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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 08:24

Article paru dans Mediabask :

Le Marseillais Pierre Prouvèze s’est submergé dans les recherches autour de la chanson chantée par Colette Magny “Camarade curé”. Une mélodie écrite à partir du chant “Ez, ez dut nahi” qui témoigne de la répression subie par l’Eglise basque au moment du franquisme. Le film qui recueille cette histoire sera projeté jeudi 17 janvier à Saint-Jean-de-Luz.

Un basque de cœur. C’est ainsi que se définit le Marseillais Pierre Prouvèze, réalisateur du film "Camarade-curé / Ez ez dut nahi". Une production qui retrace l’origine de la chanson "Camarade-curé", reprise par la militante de gauche Colette Magny. Une enquête l'a amené à découvrir la relation entre ce chant et celui des années 1970, écrit par Iñaki Lekuona, "Ez, ez dut nahi". Le film qui rassemble des témoignages sur l’origine de la chanson sera uniquement projeté ce jeudi 17 janvier, à 19h, au cinéma Le Sélect de Saint-Jean-de-Luz.

Pierre Prouvèze se trouvait dans un théâtre de Marseille lorsqu’il a entendu pour la première fois la chanson de Colette Magny. Une chanson qui, selon lui, n’a pas trouvé d’assentiment dans la société et "n’a pas été chantée assez suffisamment autant qu’elle le méritait".

C’est pour cela qu'arrivé au Pays Basque, il a demandé de l’aide à l’Institut culturel basque qui a joué un rôle de facilitateur. La structure l'a mis en relation avec l’aumonier Mikel Epalza et le bertsolari Xabier Amuriza.

La chanson "Ez, ez dut nahi" est le témoin de l'action de 60 curés basques en 1968 au séminaire de Derio, en Bizkaia. Ces acteurs en faveur de la libération sociale et culturelle, comme les définit Mikel Epalza, s’étaient enfermés dans le bâtiment, tant que Rome ne réagirait pas. Il ne s’agissait pas de leur première mobilisation, puisqu’une lettre avait déjà été envoyée au Vatican pour demander le respect du peuple basque et dénoncer la répression franquiste.

Peu d’archives et d'images existent sur ces faits. Dans son film, Pierre Prouvèze a recueilli, entre autres, les explications des enfants d’Iñaki Lekuona, Aritz et Oihana Lekuona. Il expose également des photos de la présentation du film qui avait eu lieu l’année dernière à Cambo-les-Bains, lors d’une soirée de soutien aux prisonniers basques et à leurs familles. Un rendez-vous qui n’était pas anodin, puisque le réalisateur leur a "volontairement" dédié ce film. Des œuvres de la prisonnière de Cambo, Lorentxa Beyrie, sont également montrées durant la projection.

 

 

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