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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 09:19

Le festival d'Aubercail rend hommage à Colette Magny en lui dédiant sa cinquième édition. Au programme :

 

- Patrick Winzelle, journaliste et spécialiste de la chanson française, viendra y raconter sa rencontre avec Colette Magny.
Grâce à la bande son de l'interview, à des disques vinyles et à des vidéos d'Albertivi, cette soirée vous replongera dans l'univers de cette exceptionnelle chanteuse de blues, qui jamais ne fit de compromis ni sur son art ni sur ses convictions politiques.

Patrick Winzelle nous raconte sa rencontre Magny-fique. Ce sera l’occasion de réécouter cette interview unique, par le fondateur de l’Estival (pas si loin ancêtre d’Aubercail), et de revoir grâce au Cica quelques images d’archives du concert de Colette Magny à Aubervilliers. Et pour s’imprégner davantage de sa voix unique, nous vous offrirons des écoutes de vinyles en toute complicité.
Jeudi 21 avril à 19 h : Patrick Winzelle raconte Colette Magny

Entrée libre
Angi - 9 rue de la Maladrerie - Aubervilliers.

 

- La compagnie de théâtre Etincelles adapte adapte Pena-Konga de Colette Magny, fresque sociale qui raconte la grève exemplaire des ouvriers de l’usine Penarroya de Gerland à Lyon en 1972.
La pièce sera suivie d'un concert des soeurs Juja Lula. Les soeurs chanteuses Juja Lula, qui vivent avec un chœur pour deux, apparaissent en ces temps de conformisme et de linéarité, comme des héritières de l’audace Magny et porteuses d’une effervescence musicale sans frontières.

Vendredi 22 avril à 20 h : Pena Konga et Juja Lula
Espace Renaudie
Entrée : 5 €

30 rue Lopez et Jules Martin - Aubervilliers. 

 

- Pierre Prouveze vous propose un film en chantier, "Sur Les Pas de Colette Magny". Le réalisateur, fervent amateur de chansons en général et de Colette Magny en particulier, a rassemblé les témoignages de ceux qui l'ont connue et ont à jamais été marqués par sa singularité. Pierre Prouvèze démarre en 1999 un film qui voulait aller « du succès de Melocoton à Kevork ou le Délit D’errance ». C’est à travers les témoignages uniques de ceux qui ont côtoyé Colette, amis, musiciens, voisins, qu’on accède à un portrait musical et sensible de cette femme qui a marqué profondément tous ceux qui ont eu l’occasion de partager sa route.

La projection sera suivie d'un concert de la chanteuse Odja Llorca, accompagnée de Dominique Massa au piano au Bar du Théâtre de la Commune. Chanteuse et comédienne hors norme, Odja Llorca nous invite à replonger dans l’univers de Colette Magny en nous guidant de façon tellement personnelle, que ces deux chanteuses semblent coexister naturellement.

Dimanche 8 mai à 17 h 30 : ciné concert autour de Colette Magny
Cinéma Le Studio
Entrée : 4,20 €
2 rue Edouard Poisson - Aubervilliers

 

www.aubercail.fr

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:57

axelle-redThe associated press - 06/04/2011 :


Axelle Red: "Un Coeur comme le mien" ( Naïve).

"La Claque", le premier extrait du disque, sonne déjà comme le futur tube de la chanteuse belge. Une chanson à la mélodie simple et au refrain entêtant. L'opus s'équilibre assez bien entre chansons rock comme "Présidente" et chansons plus lentes avec des guitares acoustiques telles "Le Grand départ" ou "Elle est tout pour lui". Axelle Red interprète les déchirants et à la fois teintés d'humour "Entre nous" avec Christophe Miossec et "L'amour, la mer, la mort" avec Stéphane Eicher. L'album se referme sur "Melocoton", une chanson popularisée par Colette Magny en 1963.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 08:35

Trois CD viennent de paraître chez EPM :

 

Thanakan

 

 

Thanakan - Album (10 titres)

 

 

 

visage-village.jpg

 

 

Visage-village - Album (14 titres)

 

 

 

 

transit.jpg

 

 

Transit - Album (8 titres)

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 08:12

artiste-190-colette_magny.jpgEn même temps que le monde vacille, le monde s’enchante. Les vents venus d’Orient, en plus de remettre les sociétés en mouvement, nous renseignent aussi sur les chants des hommes, résonances perpétuelles qui accompagnent les fracas percussifs de l’Histoire.
On chantait place Tahir, comme sur les barricades et dans les manifestations ! On dirait bien que la chanson s’écrit pour harmoniser ces cris…
Aubercail pose en 2011 sa cinquième pierre édificatrice, à défaut de la lancer… Cet humble anniversaire vient souligner la nécessité de cultiver et de partager l’espoir. A cette occasion, des artistes nous reviennent ; d’autres se découvriront pour la première fois sous l’Espace Fraternité, chaleureux chapiteau qui accompagne en musique la floraison des jolis mois de mai.
L’institution culturelle est en crise, comme toutes les institutions. Le seul pouvoir qui vaille la peine est celui de l’imagination. A ceux qui le détiennent de réinventer le monde, à l’image de l’exaltante Colette Magny à qui nous rendons hommage cette année.

