes les versions que je peux trouver, et je parviens à l'éventualité de la mienne. De Colette Magny, j'ai repris The Meeting, l'hymne des Black Panthers, une conversation très placide entre un homme et une femme, leurs rêves, la perception de l'autre, les changements à venir, c'est très rare pour un hymne de parti. [...]

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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 07:15

Ci-après des photos de Cyril Moya prises lors du Festival Des croches et la Lune en 2007 :

 

expodes-croches.jpgDes-Lunes.jpg

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Published by Cyril Moya - dans Autour de l'oeuvre
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