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8 septembre 1972 5 08 /09 /septembre /1972 13:13

Article paru dans Chroniques de l'art vivant du 08/09/1972 :

Il y a dix ans, à la suite d'une audition à la "Contrescarpe" suivie d'un engagement d'une semaine, Colette Magny quittait son emploi de bureau pour chanter. Après une ascension rapide (en plein déferlement yé-yé. elle figure au Hit-Parade de Salut-les-Copains et est plébiscitée par le public de l'Olympia), elle rompt dès l'année suivante avec le monde de la variété conventionnelle. "Engagée", au sens le plus authentique du terme, elle refuse d'amputer son répertoire de chansons jugées trop "dérangeantes" et ne se produira plus désormais que dans les circuits parallèles.
Loin de l'enfermer dans d'étroites limites, son souci d'efficacité et de communication directe l'entraîne au contraire à tenter de multiples expériences : utilisation de musique électro-acoustique,  rencontre musique-expression picturale, etc ... Généralement accompagnée par le contrebassiste Beb Guérin, elle chante non seulement dans des établissements tels que les Maisons de la Culture mais aussi dans les usines, dans des manifestations, sur des places de marché, etc ...
Dernièrement, Colette Magny s'est associée à l'orchestre de free jazz du pianiste François Tusques (Cf. L'Art Vivant n° 21) et, au cours d'une tournée, a présenté à travers la France une suite dédiée aux Black Panthers dont l'enregistrement figure dans le disque "Répression " récemment paru.
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A propos d’un travail en commun sur le Black Panthers Party (Colette Magny, François Tusques, propos recueillis par Daniel Caux) :

F.T.- Avant d'écrire une chanson, Colette effectue tout un travail préliminaire. Elle rassemble des documents, elle lit beaucoup de choses, qu'elle transcrit, elle fait une enquête approfondie. Elle a procède de la même façon pour notre travail en collaboration. Sur le plan musical, cela a peut être été un peu différent que ce qu'elle fait habituellement. Je sais qu'elle n'est pas entièrement satisfaite ... Elle trouve que ce qu'elle a fait n'était pas assez "chanté", mais je ne suis pas d'accord,
C.M.- Ce que je me reproche, c'est d'avoir choisi des extraits de textes, de les avoir imbriqués les uns dans les autres, d'avoir voulu respecter certaines phrases afin d'être sûre de ne pas trahir ce que je crois avoir compris du sens politique des textes, tant et si bien que je me suis peut-être laissée coincer par des phrases difficilement "chantables". Mais après tout, pourquoi pas 7
F.T.- C'est-à-dire qu'il y a des moments où tu parles et d'autres où tu chantes ... As-tu entendu des morceaux de musique contemporaine sérielle utilisant la voix comme le Pierrot Lunaire de Schoenberg ou certaines pièces de Boule ?
C.M.- Très peu, et je t'avouerais que ce genre de musique m’ennuie assez…
F.T.- Bon. Mais penses-tu que dans ces pièces, les vocalistes chantent ou bien qu'ils parlent ?
C.M.- Bien sûr, c’est ce que j’allais dire : que signifie le mot « chanter » ?  Toujours est-il qu’actuellement j’ai soif de mélodie, de lyrisme… Mais, malgré tout, pour moi, le texte compte d’abord.
F.T - Ce qui t'oblige à supprimer certains éléments que tu ne peux pas chanter.
C.M.- Bien sûr. C'est le texte en fonction de son sens et de la façon dont j'ai envie de l'exprimer, mais d'abord en fonction de son sens.
F.T – Tu t’es dit que c’était « free » et que tu verrais bien ce qui se passerait. Quand tu pouvais chanter, tu le faisais, quand tu ne le pouvais pas, tu ne le faisais pas. C’est d’ailleurs bien comme cela que les choses avaient été prévues.
C.M.- Oui, et cette expérience a été très intéressante pour moi. Cela m'a permis de me rendre compte que je pouvais faire autre chose ...