Au programme :

 

Jeudi 21 avril 2011 - 19h
Conférence : Patrick Winzelle présente « une rencontre avec Colette Magny ». Archives et chansons.
Angi - 9 rue de la maladrerie - Aubervilliers

Vendredi 22 Avril 2011 - 20h
Cabaret théâtre et chanson : La compagnie Etincelles joue Pena-Konga Juja Lula, héritières de Colette Magny.
Espace Renaudie - 30 rue Lopez et Jules Martin - Aubervilliers

Dimanche 8 mai 2011 à 17h
Ciné-concert : Film « en chantier » de Pierre Prouvèze, sur les pas de Colette Magny suivi d'un concert de Odja Llorca.
Cinéma Le studio - 2 rue Edouard Poisson - Aubervilliers

 

Pour en savoir plus : http://www.aubercail.fr

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 16:50

etincelles

En association avec la cinquième édition du festival Aubercail, la Cie Etincelles présente :

"Pena Konga"


repression

Cette adaptation de Pena-Konga est un hommage à la chanteuse engagée Colette Magny, qui enregistra cette fresque sociale racontant la grève exemplaire des ouvriers de l’usine Penarroya de Gerland à Lyon, en 1972. Mise en scène par Samia Ramdani, comédienne, sa distribution est assurée par des adhérents amateurs de la Cie Etincelles.

Le spectacle aura lieu le 22 avril à 20h00, à l'Espace Renaudie (30 rue Lopez et Jules Martin, à Aubervilliers).

Il est suivi d'un concert de Juja Lula, deux voix et un choeur, qui rendront hommage à leur façon à Colette Magny.

P.A.F : 5 euros
Réservation au 01 42 43 42 23

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 08:54

Lu dans Le Monde du 15/03/2011, article intitulé "Les femmes remarquables sont à côté de la plaque" de Mélina Gazsi :

Levez le nez pour chercher une adresse et vous verrez que le monde est subitement d'un seul sexe. Dans un pays qui clame l'Egalité au fronton de ses édifices publics, seuls 9 % des rues portent un nom de femme. En matière d'odonymie, l'égalité est à côté de la plaque.

Dans la capitale, les équipes s'efforcent de faire mieux que les malheureux 3 % de 1997. A cette date, elle comptait 6 088 rues parmi lesquelles 3 750 portaient le nom de personnages remarquables dont 111 noms de femmes. En 2011, 166 rues honorent le deuxième sexe. Certes, la parité n'y trouve pas son compte, d'autant que le nombre des rues a été porté à 6 365. Mais elle progresse. « Il est nécessaire de reconnaître le rôle et la place des femmes dans la société et de leur donner une vraie visibilité, si l'on veut faire avancer l'égalité », affirme Fatima Lalem, adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité femme-homme.

Cette nomenclature ne tient, toutefois, pas compte des espaces verts, sportifs et culturels. Ces dernières années, Simone de Beauvoir a eu sa passerelle entre les 12e et 13e arrondissements, à un jet de pierre de la piscine flottante Joséphine-Baker, Marguerite Yourcenar sa bibliothèque, (15e). Et Barbara son allée, Lucie Aubrac son collège, Germaine Tillon sa bibliothèque, etc. En 2010, une médiathèque a pris le nom de Marguerite Duras, même si l'on aurait préféré que l'auteur de l'Amant s'installe pour l'éternité rue Saint-Benoît.

« C'est sans compter les contingences des rues privées, celles qui portent le nom de leurs propriétaires et qu'il est quasiment impossible de débaptiser, ou la protestation des riverains qui n'apprécient guère de changer d'adresse du jour au lendemain », explique Philippe Lamy, conseiller au cabinet du maire de Paris en charge de la mémoire. De plus, certaines familles refusent parfois les lieux proposés. Ainsi le fils de Françoise Sagan a-t-il décliné une place dans le 14e arrondissement, qu'il jugeait « trop bruyante » et « trop grande ».

Montreuil à la pointe

A Paris, c'est une « commission de dénomination », le plus souvent présidée par l'adjoint au maire chargé de l'urbanisme - aujourd'hui Anne Hidalgo -, qui décide, in fine, de l'attribution des noms des espaces publics. Cette commission se composait naguère d'une vingtaine de membres, dont quelques personnalités de la vie culturelle, parmi lesquelles l'écrivain François Nourissier. Elle ne possède aujourd'hui qu'une fonction consultative. Le conseiller à la mémoire centralise les voeux du maire, des conseillers, des associations et des particuliers et propose des noms à la commission, qui se réunit une fois l'an.

