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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 12:18

Entretemps.gifExtrait de l'article d'Emmanuel Wallon paru dans Une histoire du spectacle militant, Théâtre et cinéma militants, (1966-1981), sous la direction de Christian Biet et Olivier Neveux, L’Entretemps (avec le soutien de l’Université Paris XNanterre), Vic-la-Gardiole, 2007 :

 

Le goût de la fête et le sens du collectif sont mis à l’honneur lors des rassemblements militants, que ce soit pour protester contre l’extension d’un camp militaire aux côtés des paysans du Larzac, pour soutenir le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC), ou pour renflouer les caisses de Politique Hebdo, du PSU et de LO. Celles-ci offrent une scène moins confidentielle que les cafés-théâtres à la protest song à la française qui abonde alors en talents, de Colette Magny (Répression, 1972) à Anne Sylvestre (Non, tu n’as pas de nom, 1974), des doux d’Imago (Folle avoine) aux durs de Trust (Antisocial,1980), de Roger Siffert l’Alsacien à Gilles Servat le Breton, sans oublier le Catalan Lluis LLach et les groupes d’exilés chiliens. Dans la France de La Carmagnole et de L’Internationale, de Georges Brassens et de Léo Ferré, la
tradition de la chanson frondeuse est assez généreuse pour absorber des refrains radicaux. Parachutiste de Maxime Leforestier (1972), ou Les barbares de Bernard Lavilliers (1976) s’inscrivent dans une longue lignée, de Béranger (Pierre-Jean, 1780-1857), moquant La censure (1814) et Les chantres des paroisses (1817), à Béranger (François, 1937-2003), fredonnant L’alternative (1975) ou Mamadou m’a dit (1979). De même l’extrême-gauche accueille-t-elle avec ferveur dans ses rassemblements les images du cinéma militant, entre autres les films des groupes Medvekine (1967-1974), animés par Pol Cèbe avec l’aide de la coopérative Slon, fondée par Chris Marker.

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Published by - dans Etudes
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