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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 08:58

LOGOerea_a3_MAGNY_petit.jpgLu sur le site de l'Etablissement régional d'enseignement adapté de Lys Lez Lannoy - Colette Magny :

 

 

 

 

cmagny.jpgColette Magny a été une chanteuse non seulement boudée par les médias, mais encore carrément censurée du temps des gouvernements de droite, tant son engagement politique a fait des vagues dans le monde aseptisé la chanson sous contrôle. Née en 1926, Magny chante d'abord le blues (Bessie Smith, Billie Holliday). Elle débute dans la chanson à 36 ans, dans une première partie du spectacle de Sylvie Vartan à l'Olympia, avec dans son répertoire

"Melocoton" qui fut son unique tube. Magny, par la suite, tombe un peu dans l'oubli, refusant l'étiquette de chanteuse de blues nationale que certains voulaient lui faire endosser. Colette Magny nie le et les systèmes et affirme son engagement politique sans concession, ce qui amène la contestation de certains militants jusque dans ses spectacles. Colette magny ébranlée par tant d'oppositions cesse un temps de chanter en public et se tourne vers la création collective.
Dans une interview pour la revue "Paroles & Musique", elle dit à Jacques Vassal : "Les artistes disent : les planches me brûlent; moi ça me brûle pas.
J'ai une responsabilité parce que les gens se déplacent pour me voir chanter".
C'est l'intégrité de la chanteuse qui parle et qui n'accepte pas la censure, c'est pour cela qu'une de ses copines qui travaillait alors à l'O.R.T.F. lui avait confiée "Vos disques sont rayés transversalement au stylet".
Colette Magny n'en n'a pas moins pour autant continué de chanter sa révolte.
Elle a abordé des thèmes peu porteurs dans le monde du spectacle : le racisme, le nucléaire, l'indifférence, l'écologie, les hommages aux peuples opprimés et qui luttent (le Viêt-nam, Cuba), les guerres anti-impérialistes, et tant d'autres encore.
Très influencée par le jazz, ce qui lui a valu cette étiquette de chanteuse de blues, Colette Magny a été accompagné par le guitariste noir américain Mickey Baker, mais également par l'accordéoniste Lino Léonardi, complice de la chanteuse Monique Morelli.
Magny a mixé des textes et des documents sonores au sein de ses chansons, créant un style nouveau et unique.
Colette Magny a rendu un hommage à Antonin Artaud, mis en musique des textes d'Arthur Rimbaud, Antonio Machado, Louise Labé, Pablo Néruda, Victor Hugo.
Elle a également interprété des chansons de Vittorio Jarra et de Violetta Parra, chanteurs chiliens "Les gens de la moyenne".
Voix cri, voix blues, voix vérité, Colette Magny la contestataire de l'ordre établi quand il y a injustice, remet en cause nos certitudes, défend des causes comme celle des "Black Panthers" ou des peuples opprimés.
Magny chante l'homme, la révolte, la tête haute sans jamais baisser la garde.
Authentique et entière, elle l'est toujours restée malgré les critiques et les quolibets, la censure et l'ignorance, pour être cette grande dame de la chanson française, hélas trop oubliée.
Dernier petit clin d'œil à Colette Magny pour ce disque enregistré avec des enfants d'un I.M.P. (Institut Médico Pédagogique) pour financer un projet d'ouverture d'une crêperie et cet autre pour le peuple chilien en collaboration avec Maxime Le Forestier. 

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