Le 1er mars, elle s'est prononcée sur une dizaine de noms dont celui de quatre femmes, Silvia Montfort, Davia, Colette Magny et Marie-Hélène Lefaucheux. Trois artistes et une grande figure de la Résistance. La règle parisienne étant que l'on n'attribue le nom d'une voie qu'à une personnalité décédée depuis au moins cinq années. Quant aux « scores » de Marseille, Lyon et Nantes, ils oscillent entre 0,6 % et 1,3 %. Montreuil (Seine-Saint-Denis) se distingue en affichant fièrement 13 % de noms féminins. Et la mobilisation continue pour en obtenir davantage.

 
 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:11

Billet publié sur le blog Centrifuge :

 

Le sujet de ce “mème pas mal” d’aujourd’hui : la chanteuse Colette Magny.

 

Melocoton. Le titre qui surgit en premier quand on cite Colette Magny à un amateur éclairé de chanson française. La chanson qui lui apportera, dans les années 60 (la chanson sortira, pour être précis, en 1963), un succès aussi grand qu’éphémère.

 

Férue de littérature (elle adaptera en chanson Rimbaud, Artaud, Aragon ou Hugo), Colette Magny se rapproche beaucoup de Léo Ferré (Aragon, Verlaine ou Rimbaud pour sa part). Mais ce qui rend cette dame si originale, et donc à ce titre digne d’intérêt, c’est son talent à mêler cette tradition française de la chanson à texte avec la musique jazz et sa puissance d’improvisation.

 

Parmi les causes défendues par Colette Magny : le mouvement Black Panther dont elle reprendra l’hymne The Meeting (version d’Elaine Brown à écouter ici), sur l’album Chansons pour Titine (1983).

 

S’il est permis, et recommandé, d’apprécier son coffre et sa sensibilité dans le chant, il convient également de souligner son engagement. Une défense des opprimés (ouvriers, femmes, peuples colonisés, Afro-Américains) qui a servi de fil conducteur à sa carrière. Un parti pris qui la détournera du chemin du succès mais qui donne à son oeuvre une sincérité évidente. Que d’aucuns nommeront naïveté.

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 09:08

Radio Galère (88.4)
3 janvier, 7 février, 7 mars, 4 avril de 10h à 11h
Tous les premiers mercredi du mois, Radio Galère réalise, au Bar de la Friche, l’enregistrement public d’une série d’émissions autour de Colette Magny, en présence notamment de Pierre Prouvèze, Didier Brassac, Jean-Marc Lebihan...

 

www.lafriche.org

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 07:32

Extrait page 232 du livre "Jean Ferrat, Je ne chante pas pour passer le temps" de Daniel Pantchenko (Fayard, 2010) :

 

Philippe Constantin [préparant un article pour le numéro de mai 1968 du mensuel Rock & Folk] reproche à Ferrat d'entretenir l'image d'une révolution cubaine folklorique; très souvent, ses questions sont beaucoup plus longues que les réponses de son interlocuteur soumis à une espèce de feu roulant : "Je pense que les autorités ont réellement compris le danger de Potemkine, le sentiment de révolte. Elles n'en ont pas vu dans Cuba si, Cuba si donne bonne conscience : j'écoute ça donc je suis de gauche, et je me rassois dans mon fauteuil; elle parle de quelque chose qui représente un réel danger pour le capitalisme, mais elle n'est pas interdite. Elle parle d'un danger, mais elle n'est pas dangereuse, comme l'est par exemple Le Mal de vivre de Colette Magny, interdit et c'est dans la logique du système".

 

Daniel Pantechenko complète cette citation par l'annotation suivante (p. 236) :

Dans l'album, Frappe ton coeur, paru en octobre 1963 au Chant du Monde, que Colette Magny a rejoint après que CBS lui eut refusé Le Mal de vivre, chanson intermondialiste (France, Afrique, Cuba...) conçue entre le récitatif et le cri, qui commence par "Fait divers : un jeune homme de dix-huit ans s'est suicidé. Voici ce qu'il a écrit : "Les hommes vivent comme des loups"" et entretient un leitmotiv : "J'ai le mal de vivre... Un grand espoir, et c'est Cuba." Cette chanson sera réintégrée, quatre ans plus tard sous le titre Viva Cuba, dans l'album Vietnam 67. Colette Magny est décédée le 12 juin 1997.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:53

les femmes de la chansonExtrait des pages 153 et 154 du livre "Les femmes de la chanson - Deux cents portraits de 1850 à nos jours" de Yves Borowice, Claude Antonini, Laurent Bolandr, Jacques Mandre, Christian Marcadet, Martin Pénet, Nicolas Vallée, Jean Viau (paru le 27/10/2010 - Ed. Textuel - 271 pages).