D.C.- Vous êtes passés dans les Maisons de la Culture de diverses régions. L'accueil hors de Paris, c'était comment ?
C M.- Le public était déjà politisé, je crois. Il était composé en majeure partie d'étudiants ...
F.T.- Il y avait à chaque fois beaucoup de monde. Moi, je n'ai pas l'habitude de ça   C'était le plein à peu près partout. Même à Reims où il y avait eu, parait-il, des "bides" retentissants avec des gens tels que Guy Béart, c'était bourré pour Colette. Et il y avait de l'ambiance ! Des types du Secours Rouge sont montés sur scène et ont parlé. A Grenoble, à la fin du concert, il y a eu un début de "manif" dans la rue ... Ceci dit, c'est toujours le même public que l'on touche, un public malgré tout limité : les gauchistes, les intellectuels, et ça, c'est un problème. Il y avait peut-être quand même une petite frange de travailleurs ... Attention, je parle ici des tournées dans les établissements comme les Maisons de la Culture car il arrive à Colette de chanter dans des endroits où elle touche beaucoup plus de travailleurs.
C.M.- Si ce que l'on a fait a eu un "impact", comme on dit, je crois que c'est à cause d'une certaine entente souterraine qu'il y avait entre nous. Les quelques divergences que nous avons pu avoir n'ont pas empêché qu'il y ait une cohésion quelque part et ça, je crois que les gens l'ont ressenti. Pour moi, c'était comme un ring : avec deux batteries, deux saxes, deux trompettes, un piano et une basse, comme c'était par exemple le cas aux Halles pour "Qui a tué Albert Ayler" il y a de quoi crever ! Surtout quand on n'a devant soi qu'un micro pas extraordinaire. J'étais dans tous mes états et même si les gens comprenaient mal mes paroles, ils voyaient une bonne femme en train de se démener et ils se disaient : ce qu'elle fait, elle y tient ! Du fait qu'il y avait une difficulté pour qu'on m'entende, ça m'obligeait à lutter et ça transmettait sans doute quelque chose.
F.T.- De toutes façons, avec le genre de chansons que fait Colette, on ne peut pas comprendre toutes les paroles si elle est accompagnée par un orchestre comme le nôtre, mais cela n'empêche pas les gens d'être touchés par ce qu'elle chante. Pour mieux comprendre ce qu'elle dit, il y a le disque. A ce propos, il est intéressant de savoir que des militants, en Belgique, utilisent le dernier disque de Colette lorsqu'ils projettent des diapositives sur les luttes politiques aux Etats-Unis.
chroniques1.jpgD.C.- Lorsque vous alliez en province, les gens venaient discuter avec vous après les concerts ?
C.M.- Oui bien sûr. Des fois, il faut dire, c'est plutôt pour m'emmerder avec des questions du style "pourquoi les Black Panthers et pourquoi pas la lutte contre l'impérialisme français du Tchad", sans vouloir discuter de façon constructive sur ce qui a été fait et sur ce que je devrais faire ... Il y a aussi ceux qui sont béats ... Il y a enfin ceux à qui, bizarrement, ce que je chante donne de l'espoir.
F.T.- Pourquoi "bizarrement" ? Moi, je trouve que c'est bien que ça leur donne de l'espoir : ce que tu chantes est fait pour ça !
C.M.- Je veux dire que ça semble bizarre dans la mesure où ce que je dis dans mes chansons n'est pas particulièrement affriolant. Ce n'est pas "Demain, mes frères, nous allons être heureux, tous pareils... Tous pareils, nous allons tous nous faire la bise ..."
F.T.- C'est curieux parce que, justement, je trouve que cette chanson "On est tous pareils", ça doit vraiment abrutir les gens, les mettre dans un état de consternation bien que ça se veuille gai et plein d'espoir, alors que des sujets sérieux, même avec un peu de pessimisme, ça les remonte ...
C.M.- C'est vrai mais moi, ça m'a toujours beaucoup surprise.
