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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 09:49

Les Nuits de France Culture - 02/03/2015

"Dans la famille coup de poing, Ferré c'est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils et moi la mère", ainsi se décrivait Colette Magny. C'est pourtant tout en douceur, tendresse et mélancolie qu'elle était apparue à l'orée des années 60 avec son seul grand succès public, "Melocoton". Une chanson qui a traversé la moitié d'un siècle et semble là pour longtemps encore. Colette Magny chantait le blues, elle chantait sa poésie, Victor Hugo, Rimbaud, Rilke, et Aragon et aussi Guevara, Héraclite, Louise Labé, Platon et bien d'autres. Elle chantait des ballades, la révolution, le tiers-monde, les déshérités, les minorités. "C'était une grande, elle a choisi une voie originale, à elle, un peu en dehors de la chanson française" disait d'elle Jean Ferrat. En dehors de la chanson française, il n'est pas sûr que Colette Magny y ait été de sa volonté. On peut même dire qu'on l'y aura un peu poussée. Pas souvent bienvenue sur les radios ou à la télévision. Était-elle de trop ou simplement en trop ? Trop forte, trop grave, trop révoltée, trop en colère ? Sans doute. Oui, trop exigeante, trop intransigeante. En 1988, David Jisse, pour Opus, prenait des nouvelles d'une voix déjà un peu oubliée, celle de Melocoton, qui disait "si on ne me laisse pas chanter ce que je veux, je préfère me taire".

Rediffusion de l'émission Opus - Colette Magny de 1988 : cliquez ici

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Published by Claude Richard
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