 

Colette Magny

Paris, 1926 - Villefronche-de-Rouergue, 1997
" II me faut inventer un langage, choisir des mots et des phrases construits de telle sorte qu'ils puissent se placer comme je le sentirai dans l'instant." Et en inventant, choisissant, construisant, Colette Magny est devenue un cas absolument à part dans la chanson française.
Fille d'un contremaître et d'une mère au tempérament artiste, Colette souffre dès sa jeunesse d'une obésité qui la handicapera toute sa vie. Initiée au jazz par Claude Luter, elle se passionne pour le blues et les chanteuses noires. À 36 ans, après avoir été quinze ans dactylographe bilingue à l'OCDE, elle se lance dans les «variétés»... Elle fait ses premiers pas au Cabaret de la Contrescarpe avec un répertoire en anglais, puis fréquente le Petit Conservatoire de Mireille, qui la présente à la télévision.
femmes-magny.jpgEn 1963, le succès de sa chanson Melocoton est fulgurant et la conduit à l'Olympia en première partie de... Sylvie Vartan, mais il est sans lendemain. Elle refuse de devenir la blues-woman blanche promise au succès et son répertoire personnel, plus politisé (Co-opération, Viva Cuba), ne plaît pas à CBS. L'éditeur progressiste Le Chant du Monde la prend sous contrat, lui offre toute liberté de création et une série d'albums mémorables verra le jour: Frappe ton cœur, VietNam 67, Feu et Rythme, Répression, Transit, jusqu'à Visage-Village, son chef-d'œuvre de 1977.
Parallèlement, elle se produit sur des scènes conformes à ses convictions: la Cartoucherie, la Fête de l'Humanité ou celle du PSU, mais aussi dans les foyers déjeunes travailleurs, les MJC, les usines occupées. Son répertoire composite reflète une grande cohérence de la forme et du fond. Il défie le monde du spectacle par sa diversité : blues magistralement interprétés, free jazz, mélodie française, poèmes mis en musique (Hugo, Aragon, Louise Labé, LeRoi Jones, Neruda...), chansons-collage truffées de citations ou écrites au cœur des luttes. Ses thèmes dérangent: la répression policière, le conflit israélo-palestinien, les enfants handicapés. À l'occasion, Colette pratique l'humour voire l'autodérision comme dans le célèbre Ras-la-trompe ("Je suis un petit pachyderme de sexe féminin").

Elle invente une écriture très personnelle, fruit d'une recherche formelle exacerbée, faisant éclater le genre jusqu'à chanter le dictionnaire ! Avec une diction et une articulation qui swinguent naturellement, elle recompose les textes à partir de leur rythme propre afin de leur donner du sens. Sa voix vient des tripes : elle systématise l'usage du cri, les borborygmes, les coulées verbales à la scansion hachée, les modulations inédites. À son crédit, de nombreuses collaborations inter-arts avec le free jazz (François Tusques), la musique classique (Sylvie Dubal) ou contemporaine (André Almuro), le rhythm'n'blues (Mickey Baker) et les arts plastiques (Ernest Pignon-Ernest). Elle s'implique dans des créations collectives: Femmes en lutte avec Catherine Ribeiro et la Haïtienne Toto Bissainthe, Chili: un peuple crève... avec Le Forestier et Mara ou, en 1979, avec les enfants d'un institut médico-pédagogique. Éveillée à la politique au temps de la guerre d'Algérie, elle hurle mieux que quiconque les révoltes d'alors. Un temps, ses spectacles furent perturbés par des militants intransigeants, au point qu'elle délaissa la scène plusieurs années.
On ne peut citer que quelques joyaux parmi les 230 titres enregistrés : Saint James Infirmary, Les Tuileries, VietNam 67, À Saint-Nazaire, Jabberwocky, Répression, Chronique du Nord, La Panade, La mort me hante, Quand j'étais gamine... Respectée par la profession (nombreux prix Charles-Gros) bien que boudée du grand public, d'une rare rigueur artistique et morale, Colette était généreuse jusque dans ses emportements, qui cachaient mal une nature sensible. Sa corpulence impressionnante avait une certaine grâce et elle exerçait une séduction réelle sur les publics féminins, mais resta toujours discrète sur ses amours particulières. Malade de la colonne vertébrale, elle vécut ses dernières années dans une semi-retraite et des conditions précaires. Avant que ses saintes colères et son rire tonitruant ne laissent un grand vide.
C.M.


Ecouter • Melocoton [1965], CD Versailles/Sony Music n"VER 488 602-2, 1997 • VietNam 67, Mai 68, CD CMP/Scalen'Disc n° CPMCD 071 SCA 470, 1993
Lire • Sylvie Vadureau, Colette Magny: citoyenne-blues, Éditions Mutine, 1996

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