F.T.- Moi. ça me paraît normal, parce que les chansons très "gaies", du genre Charles Trenet "Boum, quand notre cœur fait boum", j'ai toujours trouvé ça assez déprimant ...
C.M.- Que des jeunes gens et des jeunes filles viennent me dire "Ah ! tu nous as donné de l'espoir", tant mieux, mais ça m'étonne toujours, parce que les chefs des groupements les plus fortement politisés me font au contraire, à ce sujet, de violents reproches : pessimisme, manque d'enthousiasme révolutionnaire, etc ...
D.C.- Oui, mais à travers ce "pessimisme" qui tient à une vision lucide de la situation actuelle, on sent dans ton chant une énergie ... On a l'impression que les choses que tu dénonces peuvent changer.
C.M.- Ça doit être ça ...
F.T.- Les gens n'ont pas l'habitude d'entendre quelqu'un chanter comme ça. Et ils se disent ; "Merde ! On va peut-être sortir du tunnel ! "
D.C.- Quand tu chantes, Colette, est-ce en premier lieu pour satisfaire un besoin de t'exprimer ou penses-tu toujours avant tout à un but ?
C.M.- Possédant ce que l'on appelle une "voix", je souhaite que celle-ci serve à quelque chose. Qu'elle serve à retransmettre ce que j'ai pu entendre dire par des groupes de gens, des collectivités. J'écoute et j'écris ce qu'ils disent ... Je suis forcément sélective puisque cela passe par moi, mais enfin, j'essaie de traduire d'exprimer ce qu'ont dit un ensemble de gens : des ouvriers, les Panthers, etc … Ceci dit, il ne faut pas que je me limite en allant jusqu'à ne plus prendre le plaisir dont j'ai besoin. C'est de trouver l'équilibre. J'ai choisi de procéder de cette façon car mes sentiments personnels - j'ai mal au pied, j'ai mal à la tête, j'aime untel qui m'a quittée ou je ne sais quoi ...-me paraissent d'un intérêt fort restreint...
F.T.- Sans compter que généralement, ce ne sont même pas les problèmes des gens qui chantent ce genre de choses. Ce sont des trucs complètement "bidons" ...
C.M.- Je dois dire que si je chantais mes problèmes personnels, ce ne serait pas gai ! La salle en larmes… "Pleurons mes frères…" (rires).
D.C.- Que t’a apporté, finalement, l’expérience avec François ?
C.M.- Cela m’a permis de me rendre compte que, grâce à une collaboration, grâce à d’autres formes musicales, je pourrais exprimer plus de choses, développer davantage ce que j’ai entendu dire et que je veux retransmettre. Par exemple, c’était intéressant de développer un sujet pendant une vingtaine de minutes, d’une façon plus ample que dans une chanson. Même si par certains côtés, nous ne sommes pas absolument satisfaits de ce que nous avons fait. Je préfère quelque chose d’imparfait mais intéressant à quelque chose de bien foutu mais ne débouchant sur rien.
D.C.- Et toi. François, que t'a apporté cette expérience ?
F.T.- Cela m'a intéressé pour plusieurs raisons. En général, les conditions dans lesquelles je joue me gênent (je suis d'ailleurs en train de monter un orchestre auquel les gens pourront se mêler : ils danseront, ils feront quelque chose, ils ne viendront pas seulement écouter et la musique aura un rôle plus intéressant que dans les concerts, mais la, j'aborde un autre problème. Ce qui était intéressant avec Colette, c'était de pouvoir faire une musique qui supporte quelque chose. Une voix. Une voix disant aux gens quelque chose de précis. J'ai eu très rarement l'occasion de faire un tel travail : une chose précise que l'on met au point, ou l'on répète. De par la forme de la musique que j'ai jouée jusqu'ici – une musique  qui change tout le temps - je ne pense pas être a priori des plus adroits pour ce genre de travail, mais cela m'intéresse. Et puis, avec Colette, on peut toucher beaucoup de gens, on a vraiment un impact, on n'a pas l'impression de jouer devant les 300 ou 400 amateurs habituels de Paris. On sort d'un milieu un peu snob pour entrer dans un milieu plus large : là, la musique remplit un rôle social plus important.
D.C.- Une question : penses-tu que la musique seule, c’est-à-dire sans la moindre parole, puisse avoir l’impact dont tu parles ?
F.T.- A mon avis, ce qu'il faut avant tout, c'est essayé de faire une musique populaire, susceptible d'être comprise par les gens. Le problème d'une musique ayant une signification directe, on peut en parler pendant des heures et s'y noyer. Il est difficile de dire, par exemple, que la musique de Mozart reflète l'esprit noble, aristocratique, ou que la musique d'Aretha Franklin reflète l'esprit populaire. Par contre la marche "Tiens, voila du boudin" reflète une idéologie colonialiste, ça c'est clair pour tout le monde ... Tandis que Ia musique de l'Opéra de Pékin reflète vraiment une idéologie révolutionnaire. Je ne pense pas qu'il puisse y avoir de double sens.
D.C.- Personnellement, je n'en suis pas si sûr, pour des oreilles occidentales tout au moins. Mais je pense tout de même avec toi - bien que je sache que cela soit contesté - que l'on peut percevoir assez facilement, même sans être prévenu, ce qui anime certaines expressions - limites telles que le free jazz afro-américain. Certes, on ne saurait forcément discerner à l'écoute si celui qui le joue est un "Black Muslim", un "Black Power" nationaliste ou un  "Black Panther" marxiste-léniniste mais on sent bien qu'il veut que quelque chose change. Personne n'a jamais pensé - les détracteurs du free jazz encore moins  que les autres - qu'il s'agissait de renforcer un ordre établi ...
F.T.- De toutes façons, c'est le peuple qui est ou oui n’est pas révolutionnaire, ce n'est jamais la musique. La musique, on peut seulement l’utiliser dans un sens ou dans un autre, pour que "ça bouge" ...
D.C.- Et son impact n'est pas immuable. Il n'est valable qu'à une époque donnée, dans un contexte donné ...
F.T.- J'en ai l'impression, oui.
D.C.- Colette, avant d'avoir rencontré François, connaissais-tu le free jazz ?
C.M.- Non, parce que, de toutes façons, j'écoute très peu de disques, je n'ai aucune culture musicale.  J'écoute ce qui vient, à moi. François m’a fait découvrir Eric Dolphy, Coltrane, Albert Ayler, le "Libération Music Orchestra" de Charlie Haden, sans oublier le "Freedom Now" d'Abbey Lincoln qu'il m'a fait entendre au début de notre rencontre, vers 1965-66.
D.C.- As-tu écouté Elaine Brown (1) ?
C.M.- Oui, et je travaille d'ailleurs actuellement l'hymne du Black Panthers Party qu’elle a composé. Je veux qu'il figure sur mon prochain disque. J'y tiens. Je le travaillerai "mécaniquement", bien que cela paraisse aberrant à François. C’est ma lacune, je n'ai pas immédiatement le sens de la mesure, du tempo, je n’ai le sens de rien …
F.T.- Ce n'est pas vrai !
C.M.- Je dois avoir un sens quelconque mais pas celui-là, aussi je le travaillerai mécaniquement – 1-2-3, 1-2-3, 1-2-3,... - pendant au moins quinze jours afin d'être ensuite un peu plus libre pour l'interprétation.
D.C.- Colette, peux-tu nous parler maintenant de ce que tu as fait dans la rue, dans des manifestations ?
C.M.- François parlait tout à l'heure des utilisations possibles de la musique. On m’a demandé de chanter à la manif du 1er mai. Moi, j'ai plutôt l'habitude de me produire en salle. Bon, je vais à ce 1er mai chanter sur un camion. Au programme "artistique", il y avait les gars du Joint Français, moi et puis un groupe pop. Eh bien, j’ai trouvé que le mieux, c'était les gars du Joint : gais, sympas, détendus, et ils chantaient vraiment vachement bien plus ! Moi, j'ai chanté deux chansons, "Saint-Nazaire" et "Répression", seulement accompagnée par Beb Guérin à la basse, et j’ai trouvé que c’était petit, petit … Peut-être moins "Répression", à cause du rythme Klang ! Klang ! … Mais je me suis dit que pour des manifestations, il fallait d’autres sortes de chansons. Cela m'avait déjà frappée un jour que j’avais chanté sur la place d'un marché pour le Vietnam : à ma surprise, personne ne semblait s’étonner que quelqu'un chante dans la rue et les gens ne se sont arrêtés que pour "Bura-Bura", une chanson qui est loin d'être classique ! ... Tu sais, le poissonnier disait : "Fermez votre gueule, vous m'empêchez de parler avec mes clients ! " mais, Dieu merci, le marchand de bonbons m'encourageait : "Bravo ! Bravo ! Continuez…" … Ceci dit, si j'envisage de chanter à nouveau dans les marchés ou dans une manifestation, je procéderai autrement. Il y a le bruit de la foule ... non pas que je veuille le couvrir, mais je me demande toujours ; est-ce que l'on m'entend ? C'était sympa, ce que faisaient les gars du Joint, avec les tambours, alertes, chantant sans complexe et fort bien ! ...
F.T.- Tes chansons sont très travaillées, il faut vraiment écouter. Il faudrait peut-être seulement quelques notes, quelques mots... que ce soit encore plus direct.
C.M.- Il y a une forme à trouver, c’est sûr.
D.C.- Cette modestie, cette insatisfaction me surprend car enfin, le 1er  mai, les réactions des gens étaient très bonnes.
F.T.- Ils n'ont d'ailleurs pas compris pourquoi Colette n'a chanté que deux chansons.
C.M.- Ah bon ! Parce que moi, j’étais dans un brouillard terrible … Mais tout de même, il faudrait que ce que je chante soit encore plus clair.
F-T.- Quand tu chantes, on ne comprend pas toutes les paroles mais ça "passe" quand même très bien. Et puis, comme je le disais tout à l’heure, il y a le disque. Tes disques se vendent bien, justement parce que les gens ont envie d'entendre tes chansons plusieurs fois.
C.M.- Au Chant du Monde, on m'a raconté qu'un type était venu et qu'il connaissait par cœur les paroles des "Panthers". Moi, ça fait au moins trente fois que je les chante et j'ai un mal fou à les savoir par cœur, il a dû se le passer, le disque, le gars ! ...
F.T.- Ça doit bien marcher, ce disque.
C.M.- Eh bien, ils m'ont fait une belle pochette glacée. Ils doivent en vendre ...
D.C.- Quels sont tes projets immédiats ?
C.M.- Un truc sur Pennaroya. J'y suis allée après la grève avec Beb Guérin et je les ai rencontrés. On a bouffé le couscous, on a chanté, on a dansé. J'ai ramené une bande et des documents. Un copain arabe me traduit tout ce qu’ils racontent sur le déroulement de la grève et c’est là-dessus que je travaille en ce moment. Je sais ce que j'ai envie de faire mais je ne sais pas encore de quelle façon ... Et puis je vais enregistrer l'hymne des Panthères. Enfin, il y a mon opéra sur "La Pintade" de Beckett, à partir de "La Pintade". J’y travaille depuis trois ans et je n'arrive pas à le terminer. Je dis "un opéra", c'est un terme un peu prétentieux, je veux dire : un long truc. Ca peut paraître idiot de parler de minutage, mais j'étais contente de faire "Les Panthers" qui durait une vingtaine de minutes. Disons que ce serait un truc d’une heure et demi sur un sujet et je ne sais pas si j'en serai capable. C'est une ambition, disons ...

(1) Membre du Comité Central du Black Panthers Party. Son disque "Seize the time" n'a pas été édité en France.
 
 
 

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Published by Pierre Crépon - dans Interview
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